Tièman Hubert Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale : «L’Etat n’a pas les moyens d’activer toutes les régions créées par la loi N°2012-017 du 2 mars 2012»

07 Juin 2017 - 00:27
Mis à jour: 9 ans
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Tièman Hubert Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale : «L’Etat n’a pas les moyens d’activer toutes les régions créées par la loi N°2012-017 du 2 mars 2012»
Tiéman Hubert Coulibaly
La conférence de presse hebdomadaire du gouvernement a eu lieu le jeudi 2 juin dans la salle de conférence du ministère du Commerce. Elle était co-présidée par les ministres Abdel Karim Konaté, porte-parole du gouvernement, Mme Kéita Aïda Bô de l’Environnement et Tièman Hubert Coulibaly de l’Administration territoriale. Cet exercice visait à élucider l’opinion publique sur la politique forestière nationale adoptée en conseil des ministres le même jour, la répartition de l’aide financière de l’Etat aux partis politiques au titre de l’année 2016 et le calendrier du référendum, des échéances électorales locales et régionales prochaines. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéita Aïda Bô, s’est d’abord attaquée à la question de la politique forestière et de son plan d’action adopté en conseil des ministres du jeudi 2 juin. Pour elle, l’adoption de cette politique forestière vise à valoriser les ressources forestières du Mali dans la mesure où les deux tiers du territoire sont désertiques. L’objectif principal du document est d’assurer une gestion intégrée des ressources forestières et fauniques en vue de lutter contre la pauvreté, la dégradation des terres et les effets néfastes du changement climatique. À en croire Mme Kéita, le document supporte une dizaine d’axes principaux qui se focalise sur le renforcement de capacités des acteurs, le transfert des compétences notamment des ressources naturelles au niveau des collectivités, la protection de la biodiversité. Cet ambitieux projet nécessite un partenariat public-privé pour une gestion durable des ressources forestières. S’agissant du coût du projet, il est estimé à 45  494 252 000 Fcfa. Cette somme est repartie comme suit : 19. 132. 252 000 Fcfa au compte de l’Etat, les partenaires financiers 23,207 milliards et les collectivités 3, 155 milliards. De son côté, le ministre de l’Administration territoriale, Tièman Coulibaly, a évoqué la loi du 18 août 2005 portant charte des partis politiques. Cette loi prévoit une aide financière d’un montant annuel correspondant à 0,25% des recettes fiscales du Budget d’Etat aux partis politiques. Il a été surtout question des critères d’éligibilité. Pour le ministre de l’Administration du territoriale, «les critères de répartition de cette aide financière sont basés sur la participation aux dernières élections générales législatives ou communales, le nombre de députés et de conseillers ainsi que le nombre de femmes députés et conseillers. Cette fois-ci, le montant de l’aide financière attribuée aux partis politiques au titre de l’année 2016 s’élève à 2 milliards 236 millions 337 mille 114 francs CFA». Pour conclure, le ministre de l’Administration territoriale a présenté le chronogramme du processus de la révision constitutionnelle et les élections locales et régionales. Le référendum est ainsi prévu pour le 9 juillet prochain ; les élections communales partielles et locales pour les conseillers de cercle sont fixées pour le 29 d’octobre et les échéances régionales le 26 novembre 2017. Quant à la question des onze nouvelles régions créées par la loi N°2012-017 du 2 mars 2012, dont deux sont aujourd’hui opérationnelles, le ministre dira que l’Etat n’a pas les moyens d’activer toutes les 9 autres régions. Gabriel TIENOU

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Commentaires (15)

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Bafimba
Bafimba 9 ans
Je pense bien que la question des nouvelles régions a été prise en compte dans les budgets successifs depuis ATT. ON NE PEUT PAS NOUS DIRE QU'ILS N'ONT PAS D'ARGENT.
wsr
wsr 9 ans
att n'avait rien en tête: juste créer 19 régions pour caser les enturbannés, au détriment du peuple. Tu es naif...
Tbarou
Tbarou 9 ans
Quelle xconnerie administrative ! Si on n'a pas les moyens, on laisse. C'est comme faire des enfants sans soucier de leur sort ou leur nourrir. Quel sens de responsabilité pour les responsables de ce pays !
Je vote NON
Je vote NON 9 ans
#NON a l'imposture# Koro,faites attention,IBK vous utilise pour ses sales b...s .
yugubané
yugubané 9 ans
On le savait déjà, le régime fantôme a fait de l'état un état fantôme ! Ces régions fantômes n'ont été créées que pour caresser les voyous dans le sens du poils. Ils pourraient demander la lune et l'état sera pressé de la leur promettre. ??
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 9 ans
Monsieur le Ministre ne parlez pas en ces termes, car un état qui se respecte ne procède comme vous venez de faire, créer des régions sans ressources, les habitants de ces régions se trouvent aujourd'hui meurtris dans leur chaire en lisant cette déclaration. Comment un état qui n'a pas de moyen peut se mettre à morceler son territoire en créant de nouvelles régions qu'il ne peut financer leurs gestion? Cela est très honteux, indigne et irresponsable de la part d'un gouvernement. L'erreur d'IBK et de son entourage, c'est leur autisme face aux restent des maliens, vous aviez chambrez le débat en limitant ce grand Mali à vous seuls et cela n'est pas normal, corrigez votre manière de faire en impliquant les autres bons maliens qui ne demandent qu'à être consultés et vous verrez qu'ils sont plus intelligents que vous dans le processus d'avancée du Mali vers de meilleurs bien-être. Il est certain que comme vous êtes entrain de faire, vous serrez très déçu et cela très prochainement.
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