Mali: l’opposition fait part de son inquiétude concernant le climat social

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Au Mali, l’opposition s’inquiète du climat social et du report des législatives. Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), essentiellement composé de partis politiques et d’associations de l’opposition, a rencontré la presse à Bamako. Le FSD qui ne reconnaît toujours pas l’élection du président malien Ibrahim Boubacar Keïta s’inquiète d’un risque de partition du Mali lié à l’avant-projet du nouveau découpage territorial, et au report des législatives.

Le temps passe, mais le timbre de la voix de l’opposition malienne reste intact. Elle dénonce ce qu’elle appelle le manque de volonté de dialogue du gouvernement sur deux points : l’avant-projet de loi du nouveau découpage territorial et le report annoncé des élections législatives.

Des sujets qui comptent pour Soumaïla Cissé, membre de l’opposition regroupée au sein d’un front : le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) : « Il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre, même dans notre groupe. Mais ce qui est important, c’est que nous savons tous qu’il y a eu tricherie. Et le découpage, on peut en discuter. On a des solutions, on a des propositions. Le mode de scrutin, il faut peut-être en parler. Le rôle de l’administration dans les élections, il faut en parler ».

Un autre membre du FSD, également candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, met les pieds dans le plat. Pour le docteur Choguel Maïga, l’avant-projet de découpage territorial peut conduire à la partition du Mali : « Vous vous rendez compte qu’on est en train de mettre sur pied de façon insidieuse les outils politiques et administratifs de l’autonomie des régions du Nord, prochaine étape. L’étape suivante, la réclamation de la fédération. Et à long terme, la partition pure et simple du Mali. Moi, j’espère fortement me tromper ».

Au cours de la conférence de presse rapidement transformée en meeting, un parti de la majorité présidentielle a annoncé que désormais il rejoignait les rangs de l’opposition malienne.

Par RFI Publié le 19-10-2018

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4 COMMENTAIRES

  1. C’est toujours un clivage, et un clivage malsain qui empêche l’opposition de réfléchir et de réagir avec réalisme. Refusant de reconnaître un Président reconnu et salué par tous les grands de ce monde et le conseil de sécurité, cette opposition veut passer par d’autres voies pour mettre SOUMAILA au pouvoir même si nous devons tous mourir. MENTIR, DIFFAMER, INSULTER tous les jours, énerver et soulever la population quelles que soient les les conséquences. C’est ça le leitmotiv des soumaïlistes. Pourtant, en même temps et paradoxalement, on demande le report des élections législatives . En même temps et paradoxalement on rejoint son bureau à l’assemblée et on prend les 500millions de fca alloués à l’opposition sans en parler.
    Le président vous tend la main, vous ne la voyez pas et paradoxalement vous voyez les 500millions de fca.
    Soyez raisonnables.
    Acceptez la main tendue.
    Acceptez de rencontrer le président et dites lui COMMENT à votre avis le pays doit être géré.
    Comment les prochaines élections doivent être organisées en commençant par le VOTE ÉLECTRONIQUE comme en France avec résultats à 20h ?
    ARRÊTEZ d’injurier.
    Respectez si vous voulez être respectés et écoutés.

  2. Qui détériore le climat ? C’est l’opposition qui cherche à amener SOUMAILA au pouvoir par la force. Choquer et révolter la population par le mensonge et la diffamation. Mais Dieu veille et InchAllah SOUMAILA ne sera jamais président du Mali.

  3. Durant les cinq années du président Ibrahim Boubacar Keïta, le chef de file de l’opposition malienne Soumaila Cissé et ses alliés ont tout planifié, tout tenté, tout mis en œuvre, à travers une agitation permanente. Pour empêcher le président de gouverner et mettre en application son projet présidentiel. Des conférences quasi quotidiennes, campagnes permanentes de dénigrement sur tous les supports, surtout sur les réseaux sociaux : (facebook, whatsapp, twitter et autres). La calomnie, le mensonge, l’injure et l’irrévérence dans une culture malienne de respect bien assis ont franchi tous les seuils. Sans oublier les marches intempestives et autres provocations intolérables ET ÇA CONTINUE

  4. Tous les partis de la majorité vont rejoindre l’opposition un a un . Car avec IBK, le Mali n’a pas d’avenir. Et Macron s’est lourdement trompé en aidant ce fraudeur à gagner les élections. Comme la Communauté Internationale le soutient dans la fraude, on verra ce qu’il va faire. Mais tout le monde sera deçu au bout du compte.

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