Mali: les élections législatives reportées d’un mois en raison d’une grève des magistrats

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Le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf
Le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf annonce les résultats du second tour de l'élection présidentielle malienne, le 16 août 2018 à Bamako / © AFP / Michele CATTANI

Les élections législatives au Mali ont été repoussées d’un mois et se dérouleront les 26 novembre et 16 décembre, a annoncé jeudi le gouvernement, qui explique ce report par une grève des magistrats ayant empêché le dépôt des candidatures dans les délais prévus.

Les législatives devaient avoir initialement lieu les 28 octobre pour le premier tour et le 18 novembre pour le second, soit exactement trois mois après l’élection présidentielle qui a vu la victoire du chef de l’Etat sortant, Ibrahim Boubacar Keïta.

Mais une grève “illimitée” des magistrats a empêché certains candidats “d’obtenir des documents administratifs constitutifs” de leur dossier avant le jeudi 13 septembre, date limite prévue pour le dépôt des candidatures, a expliqué dans un communiqué le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Le premier tour des législatives aura donc lieu le 25 novembre et le second le 16 décembre, tandis que la nouvelle date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 11 octobre, a précisé le ministère après une réunion avec les représentants des partis politiques.

Selon les résultats définitifs de la présidentielle proclamés par la cour constitutionnelle, qui a rejeté les recours de l’opposition, Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a été réélu avec 67,16% des suffrages au second tour le 12 août, pour 32,84% à l’opposant et ancien ministre des Finances, Soumaïla Cissé.

M. Cissé, qui a dénoncé des fraudes lors de la présidentielle, n’a toujours pas reconnu sa défaite, bien que M. Keïta ait été officiellement investi pour un second mandat de cinq ans le 4 septembre. Le mandat des députés maliens prend fin le 31 décembre.

kt-siu/jh

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2 COMMENTAIRES

  1. Le turban,c’est contre les tempetes de sable mais s”enturbanne sous clim revele du mepris a l’egard des autres.

    Il doit avoir ‘a dress code’ un code vestimentaire dans les services publiques.
    Comment peut on travailler en portant un parachute ou un moustiquaire ?

  2. Il doit y avoir une autr e explication, par-exemple manque d’argent au trésor,planifié le vol pour bien noter les proches qu’on souhaite nommer à l’Assemblée, je me demande depuis quand on respecte les gens dans ce pays sauf les bandits armés.

    De toute façon élection ou pas ces bon a rien ne viendront que se servir.

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