Sauver les Halles de Bamako

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Les Halles Félix Houphouët Boigny ressemblent à s’y méprendre à une porcherie. Où l’on est étouffé par des odeurs nauséabondes au fur et à mesure que l’on s’y approche. L’atmosphère de la rue des vendeurs de poissons est quasiment irrespirable. Ne parlons pas de ces fameux cartons de poissons vides jetés ça et là sur le passage, tout comme les tripes, écailles de poissons et les eaux usées.

Après une fine pluie, la voie traversant cette partie du marché devient impraticable. Pourtant, elle débouche directement sur la mosquée qui refuse du monde pendant la prière de vendredi. Malheureusement ni la commission de gestion des Halles  ni les fidèles n’ont daigné penser une seconde à refaire cette rue. Il est impératif que le comité de gestion des Halles se réveille pour reprendre carrément cette voie.

Le ministre du Commerce et son collègue de l’Environnement sont interpellés. C’est honteux qu’un marché à la dimension des halles de Bamako présente de tels spectacles où la saleté le  dispute au désordre. Cette réalisation inaugurée en 2002 et baptisée Félix Houphouët Boigny n’a jamais pu être le centre commercial le plus moderne du pays voulu par le panafricaniste Konaré.

Elle arrête après… plus de 30 ans !

Depuis les premières heures de l’occupation de Kalabancoura ACI elle vend des galettes au bord de la rue appelée «Noumoukè ka goudroni». Elle a rangé pour le moment la louche. Et pour cause ?

Les difficultés attribuées à la vie chère, dont l’augmentation de prix de la matière première composée de mil ou riz et d’huile ont eu raison de la volonté de cette brave dame qui exerce ce petit commerce depuis plus de 30 ans. Ne parvenant plus à en tirer le moindre profit, elle a arrêté son commerce. Un coup dur pour elle mais aussi pour ses clients qui formaient une longue file d’attente très tôt le matin.

La Croix-Rouge endeuillée !

Le 1er juin dernier, deux travailleurs humanitaires ont trouvé la mort dans une attaque perpétrée par des hommes armés dans la région de Kayes. Dans un communiqué en date du 02 juin, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a condamné fermement cette attaque. Selon le communiqué, les travailleurs humanitaires rentraient d’une visite de terrain à Kayes lorsque leur véhicule a été attaqué. Deux autres membres de l’équipe ont survécu et sont profondément affectés par ce drame. La voie empruntée par les travailleurs humanitaires était considérée comme relativement sûre. L’une des victimes était un membre de la Croix-Rouge néerlandaise et l’autre, un employé de la Croix-Rouge malienne. Les travailleurs humanitaires ne doivent pas être pris pour cibles, affirme le même communiqué.

 

Condoléances 

Suite au rappel à Dieu le jeudi 02 juin 2022 de Fodé Diakité, beau-frère de Sory Haïdara, le personnel de ‘’Le Challenger’’, adresse ses sincères condoléances à la famille Diakité à Hamdallaye.

Que la terre lui soit légère !

Remerciements

La famille Diakité à Hamdallaye remercie toutes et tous ceux qui, de loin ou de près, ont compati à leur douleur suite au décès le jeudi 02 juin 2022 de leur frère, beau-frère, ami et collaborateur, Fodé Diakité, agent à Maliplaque.

Les obsèques ont eu lieu le lendemain vendredi 3 juin 2022 au cimetière d’Hamdallaye.

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1 commentaire

  1. Les Halles de Bamako un vrai scandale. La Mairie du District n’y est pas étrangère ; elle qui a affecté à des opérateurs économiques l’espace initialement destiné au parking des véhicules. Ceux-ci y élevèrent des boutiques qui non seulement ont désorganisé la fluidité du trafic, ont concurrencé les Halles mêmes. D’aucuns disent que ces installations se trouvent aux dessus du réseau de distribution d’eau desservant Yirimadio. Imaginez la suite.
    On ne peut pas mettre tout ça sur le compte de la cupidité ; la désaffection pour le pays n’est pas à exclure.

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