Langues nationales : L’ORTM au cœur d’une crise identitaire
3 Avr 2015 - 21:43
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Sur le fond d’une crise nationale, le gouvernement malien dit vouloir apprêter les radio et télévision nationales à une mue jamais voulue auparavant. Il s’agit d’informer prioritairement en langues nationales, ce qui est un sujet pertinent pour un pays en mal de souveraineté. Mais le Mali demeure un Etat cosmopolite ayant du mal à assurer la survie de multiples ethnies jalouses de leurs identités. L’ORTM auquel est demandé de souder le tissu national arrivera-t-il à surmonter les obstacles d’une course mal partie?
Choguel Maïga, le ministre malien de la Communication, a raison de vouloir communiquer plus dans les langues vernaculaires. Mais il sait mieux que quiconque qu’au Mali ces langues accusent un retard spectaculaire dans la traduction des terminologies scientifiques. Le premier obstacle du challenge proposé à l’ORTM est ce retard terminologique des langues nationales restées presque immobiles depuis le 19è siècle.
On n’est loin de l’époque où la bicyclette a été baptisée « Nèkèsso ». Pourtant, malgré l’introduction des langues nationales dans le système éducatif malien il y a plus d’une décennie, l’enseignement des mathématiques, et autres sciences exactes, reste lié au français. Hors, en dehors du cadre académique, les terminologies scientifiques sont incontournables dans le vocabulaire moderne qui est celui des informations.
Les journalistes appelés à communiquer en langues nationales ne traduiront pas que «l’accord d’Alger». Il importe qu’ils sachent aussi se faire comprendre lorsque le sujet se rapporte à la «température» ou au «climat». Et les speakers bamanan de l’ORTM ont tout à fait raison de réclamer au gouvernement des possibilités de formation afin de se hisser à la hauteur du travail qui leur est demandé.
L’autre problème des langues nationales est d’ordre structurel, l’ORTM n’ayant pas les moyens de répondre à la demande de plusieurs auditoires à la fois. Le plus souvent, un doigt accusateur est pointé sur les médias d’Etat. En effet, la visibilité culturelle a toujours été évoquée en sourdine par tous ceux qui ont tenté faire sécession au Nord du Mali. D’ailleurs, un haut responsable Touareg disait un jour que jamais un numéro de l’émission «Terroir » n’a été enregistré à Kidal.
Par ailleurs, il suffit de voyager à l’intérieur du pays pour évaluer la profondeur du malaise de certains enfants de la République. En réalité, les ethnies du Mali cherchent à survivre dans un monde où les outils et les voix de communication réduisent les différences. La solution à ce problème viendra peut-être de la transformation des antennes de l’ORTM qui deviendraient des relais linguistiques en fonction de la zone d’implantation de chaque station régionale.
S T D Maliweb.net
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Sur le fond d’une crise nationale, le gouvernement malien dit vouloir apprêter les radio et télévision nationales à une mue jamais voulue auparavant. Il s’agit d’informer prioritairement en langues nationales, ce qui est un sujet pertinent pour un pays en mal de souveraineté. Mais le Mali demeure un Etat cosmopolite ayant du mal à assurer la survie de multiples ethnies jalouses de leurs identités. L’ORTM auquel est demandé de souder le tissu national arrivera-t-il à surmonter les obstacles d’une course mal partie?
Choguel Maïga, le ministre malien de la Communication, a raison de vouloir communiquer plus dans les langues vernaculaires. Mais il sait mieux que quiconque qu’au Mali ces langues accusent un retard spectaculaire dans la traduction des terminologies scientifiques. Le premier obstacle du challenge proposé à l’ORTM est ce retard terminologique des langues nationales restées presque immobiles depuis le 19è siècle.
On n’est loin de l’époque où la bicyclette a été baptisée « Nèkèsso ». Pourtant, malgré l’introduction des langues nationales dans le système éducatif malien il y a plus d’une décennie, l’enseignement des mathématiques, et autres sciences exactes, reste lié au français. Hors, en dehors du cadre académique, les terminologies scientifiques sont incontournables dans le vocabulaire moderne qui est celui des informations.
Les journalistes appelés à communiquer en langues nationales ne traduiront pas que «l’accord d’Alger». Il importe qu’ils sachent aussi se faire comprendre lorsque le sujet se rapporte à la «température» ou au «climat». Et les speakers bamanan de l’ORTM ont tout à fait raison de réclamer au gouvernement des possibilités de formation afin de se hisser à la hauteur du travail qui leur est demandé.
L’autre problème des langues nationales est d’ordre structurel, l’ORTM n’ayant pas les moyens de répondre à la demande de plusieurs auditoires à la fois. Le plus souvent, un doigt accusateur est pointé sur les médias d’Etat. En effet, la visibilité culturelle a toujours été évoquée en sourdine par tous ceux qui ont tenté faire sécession au Nord du Mali. D’ailleurs, un haut responsable Touareg disait un jour que jamais un numéro de l’émission «Terroir » n’a été enregistré à Kidal.
Par ailleurs, il suffit de voyager à l’intérieur du pays pour évaluer la profondeur du malaise de certains enfants de la République. En réalité, les ethnies du Mali cherchent à survivre dans un monde où les outils et les voix de communication réduisent les différences. La solution à ce problème viendra peut-être de la transformation des antennes de l’ORTM qui deviendraient des relais linguistiques en fonction de la zone d’implantation de chaque station régionale.
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SikassoNul11 ansRépondreLike (0) -
Gorko Pulloh@Madou: vous écrivez ceci: " Si l ortm veut la paix au mali il doit parle d une seul langue le bambara...." Madou tu es vraiment bête tu n'as pas encore compris que le Mali est un pay culturellement très diversifié. Tu n'as pas encore compris qu'au delà des problèmes de développement, que l'une des causes profondes de la rébellion est un rejetde l'impérialisme culturel mandingo bambara qu'on impose aux autres maliens depuis 1960? Il n'y a u'à aller dans les zones du Mali où c'est le pastoralisme qui domine et observer le comportement des forces dites de sécurité: gendarmes, policiers, soldats vis à vis des bergers peulhs par exemple. C'est le raket au quotidien. Ils se comportent comme en territoire conquis par leur barbarie et leur arrogance. Vous vous étonnez dès lors que ces populations adhèrent au MUJAO et consorts qui se comportent vis à vis d'eux de façon plus "civilisée" que la soldatesque mandingo bambara. Il est temps que vous revoyiez votre copie, que vous reconnaissiez la faillite de vos Etats claniques et tribalistes. Vous avez du chemin encore!!! Lisez: Gendarmerie territoriale de Boni : Une Brigade qui pille les populations sur http://malijet.com/les_faits_divers_au_mali/126524-gendarmerie-territoriale-de-boni-une-brigade-qui-pille-les-popul.html Vous étonnez ensuite que 5 petits bandits armés à moto aient mis en déroute ces maudits gendarmes il y 2 jours?11 ansRépondreLike (0)-
SikassoIbk Traitre lache11 ansLike (0)
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LE GENERAL SANOGOL'ORTM N'EST RIEN D'AUTRE QUE L'ORGANE DE PROPAGANDE DE LA PERSONNE QUI EST AU POUVOIR. IL FAUT PROBABLEMENT PENSER A' SA PRIVATISATION ET PERMETTRE AUX RADIOS PRIVE'ES... LOCALES DE PRENDRE LE RELAIS!!!11 ansRépondreLike (0)-
SikassoIbk Traitre lache11 ansLike (0)
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madouSi l ortm veut la paix au mali il doit parle d une seul langue le bambara comme en italie en espagne en angletere et france tu apprend ou tu es foutu11 ansRépondreLike (0)-
SikassoIbk Traitre lache11 ansLike (0)
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VOLKANUn article interessant car il suscite le debat autour d'un sujet important. 1- Le problème des terminologies est un faux problème. on n'est pas obligé surtout on doit pas chercher traduire tous les mots. Il ya des mots universaux qui sont utilisés par ttes les langues. il faut les garder surtout certains sont naturalisés sur le plan phonétique. Le français lui-meme tire ses terminologies soit du grec ou de l'anglais pour les mots recents 2- Langues nationales non evoluées? Il a fallu des siècles de recherche au français pour etre à ce niveau actuel. C'est un faux argument. Commençons à enseigner en LN. Les enfants doivent biensur apprendre le français et autres pour la communication internationale 3- Le français: langue d'union? Vieil argument colonialiste. Il faut vite revoir le statut des langues et leur donner une place importante dans la vie institutitionnelle (medias, ecole, assemblée nationale, etc...)11 ansRépondreLike (0)-
SikassoIbk Traitre lache11 ansLike (0)
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sony ali berBONNE IDEE/ VALORISONS NOS LANGUES POUR APPUYER NOTRE DEVELOPPEMENT ///SINON CE SERAIT TOUJOURS L?ECHEC////LE FRANCAIS POUR LES VOYAGES ET LES RENCONTRES INTER////////J?ENCOURAGE MR LE MINISTRE DE SAISIR L?OCCASION //C?EST BIENVENUE ET SALUTAIRE ////11 ansRépondreLike (0)-
SikassoIbk Traitre lache11 ansLike (0)
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