Hommage à Hamidou Cissé : A Dieu chef !

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« A Dieu nous appartenons et vers Dieu nous retournerons », dit un adage qui est encore plus spécifié : « Tout âme goutera la morte ». Notre chef et  collaborateur Hamidou Cissé, directeur de publication des journaux « Le Jour », « Dabaliban » et « Fanion », nous a quitté, le 12 janvier 2019, des suites d’une courte maladie à l’hôpital Gabriel Touré. Les obsèques ont eu lieu le lendemain à 16 heures à Bacodjicoroni Golf à côté de la mosquée Wamy. A sa famille éprouvée, la rédaction du journal « Le Rayon » présente ses condoléances émues et prient pour le repos éternel de son âme.

Nul n’échappe à son destin. Dieu l’omnipotent, omniscient et omniprésent a décidé, le samedi 12 janvier 2019, de prendre votre âme.

Vous avez commencé le plus long voyage qui attend tout le monde sur terre.

Chef, vous êtes parti à jamais, sous entendant que je ne vous verrai plus chaque mardi matin, comme il était de coutume, pour boucler le journal. Oui, vous êtes parti à jamais car vous ne répondrez plus à mes messages de chaque samedi, après la situation des journaux chez Babouya, notre distributeur.

Vous êtes parti à jamais car vous ne me donnerez plus l’argent pour payer les autres collaborateurs à la fin du mois.

Vous êtes parti à jamais car vous ne me donnerez plus des factures à déposer chez nos partenaires.

Vous êtes parti à jamais, car vous ne me donnerez plus des invitations des activités à couvrir.

Vous êtes parti à jamais, car nos promesses prises, après la création de mon journal ne se réaliseront plus.

Tes collaborateurs seront, sans doute, nostalgique du sucre et de la viande que vous leurs donneriez comme bonus pour passer d’agréables mois de ramadan et de fêtes d’Aïd el-Fitr. Tout comme il en était coutume les sommes « d’argent de poche » pour les fêtes de Ramadan et de Tabaski. Chef, je témoigne simplement que vous étiez d’une générosité incommensurable. Nous sommes triste mais c’est la vie : personne ne peut contre la volonté d’Allah. Sinon, nous avions envisagé tous les scénarios possibles de développement des organes qui te sont chers. Je dis tout, sauf ce voyage inattendu.

Hamidou Cissé et moi avions commencé à collaborer, en 2013 lorsque j’avais entrepris de faire le stage dans ses journaux Dabaliban et Le Jour. La première rencontre eut lieu devant la Maison de la presse. Il m’a trouvé arrêter dans le parking ; je me suis présenté à lui et exprimé mes intentions. De ce jour jusqu’à son dernier souffle, on a travaillé ensemble dans une absolue atmosphère d’entente et de compréhension mutuelle. Entre lui et moi, ce fut la confiance et le respect mutuel. Mais aussi de la fidélité, même après le lancement de mon journal en septembre 2018. Il y a des années qu’il m’avait confié plusieurs responsabilités dont le bouclage du journal Le jour et d’autres tâches internes. J’étais parmi ses hommes de confiance et ses conseils pour la bonne tenue de la vie sur terre me restent gravés en mémoire.

Hamidou était un homme profondément sociable. Notre dernière conversation à moins de 24 heures avant son décès. Ce fut un échange (appel) téléphonique. Il m’avait rassuré qu’il y avait du mieux, et encouragé à persévérer dans le travail. Je n’avais jamais compris qu’il s’agissait de message d’adieu.

Ainsi va la vie. Dors en paix chef !

Mody Gandega

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