Mise en place du Bureau de l’Assemblée Nationale : Les tisserands perdent deux postes stratégiques

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Le Rassemblement pour le Mali (RPM) perd deux postes stratégiques. Les divergences lors du choix du candidat au perchoir sont passées par-là.  

Le parti dont le président fondateur est Ibrahim Boubacar Kéïta a perdu deux postes stratégiques lors de la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale, à savoir, la 1ere vice-présidence et la 1ere questure. Cela s’explique essentiellement par le fait que les tisserands sont partis en rangs dispersés pour l’élection du président du Parlement. Le Président élu qui n’était pas le choix du Bureau politique national du RPM et ses soutiens avaient déjà fait des propositions avec d’autres forces politiques afin d’obtenir leur adhésion à la candidature de l’honorable Moussa Timbiné.

Fort de la puissance de son argent et de son influence au sommet de l’Etat, le lobby qui a bataillé dur pour faire élire Moussa Timbiné au perchoir, a gagné son pari en réussissant à décoiffer certains barons du parti présidentiel de ces postes stratégiques. Ce qui a recalé Honorable Mamadou Diarrassouba à la 3ème vice-présidence, un poste non comparable à celui de 1er questeur qu’il était lors de la 5ème législature en termes d’influence et de prestige au sein de l’hémicycle.

Des tisserands qui ne tissent plus !

A ce rythme-là, le RPM risque de connaître dans les semaines, voire les mois à venir, des lendemains incertains découlant des luttes de positionnement pour le contrôle du parti. Vraiment, les tisserands du RPM ne tissent plus à rassembler. La navette se disloque. Et le temps des grands couteaux…proche.

Chiaka Doumbia

 

La CODEM flouée

La Convergence pour le développement du Mali (CODEM) d’Housseini Amion Guindo a été flouée lors de la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale. Les députés du parti de la quenouille, au nombre de cinq (5), ont adhéré au groupe parlementaire Benso présidé par l’honorable Aliou Boubacar Diallo.

Curieusement, l’ADP-Maliba a raflé tous les postes importants offerts au groupe Benso, à savoir : la présidence du groupe parlementaire, la vice-présidence, le secrétariat parlementaire. A défaut d’obtenir la présidence du groupe parlementaire, la deuxième force de Benso devrait obtenir une vice-présidence. Visiblement, il y a quelque chose qui cloche dans cette affaire où les dés semblaient être déjà pipés.

Peut-on conclure à une volonté de marginaliser la CODEM ? La CODEM siégera-t-elle au sein du futur gouvernement ? Le Président Housseini Amion Guindo a-t-il demandé à partir du gouvernement ?

CD

 

 

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