Karim et Billal Ag Chérif ; Du glamour à la sauce politique malienne

29 Juin 2016 - 00:58
Mis à jour: 10 ans
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Karim et Billal Ag Chérif ; Du glamour à la sauce politique malienne
L’honorable Karim Kéita familiarise avec Bilal Ag Achérif
Karim, le Fils présidentiel, pose avec le chef rebelle, Billal Ag Chérif. Ce n’est bien sûr pas la Une de Play Boy, mais ça n’en est pas loin, du moins sur un autre plan. Plus le temps passe, plus nous constatons amèrement qu’aucun enseignement n’a été tiré des nombreux événements douloureux. Les autorités continuent visiblement de se leurrer en pensant qu’une opération de charme, de séduction ou de sape des militaires est de nature à ramener les éternels rebelles à de meilleurs sentiments. On a beau fuir la réalité, elle finira par vous rattraper. En s’affichant ainsi avec un chef rebelle, Karim compte engranger quelque bénéfice politique (lui, qu’on prépare activement pour la postérité), d’autant plus que le moment s’y prête avec la signature, après l’Accord d’Alger, du nouveau concept en date, «le Protocole d’entente». On aura tout vu, tout entendu, à cause de notre manque de courage. Avenir de la nation La ‘’Poutimania’’ de retour L’idée avait été lancée, il y a quelques mois de cela, de recueillir suffisamment  de signatures en faveur de l’intervention de la Russie dans la crise malienne. On croyait la flamme éteinte, mais voilà que le mouvement ‘’An tôrô la’’ refait surface, plus que jamais décidé à solliciter les services du ‘’peu souriant’’ Poutine. Selon Bamadou Niaré de ce mouvement, la puissance de Poutine ne se fait pas dire. La Syrie est l’exemple patent. Ce qui plaît chez Poutine, a-t-il expliqué sur Radio Nièta, c’est son manque d’hypocrisie : «Il est avec toi ou il ne l’est pas». Mais, le mouvement de préciser qu’il ne s’en prend à personne, à aucun  autre partenaire. Il souhaite tout simplement le soutien supplémentaire de la Russie de Poutine. Il compte donc recueillir quelque 8 millions de signatures afin de décider Poutine à voler au secours d’un pays avec lequel il partage une longue histoire datant du premier président du Mali indépendant, Modibo Keïta ; d’un pays qui a déjà été beaucoup assisté d’abord par l’URSS (armement, infrastructures sportives et universitaires, coopération en matière d’éducation : de nombreux professeurs soviétiques enseignaient au Mali, formation de nombreux cadres…) puis, par la Russie. Tout cela est vrai, mais le problème est que la France est là, plus présente que jamais. Et tant que cela est, il ne faut pas se leurrer, Koulouba n’osera jamais franchir le pas. Sauf s’il est contraint par le peuple (ce qui est peu probable) à travers les signatures que ‘’An tôrô la’’ cherche à recueillir. Dans tous les cas, le mouvement aura joué son rôle jusqu’au bout, l’essentiel étant de faire ce qu’on a à faire, avant de se  soucier de s’occuper des autres, de ce qu’ils doivent faire. Enseignement supérieur Après l’I.U.G., le CEN-SNESUP Le Comité exécutif national du SNESUP a déposé un préavis de grève de 48 heures (29-30 juin) pour obliger le gouvernement à solutionner la crise à l’Institut Universitaire de Gestion (I.U.G). Il réclame aussi la démission du ministre, Me Mountaga Tall, et de son Recteur, Samba Diallo. Cette grève, si elle a lieu, concernera tout l’Enseignement supérieur, de même que le secteur de la Recherche scientifique qui forme le même syndicat. Mais, au-delà de l’I.U.G., Me Tall pourrait avoir fort à faire avec le CEN-SNESUP qui n’est pas satisfait, par ailleurs, du rythme de gestion des dossiers relatifs au protocole d’accord signé, il y a cinq mois, entre les deux parties. Et qui, selon le CEN, n’ont enregistré aucune avancée. Il ne serait donc pas étonnant que les prochains mois soient mouvementés dans les milieux universitaires et de la recherche. Administration de Kidal Arrêtons le bluff ! Oui, le bluff a assez duré et il faut arrêter de dilapider l’argent du contribuable en procédant à la nomination de cadres qui ne vont peut-être jamais fouler le sol de Kidal. À côté des décideurs, l’ORTM est là pour amuser la galerie en diffusant des reportages réalisés sur le sol de Gao avec des responsables censés servir à Kidal. Quelle farce ! Si nous n’avons pas les capacités de nous rendre à Kidal, autant rester à Bamako et gérer les supposées affaires à travers le gouverneur de Gao. Il ne sert à rien de déployer toute une administration inutilement. Ce n’est pas ainsi qu’on récupérera Kidal. Rassemblés par la Rédaction

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Commentaires (57)

User
KISSINGER
KISSINGER 10 ans
Moi je n’arrive vraiment pas à comprendre des choses; nous disons qu’il faut les accords de paix puisse être appliqué. Les acteurs ont décidé de se réunir un an après pour lever les points de blocages et c’est ce moment que des personnes choisissent pour dire Djéri maïga a fait ci, bilal ag chérif à fait ça. On ne peut vouloir une chose et son contraire.
L\'ENIGMATIQUE
L\'ENIGMATIQUE 10 ans
Il faut vraiment que nous puissions laisser de côté tout ce qui a pu se passer et accompagner les accords de paix pour que nous puissions aller à la paix. Ces personnes ont pu commettre des actes répréhensibles, mais nous ne devons pas utiliser cela pour compromettre le processus de paix. Comme les textes des accords de paix le stipulent après la mise en œuvre des accords de paix, les personnes qui auront posées des actes répréhensibles devront en répondre devant la justice. SVP donc ne compromettons pas les accords de paix.
MALI DAMBE
MALI DAMBE 10 ans
Merci Karim pour cette belle image de paix que tu montres afin que les autres puissent suivre comme exemple afin de faire la paix autour pour que le pays aussi puisse connaitre la paix. Ceux qui y voient un inconvénient ne sont que des ennemis de la paix.
SERGESS L\'INCORRUPTIBLE
SERGESS L\'INCORRUPTIBLE 10 ans
Ce genre d’actions sont de nature vraiment à créer un climat de rapprochement et de confiance entre les différents acteurs de la crise de notre pays. Il faut donc saluer l’honorable Karim Kéïta pour cette maturité.
L\'OEIL DE BAMAKO
L\'OEIL DE BAMAKO 10 ans
Nous crions sur tous les toits à tout bout de champ que nous voulons la paix. Et quand des actions sont posées dans ce sens; on s’en offusque. Dans ce cas; qu’est ce que nous voulons au juste? Si nous voulons aller à la paix; il faut que nous nous y engagions. Si nous ne voulons pas aussi; il faut le dire de façon claire. Pourquoi ce double jeu.
noel@
noel@ 10 ans
Si nous avons du retard dans la mise en place de l'accord c'est à cause de vous les journaleux qui voyez le mal en tout. Le jeune Karim est un leaders qui est plus conscient de la situation du pays que vous. Il connait la difficile condition de vie et de travail de nos forces de sécurité. Bande d'ignares
mawata
mawata 10 ans
la paix demande des concessions donc si Karim familiarise avec les ennemis d'hier cela montre que le dialogue doit primer sur les armes. Alors vous pouvez dire ce que vous voulez l'honorable sert son pays et notre pays a besoin de paix pour se développer.
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