Arcane politique : Alou Badra Dembelé détenu à la BIJ depuis la fin de la semaine dernière, la COFOP exige sa libération

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FSD - COFOP

 L’arrestation de Alou Badra Dembelé, président du Mouvement Badenya Ton suscite des réactions au sein de la classe politique. Déjà, la COFOP dont son mouvement est membre a, à travers un communiqué publié le 1er mars, condamné cette arrestation et menacé de  rompre de dialogue avec l’EPM.

Depuis la fin de la semaine dernière, Alou Badra Dembélé est détenu à la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ). Cette arrestation a  fait révolter la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP) dont son mouvement, Badenya Ton  est membre. Cette coalition de 23 partis politiques et associations qualifie l’arrestation de M. Dembélé d’«arbitraire ».

Selon ses responsables, la COFOP a été créée pour combattre la violation de la constitution suite à la prorogation « illégale » du mandat des députés. « L’arrestation arbitraire du camarade Alou Badra Dembélé et ses camarades tout comme la prorogation du mandat  des députés constitue encore une fois une violation flagrante de la constitution du 25 février 1992, qui consacre  le droit des citoyens à manifester », précise le communiqué. Ce qui est inacceptable selon les responsables de cette coalition, c’est que cette arrestation se passe au moment où le président de la République prône un dialogue inclusif. Sans tabou, la coalition de Housseyni Amion Guindo, Oumar Mariko, …affirme que ces arrestations « arbitraires » et autres violations de la constitution sont inadmissibles. Elle  a, par la suite, condamné cette arrestation de Alou Badra Dembélé avant d’exiger sa libération aussi bien que tous ses autres camarades détenus.

La Coalition des Forces Patriotiques menace de rompre le dialogue avec l’EPM et de se retirer du cadre de concertation national si M. Dembélé n’est pas libéré. « La COFOP qui, ces derniers temps, a entamé le dialogue avec l’EPM et d’autres sensibilités tout en participant au cadre de concertation nationale se réserve le droit de tirer toutes les leçons des malheureux évènements », lit-on  dans le communiqué.

Il faut noter que le nommé Alou Badra Dembélé est aussi membre du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) et est un proche de l’Imam Mahamoud Dicko.

 

Boureima Guindo

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1 commentaire

  1. DEPUIS en 2012 les mandats des institutions ont étaient reporter, Non seulement des députés .

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