Gestion de la ville de Bamako : Le mérite non reconnu du maire Adama Sangaré

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Dure, dure d’être maire du district de Bamako car, en dépit d’innombrables efforts fournis par le maire du district, l’épée de Damoclès demeure sur sa tête, s’agissant de l’assainissement et de la sécurité de la ville.

Après la traditionnelle présentation de vœux à Koulouba, le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, a rencontré les notables des familles fondatrices de Bamako : Dravé, Niaré et Touré pour échanger leurs vœux. Après une minute de silence en la mémoire  de feu chef Modibo Niaré récemment arraché à l’affection des siens, les familles ont prodigué bénédictions et vœux à l’adresse du maire central et son équipe.  Désireux d’accompagner le maire dans sa mission régalienne, les Dravé, Niaré et Touré l’ont invité  à les rejoindre dans leurs vestibules pour discuter des  questions de l’assainissement et l’insécurité et autres enfin de redorer l’image  de la ville des 3  caïmans. Une invite que s’est empressé d’accepter  le maire Adama Sangaré pour qui les jours  semblent  assombris  par les nombreuses embûches obstruant son chemin pour la plénitude de sa mission.  Le maire a été récemment interpellé  sur ces questions comme s’il n’en  résultait que  de son incompétence ou  de sa seule responsabilité.  Ce qui d’ailleurs a amené le maire central a recommandé  l’accompagnement des familles fondatrices  pour résoudre tant l’épineuse question sécuritaire du district que sa salubrité. Le Maire du district  a également sollicité l’appui des notabilités pour mieux faire assimiler le contenant de la démocratie à nos concitoyens  pour débaucher sur un civisme intégral.

En effet, comme le dit un vieil adage, «la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a !», et tout maire central  que l’on soit ne peut que constater avec dépit ses limites  face aux problématiques  dont la solution requiert l’implication effective d’autres responsables.  Les textes de la  décentralisation octroient l’autonomie à chaque maire à gérer sa commune  sans compter qu’ils relèvent du gouverneur, donc   ne répondant pas au  maire du district  qui est sous la tutelle du ministre. Aussi, devient-il aberrant de  tenir le maire central  responsable des disfonctionnements constatés dans quelle que commune qu’il soit au constat des limites de son pouvoir.  S’agissant de la problématique  de l’assainissement de la ville, Adama Sangaré notera que les innombrables requêtes  émises par la mairie auprès de l’Etat  afin d’être  dotée  de matériels d’assainissement se sont soldées en échec.  Et pour couronner le tout,  l’Etat  a chargé   une société étrangère (Ozone) pour assainir la ville à travers la signature d’une convention. Les Bamakois assistent actuellement à l’arrêt des  travaux d’assainissement de ladite  société,  faute de payement des salaires des agents. Un frais dont il est, par ailleurs, demandé à la maire centrale de s’en charger, il s’agit évidemment de 9 milliards de F Cfa, sachant que  la mairie suivant la loi relative du code des collectivités  devrait bénéficier d’une subvention étatique  n’en a point reçu jusque-là.  Outre cet aspect, il faut considérer les difficultés liées à l’accès à  la décharge de Noumoubougou, espace prévu pour le dépôt des ordures. Qui se caractérise par des chemins tortueux, impraticables pour les véhicules de décharge.

A en citer que ces problèmes, les difficultés liées à la bonne réalisation des  missions du premier responsable de la mairie du district sont énormes, autant solliciter l’aide extérieure au risque de voir ses efforts ignorés comme une sudation sous la pluie comme le dit le dicton. Et ce qu’a voulu faire le maire Adama Sangaré en sollicitant l’implication des familles fondatrices, Touré, Dravé, Niaré pour redresser la cité.

Khadydiatou SANOGO

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