Appropriation de l’accord politique de gouvernance : la conférence des faitières engage le débat

1

La conférence des faitières des associations et clubs de soutien au président de la République a organisé le samedi 11 mai à l’hôtel Maeva Palace une rencontre citoyenne sur l’accord politique de gouvernance, qui a été signé le 2 mai entre le Premier ministre et les partis ou regroupements de partis politiques. C’était sous l’égide de son président, Mansour Cissé.

-Maliweb.net- Cette rencontre citoyenne se veut un cadre d’échange franc, qui vise à faire adhérer l’ensemble du peuple malien sur l’accord politique de gouvernance, signé le 2 mai entre le Chef du gouvernement et des responsables de partis politiques. Dans son intervention, le président de la conférence des faitières, Mansour Cissé,a loué les qualités duPremier ministre, Dr Boubou Cissé, dont « la nomination a été saluée par l’ensemble de la classe politique ». « Ce qui prouve à suffisance l’adhésion du peuple malien à la vision du Président de la République », a-t-il précisé.

Enthousiaste, Mansour Cissé pense que  la signature de l’accord politique de gouvernance est une prouesse du Premier ministre qui a su mené avec dextérité les négociations. Pour terminer Mansour Cissé a appelé à l’union sacrée de l’ensemble des maliens autour du Premier ministre afin de faire sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé depuis des années. C’est pourquoi, la conférence des faitière, comme toujours, jouera toute sa partition afin de permettre à l’ensemble du peuple malien de s’approprier de l’accord.

De son côté, Sidy Mohamed Diawara, conseiller spécial du Premier ministre a déclaré que « l’accord politique de gouvernance est un message que les leaders politiques ont bien voulu lancé au peuple malien ». Tout en saluant l’engagement et l’esprit patriotique de toute la classe politique  y compris les non-signataires de l’accord politique, Sidy Mohamed Diawara  a déclaré que toutes les forces politiques sont tous déterminées à ramener la stabilité et la paix au Mali. « Le Premier ministre et l’ensemble des signataires ont par leur geste, disent à l’ensemble du peuple malien qu’ils mettent le Mali au-dessus de tout », a-t-il expliqué.

L’accord politique est organisé en un préambule et quatre  chapitres. Le préambule pose un certain nombre de constat comme la tension politique, l’insécurité grandissante et aussi la nécessité de rassembler tout le peuple malien. Le premier chapitre traite du gouvernement, de sa formation et de ses missions. Le deuxième chapitre traite du dialogue politique inclusif, qui verra la participation de toutes les forces vives de la Nation.

Sur ce point, le conseiller spécial du premier ministre assuré que, les thématiques qui seront  discutées,proviendront du peuple malien. Le troisième chapitre porte sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la lutte contre le terrorisme et enfin le cinquième et dernier chapitre parle de l’apaisement du climat social.

Le public venu très nombreux a posé  des questions de compréhension, qui ont été toutes répondues par les initiateurs.

Abdrahamane Sissoko/ Maliweb.net

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

1 commentaire

  1. Cet accord politique dont il est question ne contient aucune vérité . Ceux qui l’ont signé (gouvernement, regroupement de partis de l’opposition et autres), ont été invité à venir dîner , donc encore leurs propres intérêts et non ceux du peuple malien. Pour preuve aucune appellation ne correspond au gouvernement actuel qui n’est ni un gvt de large ouverture , ni une transition encore moins d’union nationale. Sur 38 Ministres seulement deux sont issus de l’opposition . Comment pourront ils convaincre le reste des partis d’opposition restés en marge du jeu ? Il est clair qu’IBK a le dos au mur, c’est pourquoi , il a été contraint de démettre son ancien PM SBM, tout en acceptant des opposants amaigris par la faim et la soif. S’agissant de la prise en compte des préoccupations du peuple, il n’en sera rien, les mouvements de contestations se poursuivront . Aujourd’hui il est clair , qu’il faut une transition au Mali pour la refondation du pays, IBK n’en peut pas, la preuve est visible. Il dit avoir gagné l’election présidentielle , a ce jour il n’a pu honoré à aucune promesse faite lors de la campagne. Qu’il démissionne afin que le pays ne sombre à jamais.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here