Urbi et Orbi : Au boulot Mesdames et Messieurs les ministres !

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Gouvernement au travail ! On est obligé de commencer par cette formule galvaudée tant les urgences se bousculent. Une première remarque, c’est le nombre élevé des ministres : 38 contre 36 dans l’ancien gouvernement dirigé par Soumeylou Boubèye Maïga. Si le nouveau Premier ministre, Dr. Boubou Cissé veut réduire le train de vie de l’Etat, le meilleur moyen de le faire, c’est de réduire le nombre des ministères.

Mais si le but est d’apaiser le climat social en faisant une ouverture à l’opposition tant mieux à condition que le but soit atteint. On ne connait pas toutes les nouvelles têtes mais certaines bénéficient d’un préjugé favorable. C’est le cas du nouveau ministre de la Justice Malick Coulibaly qui, dans un passé récent alors qu’il était procureur à Kati, a préféré démissionner pour ne pas se rendre complice d’une décision arbitraire de justice. Ce qui était une grande première au Mali.

Le nouveau ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé bénéficie lui aussi d’un préjugé favorable malgré les circonstances dans lesquelles il a été révélé au grand public. Selon beaucoup de gens, il n’entre pas dans les “combinaziones”, il applique la loi au sens militaire du terme. C’est un pur produit du Prytanée militaire.

Un de ses prédécesseurs, bien que civil était sur le point de révolutionner l’armée malienne en si peu de temps. Il fut stoppé dans son élan par un accident de la circulation qui lui coûta la vie. Le Centre de formation militaire de Koulikoro porte bien son nom : Boubacar Sada Sy.

Le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly bénéficie du même préjugé favorable à cause de feu Ibrahima Ly. Mais comme on le dit, c’est à l’ouvrage qu’on reconnait l’artisan. Attendons donc de voir.

Le changement de poste de Kamissa Camara est une décision salutaire. Le poste paraissait trop lourd pour les mains frêles de la ministre. Elle s’habillait au début comme si elle allait à une soirée dansante. Plus grave, elle était souvent supplée – trop souvent à notre avis – par le ministre Tiéna Coulibaly lors des diverses cérémonies concernant son département au point que le suppléant paraissait comme le véritable chef de la diplomatie malienne.

N’oublions pas que les Affaires étrangères constituent un département de souveraineté qui ne doit pas être conduit à la légère. Nous n’avons rien contre la promotion des jeunes à des postes ministériels, mais cela doit être fait à bon escient. L’actuel chef de la diplomatie malienne, Tiébilé Dramé, était, dans un passé récent un peu éloigné, ministre des Zones arides et Semi-arides. Espérons qu’avec cette nomination, il va un peu humidifier sa zone. Plus sérieusement, espérons qu’il va utiliser son activisme dans le bon sens en faisant avancer son pays dans l’arène internationale.

Parmi les rentrants, on note aussi la présence notable de l’ancien collaborateur d’IBK lorsqu’il était à l’ONG Terre des Hommes, Michel Hamala Sidibé. Celui-ci aura passé pratiquement toute sa carrière à l’Onusida en qualité de directeur mondial avec un bilan presque élogieux. Une compétence qu’il saura mettre au profit de son pays.

A propos d’évaluation, c’est sur un air du déjà entendu. Dr. Boubou Cissé saura-t-il être intransigeant avec ses aînés ? L’avenir nous le dira.

A propos de travail, une bonne nouvelle pour terminer, c’est l’acquisition, selon le nouveau ministre en charge du dossier, des fonds pour le dragage du fleuve Niger. Des milliards qui permettront la création de milliers d’emplois surtout pour les jeunes. Donc messieurs et mesdames les ministres, il n’y a pas une minute à perdre. Au boulot !

    Boubacar Sidibé Junior   

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1 commentaire

  1. Un gouvernement ne vaut que par la qualité du président de la république.
    Un ministre ne peut véritablement exprimer son talent que s’il est soutenu dans ses actions.
    Sous l’ère IBK,tout le monde sait qu’ il y a des intouchables.
    Ce qui fait que l’autorité du ministre est réduite.
    On prend l’exemple sur BOUBACAR SADA SY sous ALPHA OUMAR KONARE.
    Ce dernier respectait les équilibres institutionnels c’est à dire que les recommandations du parti au pouvoir étaient prises en compte.
    BOUBACAR SADA SY étant un poids lourd du parti au pouvoir même le président de la république ne pouvait interférer dans ses prises de décision au risque de créer une crise politique.
    LE GOUVERNEMENT EST UNE STRUCTURE POLITIQUE CHARGÉE D’EXÉCUTER LES RECOMMANDATIONS DE L’AUTORITÉ POLITIQUE ÉLUE.
    Ni un militaire,ni un juge n’a sa place dans le gouvernement car non autorisé à faire la politique c’est à dire sans conviction réelle pour être ministre.
    UN MINISTRE SANS CONVICTION EST UN GÂCHIS CAR SE BORNANT À EXÉCUTER SANS PRENDRE DES INITIATIVES.
    Un ministre sans conviction politique manque de poids politique pour imposer ses VUES.
    LE GENERAL DAHIROU NE PEUT PAS ÊTRE UN BON MINISTRE.
    On le constate avec l’autre GENERAL de la sécurité.
    Ce ne sont pas leurs compétences qui sont contestées,mais leurs personnalités politiques qui n’existent pas
    Ibrahim BOUBACAR KEITA est un MANSA ,les équilibres institutionnels sont le cadet de ses soucis.
    On doit lui obéir sans sourciller.
    Les ministères sont les chasses gardées de tous les microbes qui ont soutenu IBK.
    IBK EST LE CANDIDAT DES MICROBES.
    C’est les empêcher de faire ceux pour lesquels ils ont soutenu IBK qui va créer une crise de régime notamment entre IBK et les officiers supérieurs qui ont pu convaincre les putschistes de le soutenir.
    Des cadres émérites l’ont abandonné à cause de son entourage.
    Ces ministres qui viennent d’être nommés vont finir par l’abandonner dont certains très compétents sont ses amis.
    Les MICROBES n’aiment pas les hommes intégres ,honnêtes respectueux de la préservation des deniers publics .
    Ils les énervent.
    Il faut espérer que les poids lourds politiques qui ont pris le risque d’accompagner le présidence puissent réduire les microbes à leurs simples expressions notamment à travers une pression populaire sur le président.
    C’est le Mali qu’ on doit AIDER,pas IBK.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue .

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