Sécurité : Guerre ouverte entre les syndicats de la police et le Général M’Bemba Moussa Keita

1

A peine nommé, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le général M’Bemba Moussa Keïta est confronté à une grogne émanant de certains syndicats de la police.
En effet, le syndicat autonome de la police (SAP) a lancé un ultimatum au ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le chef du département de la sécurité est sommé de lever une suspension qu’il a infligée à un syndicaliste de la police, Bougouna Dembélé. Le général Keïta a jusqu’à ce lundi 17 août 2020 pour lever cette mesure.
Cette suspension a provoqué la colère du syndicat autonome de la police : « On nous a dit beaucoup de choses le jour de la nomination du Général M’Bemba Moussa Keïta, mais nous avons estimé que nous allons le juger sur les faits. Lors de sa rencontre avec les syndicats, il nous a rassurés qu’il agira toujours selon la loi. Mais, à peine arrivé, il signe un papier qu’on lui soumet sans chercher à savoir. Nous voulons savoir les vraies raisons de la suspension de Bougouna parce que l’intéressé même ignore les motifs de sa suspension. Si c’est ça la loi, que le ministre nous l’explique. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore reçu nos primes liées à la lutte contre la COVID-19. Mais nous n’avons pas fait de grève à cause de la situation qui prévaut dans notre pays. Nous avons mis le pays au-dessus de tout. Quand le ministre nous a rencontrés, nous lui avons dit que nous allons laisser nos doléances dans les tiroirs en attendant la fin de la crise sociopolitique. Nous ne connaissons pas ses intentions. Mais, à l’issue de notre rencontre de ce soir, nous allons lui envoyer une correspondance pour lui demander de revenir sur sa décision d’ici le lundi prochain. Sinon, à partir du mardi prochain, les Maliens peuvent se dire qu’il n’y a plus de policiers au Mali. Nous allons porter nos tenues, mais nous refuserons d’être déployés sur le terrain », a déclaré l’adjudant Sékouba Kanouté, le président du syndicat autonome de la police.
La suspension du sergent-chef de police Bougouna Dembélé serait la quatrième depuis l’arrivée du Général M’Bemba Moussa Keita à la tête du département de la Sécurité intérieure et de la Protection civile.
Mémé Sanogo

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

  1. Il faut d’abord lancer une investigation pour savoir si ces allégations de Bougouna sont vraies ou pas. Au cas où elles sont vraies, ni Bougouna ni le journal ne sont coupables de de quoique ce soi. Au contraire, ils auraient fait une œuvre salitaire.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here