Première émission économique télévisée de l’ORTM : Le coup de pouce de SPIRIT McCANN pour valoriser les filières porteuses de croissance

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«Au cœur de l’économie malienne », ainsi s’intitule la nouvelle émission mensuelle télévisée initiée par l’agence de communication Spirit McCannn et l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali. Cette nouvelle émission entend devenir un espace de débats et d’échanges entre les acteurs du monde de l’économie au Mali.  Première émission du genre de l’ORTM, l’enregistrement du premier numéro s’est déroulé le jeudi 14 janvier 2016 au CICB et a porté sur le thème : «la filière bétail et viande : potentialités et perspectives». Ainsi, il ressort des débats que cette filière regorgerait de  beaucoup de potentialités qui n’attendent qu’à être exploitées pour le bien-être des maliens et de l’emploi.

 

A l’entame des débats, M. Bally Idrissa Sissoko et M. Sidi Dagnoko, respectivement premier responsable de l’ORTM et de l’Agence de Communication SPIRIT McCANN ont laissé entendre que l’objectif  d’une telle émission était d’instaurer une culture du débat économique avec plus de cadres de discussion entre acteurs du secteur privé et public. Ainsi pour le DG de l’ORTM, «le débat sur l’économie malienne, est quelque chose qui manquait à notre grille». Il indiquera que cette nouvelle émission permettra de diagnostiquer au mieux en mettant en exergue  tous les problèmes qui peuvent aider à la promotion économique du Mali.

Quant au manager de SPIRIT McCANN, M. Sidi Dagnoko, il a aussi souligné que cette émission permettra de mettre en avant la problématique économique, moteur de croissance, de création d’emplois et de richesses. «Nous avons déjà répertorié 23 filières économiques qui feront l’objet de débats dans les mois à venir» a-t-il laissé entendre.
Pour ce premier numéro, les présentateurs de l’émission  M. Sidiki Dembélé et Madame Nianian Aliou Traoré, tous des journalistes de l’ORTM, avaient invité 5 acteurs de la filière à savoir : M. Badou Soumounou, président du Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali, M. Idrissa Traoré, conseiller technique au Ministère de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, M. Aboubacar Bah, président de la Fédération des groupements interprofessionnels de la filière bétail et viande, M. Amadou Dembélé de la Direction nationale des productions et des industries animalières (DNPIA ) et M. Siriman Sacko de l’APCAM en qualité de consultant.

Les débats ont fait ressortir que le Mali reste le premier pays d’élevage de l’espace UEMOA avec quelques 25 millions d’ovins, 16 millions de bovins, 20 millions de caprins et 900.000 camelins. Avec ces chiffres, il est aussi le 2ième producteur de bétail de l’espace CEDEAO. Plus de 30% de Maliens tirent leurs revenus de la filière élevage. Les échanges ont également permis d’établir que l’élevage est le 3ème pilier de l’économie malienne et qu’environ 600 à 1000 têtes sont abattues chaque jour à Bamako pour la consommation domestique. Ainsi pour M. Aboubacar Bah, premier responsable des éleveurs du Mali, 35% du cheptel malien se trouve en Côte d’Ivoire du fait d’un manque de zones de pâturages et aussi d’une politique révolutionnaire de l’élevage au Mali.

Quant à M. Soumounou du Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali (REDECOMA), le malien ne mange pas la viande comme il faut dans la mesure où l’OMS souligne que chaque personne doit manger au moins 40 kilos de viande par an. Si l’on multiplie ainsi ce pourcentage au nombre de la population malienne, on réalise que le Mali est un pays « sous-viandé ». Pour sa part, M. Amadou Dembélé de la DNPIA a précisé que le Mali n’est pas doté d’abattoirs dignes de ce nom, car il n’y a pas assez d’investissements dans le secteur, d’où l’exportation des animaux sur pied. Quant au Conseiller technique, M. Idrissa Traoré, il a souhaité le passage de l’élevage extensif à l’élevage intensif. Selon lui, l’élevage au Mali n’est pas une mine d’or inexploitée, mais une mine de diamant mal exploitée. Avant d’ajouter que l’Etat seul ne peut pas développer le secteur. «Il faut un partenariat public-privé», a-t-il laissé entendre. Prenant la parole à son tour, le consultant Sacko a invité l’Etat et les producteurs à travailler en parfaite symbiose pour le développement du secteur.
Pour une promotion appropriée de la filière bétail et viande dans notre pays, tous les intervenants ont souhaité la conjugaison des efforts à tous les niveaux concernés : autorités, producteurs et consommateurs. L’engouement suscité autour de l’émission laisse croire que l’agence SPIRIT McCANN a bien fait d’initier un tel débat. Et c’est une première pour une agence de communication de s’investir ainsi dans la communication citoyenne au service de l’économie. Vivement donc le deuxième numéro de l’émission «Au cœur de l’Economie malienne» sur un autre pan de ce domaine au mois de février prochain.

Dieudonné Tembely

tembely@journalinfosept.com

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