Collectif des candidats malheureux à la présidentielle de 2018 : Des leaders politiques peu courageux

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Deux semaines après l’annonce de la création du Collectif des candidats malheureux de la présidentielle de 2018 au nombre de six, une correspondance a été publiée mercredi 19 juin, faisant état de la suspension de leur participation à la plateforme « Ensemble pour le Mali ». Une décision qui manque un peu de courage politique. L’EPM étant une coalition de soutien au président de la République, le départ pourrait fragiliser IBK. 

La plateforme « Ensemble pour le Mali » traverse une passe difficile. Des partis membres qui ont animé le jeu démocratique au sein de cette plateforme sont en train de l’abandonner.  Après le départ de Tièman Huber Coulibaly avec quelques dizaines de formations politiques, le collectif des six candidats qui ont rejoint le bateau présidentiel après le premier tour de la présidentielle suspendent leur participation à l’EPM.  Il s’agit de Mamadou Oumar Sidibé de la Coalition pour le renouveau politique, Yeah Samaké du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP), Kanté Djénébou N’Diaye, Harouna Sangaré, Kalfa Sanogo et Modibo Koné du Mouvement Mali Kanu (MMK).

Contacté par la rédaction de Soleil Hebdo, le président de la  Coalition pour le renouveau politique, Mamadou Oumar Sidibé et Mme Kanté Djénébou N’Diaye ont confirmé leur départ. Mais, ils annoncent toutefois que les six candidats malheureux de la présidentielle de 2018 soutiennent le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.

Un manque de courage politique. Puisque c’est un coup dur pour cette  plateforme dirigée par le président du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (Mali), Dr Bocari Tréta. Ils ne sont pas seuls. Tièman Huber Coulibaly, avec une dizaine de formations politiques, est aussi dans cette logique.

D’autres se préparent aussi. Selon nos sources, l’ASMA/CFP de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et l’Adema/PASJ sont déjà avancés pour quitter la plateforme. L’EPM étant une coalition de soutien au président de la République, le départ ne pourrait aucunement renforcer IBK. Abandonné l’EPM revient à fragiliser IBK.

Au moins, ils auraient pu avoir le courage d’affirmer leur appartenance désormais à l’opposition politique.

Zan Diarra

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