Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Kaboré plaide la cause du G5 Sahel

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Dix jours après le sommet extraordinaire de la Cédéao à Ouagadougou, une nouvelle réunion de chefs d’État ouest-africains doit se tenir à New York ce mercredi autour de la situation au Mali et dans le Sahel. Mardi 24 septembre, à la tribune des Nations unies, le président burkinabè a résumé les attentes de ses homologues.

Lors de la réunion de ce mercredi seront également présents le secrétaire général de l’ONU, le président de la Commission de l’Union africaine, mais aussi les ministres des Affaires étrangères français et algérien, ainsi que la Haute représentante de la diplomatie européenne.

En prélude à cette réunion, mardi, au cours de son intervention devant l’Assemblée générale des Nations unies, Roch Marc Christian Kaboré, en tant que président en exercice du G5 Sahel, est revenu sur les attentes des chefs d’État ouest-africains.

Financement

Le grand projet de coopération sécuritaire régionale dans le Sahel n’avance qu’à petits pas, et d’abord parce que son financement est laborieux. La réunion de mercredi à New York abordera une nouvelle fois la question, sans aucun doute. C’est le sens de l’appel répété du président Kaboré devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« Je renouvelle mon appel à la solidarité bilatérale internationale afin de doter la force conjointe du G5 Sahel d’équipement et de ressources financières prévisibles et pérennes. Les deux piliers, sécurité et développement, sont nécessaires pour la stabilité de la région. »

Le président burkinabè a également fait savoir qu’un consensus entre chefs d’État s’était dégagé lors dusommet de Ouagadougou le 14 septembre dernier. Pour eux, le Conseil de sécurité doit revoir le mandat de l’opération de maintien de la paix au Mali, la Minusma, ainsi que celui de la force conjointe du G5 Sahel.

L’équation libyenne

Roch Marc Christian Kaboré a profité de la tribune pour rappeler que la dégradation de la situation dans la région avait une origine bien connue. « Je voudrais rappeler que la persistance de la crise sécuritaire dans l’espace des pays du G5 Sahel est la conséquence directe de la déstructuration de l’État libyen. J’interpelle donc la communauté internationale à se mobiliser pour trouver une solution de paix durable dans ce pays, car le règlement de la crise sécuritaire dans nos pays passe par la paix en Libye. »

D’ailleurs, il a ajouté que l’Union africaine devrait désormais être plus étroitement impliquée, en faisant la demande officielle de nomination d’un envoyé spécial conjoint ONU-UA pour la Libye. Sera-t-il entendu ? Une réunion internationale autour du conflit libyen se tiendra en tout cas jeudi à New York, à l’initiative de la France et de l’Italie.

Par RFI Publié le 25-09-2019

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