Election présidentielle du 29 juillet : Plus de 80 observateurs de l’UE seront déployés sur le terrain le jour du scrutin

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Les observateurs européens soucieux de la distribution des cartes d'électeurs
Les observateurs européens soucieux de la distribution des cartes d'électeurs et de la sécurité du scrutin

Le mercredi 11 juillet dernier, la cheffe des observateurs de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE-UE) au Mali, Cécile Kyenge, était face la presse. Objectif, présenter sa mission au Mali pour la présidentielle à venir. C’était à l’hôtel Sheraton à Hamdallaye ACI  2000, en présence  de la cheffe adjointe de la mission des observateurs, Mme Marie-Violette Cesar et de plusieurs représentants du corps diplomatique. 

Selon la conférencière Mme Cécile Kyenge, la mission est présente au Mali depuis quelques semaines sur invitation du Gouvernement  pour observer l’élection présidentielle prévue le 29 juillet prochain, avec un éventuel deuxième tour prévu pour le 12 août. D’après elle, c’est la troisième fois que l’Union Européenne mandate une Mission d’Observation Electorale au Mali, après les deux missions de 2013 pour le suivi des élections présidentielle et législative.

« Arrivée à Bamako le 19 juin, la mission dispose d’une équipe de 9 analystes dans les domaines  électoral, politique, légal, droits de l’Homme/genre, données de l’observation et média, ainsi que d’une équipe logistique et sécurité », a-t-elle fait savoir. Avant d’expliquer que  c’est une mission indépendante, neutre et impartiale, à vocation essentiellement technique.

« La mission est composée de 20 observateurs de longue durée qui assurent le suivi de la phase pré-électorale et de la campagne électorale, de la distribution des cartes d’électeur, des préparatifs et du déroulement du scrutin, ainsi que la compilation des résultats », a-t-elle souligné.

A en croire la conférencière, la mission a rencontré dans leurs zones d’observation, les différents acteurs de l’élection présidentielle à savoir  les candidats ou les équipes des candidats, les partis politiques, les coalitions, l’administration électorale, les membres des bureaux de vote, la société civile et les médias. D’après elle, la mission sera renforcée une semaine avant le vote par 30 autres observateurs de courte durée, ainsi que par une vingtaine de diplomates de l’Union Européenne en poste à Bamako.

« Le 29 juillet, la MOE-UE disposera ainsi de plus de 80 observateurs sur le terrain, issus de 24 Etats-membres, de la Norvège, de la Suisse et du Canada. Le dispositif  sera comparable en cas de second tour », a-t-elle promis. Avant d’ajouter que les observateurs sont principalement déployés dans le Sud et l’Ouest du pays ainsi qu’à Bamako. Mais aussi, ils couvriront en partie le Centre et le Nord du pays en fonction des conditions de sécurité. « Deux jours après le scrutin, la mission présentera publiquement lors d’une conférence de presse, ses observations et conclusions sur le processus.  Le rapport final de la MOE-UE sera présenté aux autorités et  au public quelques semaines après la proclamation. Ce rapport comprendra une évaluation plus approfondie du processus électoral ainsi que des recommandations pour les scrutins à venir », a-t-elle annoncé. Avant de rappeler que les observateurs sont dans l’obligation de rester impartiaux et de respecter le code de conduite des observateurs de l’UE. Mais également, ils sont tenus de respecter les lois maliennes.

Arrivée à Bamako le 10 juillet dernier, Mme Cécile Kyenge, cheffe de la MOE-UE dit s’être entretenue avec 17  des 24 candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants dont le président-candidat Ibrahim Boubacar Keita et le chef de file de l’opposition Soumaila Cissé. Elle s’est aussi entretenue avec Mahamat Saleh Annadif, le chef de la MINUSMA, les ambassadeurs des Etats membres de l’Union Européenne.

Au cours de ses entretiens avec les ministres et les responsables en charge de l’organisation et de la sécurisation des élections, Mme Cécile Kyenge dit avoir  pris connaissance des mesures prises par le gouvernement pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des bureaux de vote, ainsi que de l’état d’avancement des préparatifs du scrutin. Elle a également recensé les  préoccupations soulevées, notamment au niveau de la distribution des cartes d’électeur biométriques ralentie par une grève des administrateurs civils, sur les préparatifs du scrutin en particulier dans les zones où l’administration n’est pas ou peu déployée, ainsi que sur la sécurisation des candidats et des électeurs pendant la campagne électorale et le jour du scrutin dans les régions du Centre  et du Nord du pays. Elle a été reçue en audience le 10 juillet par le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, candidat pour un second mandat.

F. Sissoko

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