Pr Tiemoko Sangaré, président de l’adema-PASJ : «Nous ne renierons pas à notre engagement vis-à-vis du Président IBK»

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Profitant de sa rencontre avec les journalistes lors de la présentation de vœux du nouvel an à la presse nationale, le Président l’ADEMA-PASJ, le Professeur  Tiémoko Sangaré, est revenu sur les événements ayant marqué la vie de son parti en 2016 et s’est prononcé sur les perspectives des élections présidentielles de 2018. «Nous ne renierons pas à notre engagement vis-à-vis du Président IBK », a-t-il martelé.

 

La cérémonie de la présentation des vœux de l’année 2017 du parti Alliance pour la Démocratie au Mali- Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) aux Hommes de médias s’est déroulée, le samedi 28 janvier dernier, au siège du parti, sis à Bamako-Coura, en Commune III du District de Bamako. L’événement a réuni, autour du Professeur Tiémoko Sangaré, le Président d’honneur de cette formation politique, le Professeur Dioncounda Traoré, non moins ancien Président de la République ; le Ministre Abdoul Karim Konaté ; l’ex-Ministre Dramane Dembélé et  de nombreux autres membres du Comité Exécutif National du parti  de l’abeille.

Après avoir souhaité les vœux les meilleurs de 2017 aux Hommes de médias, le Président  de l’ADEMA fera savoir que l’année 2016 a été marquée, au plan politique, par des élections communales qui a permis au parti de devenir la deuxième force sur l’échiquier politique national avec 142 mairies et 1870 conseillers obtenus.

«Il faut, par ailleurs, signaler que sur la série des élections législatives partielles intervenues à Yorosso, en Commune V, Baroueli, Ansongo, Tominian et Mopti, l’ADEMA s’en est sortie avec trois sièges sur six», s’est félicité le Professeur Tiémoko Sangaré. Pour lui, ces élections n’ont pas sonné le glas du parti, contrairement à ce que certains prédisaient. «ADEMA-PASJ reste une force debout, malgré quelques faiblesses », a-t-il affirmé.

L’occasion a été saisie par Pr Sangaré de remercier et de féliciter les militantes et militants du parti qui ont œuvré et lutté vaillamment pour que ces résultats obtenus à la sueur de leur front et très proprement, soient. «Ce résultats…sont le reflet de l’ancrage du parti dans les masses », a-t-il expliqué.

Partant de là, le Président de l’ADEMA-PASJ a salué l’engagement et la capacité de persévérance  des militants, sympathisants et Responsables du parti face aux difficultés. A tous et toutes, Pr Tiémoko Sangaré a lancé un appel pressant, en leur invitant  de croire en soi, en leurs forces et au Mali.

Actualité obligeant, un vibrant hommage a été rendu aux victimes des attaques terroristes.

Abordant  la vie de la nation endeuillée par les attaques de Gao qui ont fait plus d’une centaine de victimes dont des morts et des blessés graves, le Président Tiémoko Sangaré dira qu’une telle ignominie que rien ne peut justifier est tout simplement inqualifiable.

«La riposte dans un élan de solidarité nationale doit être impitoyable ; cela de la part de tous les Démocrates et toute la chaîne de solidarité tissée autour de notre pays face aux hordes terroristes», a annoncé le Ministre Sangaré.

 

2017, une année décisive pour l’ADEMA-PASJ

A propos des élections présidentielles de 2018, le Président de l’ADEMA-PASJ a martelé que l’année 2017 s’annonce assez décisive, au plan politique, pour le pays et surtout pour leur parti. Pour l’ancien élu parlementaire de Bougouni, l’année 2018 qui est celle des élections présidentielles au Mali avance à grand pas et les uns et les autres, à tous les niveaux, s’interrogent sur le choix qui sera celui du parti et l’offre politique y associée.

«Cette question qui soulève, déjà, des débats, mérite d’être abordée avec clairvoyance et sérénité, et nous nous y attelons depuis un certain temps. Pour le choix du candidat en 2018, la question est en débat. Au moment venu, l’ADEMA prendra sa décision en fonction de ses intérêts», a-t-il promis. Avant d’élucider qu’ils ont également engagé des réflexions sur la reconstitution de la grande famille ADEMA et la création d’un pôle de Gauche autour des valeurs de patriotisme, de paix, de justice, de solidarité et de travail.

A en croire Pr Tiémoko Sangaré, le parti a pu surmonter aujourd’hui le grand problème, celui de la cohésion interne qui le minait. D’où, aux dires de son Président, et l’on ne saurait parler  aujourd’hui des camps dans la formation, mais d’un seul parti.

 

Rapport ADEMA-PASJ et la CMP

Interrogé sur la vie du parti au sein de la Convention de la majorité présidentielle, le Président de l’ADEMA a expliqué que son parti se porte bien au sein de la majorité, mais qu’elle doit se refonder. Ce qui explique d’ailleurs leur projet de refondation de la CMP déposé auprès de ses instances dirigeantes pour appréciation et adoption. Et au Professeur Sangaré de faire comprendre que le parti qu’il dirige ne soutient pas le RPM, mais qu’un éventuel accord pourrait être scellé entre les deux formations à l’avenir. «Une rencontre est en vue», ajoutera-t-il. Il a menacé que si la CMP ne se refonde pas son parti prendra ses responsabilités en s’éloignant de la majorité.

Toutefois, il martèle : «Nous ne renions pas notre engagement vis-à-vis du Président IBK».

Raisons du soutien à IBK

Le Ministre Tiémoko Sangaré a justifié le soutien du parti au Président IBK par la situation critique dans laquelle se trouvait le pays en 2013, et le fait que les deux partis (ADEMA et RPM) partagent des valeurs communes.

Concernant la spéculation relative à l’appel à la gestion consensuelle du pouvoir, genre ATT, le Président de l’ADEMA est clair : «Nous devons user de toutes les formules pour sortir le pays de l’impasse. Je n’ai pas de préférence pour une formule, qu’elle soit du genre ATT ou pas. L’impératif est de sortir de cette crise».

Cyril ADOHOUN

 

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5 COMMENTAIRES

  1. Les gardes fous de Maliweb ont trouvé une autre astuce de censure… ? Quand un / ou certains commentaires les gênent, ils virent l’article concerné de la Une, pour le reléguer à ” l’intérieur “.
    Si les Lecteurs reviennent voir les commentaires sur les articles qu’ils ont commentés, c’est pas pour se relire… Mais lire les avis éventuels d’autres Compatriotes… En un mot échanger avec d’autres Compatriotes… !

  2. On ne dit pas “nous ne renierons pas à…..” On dit tout simplement “Nous ne renierons pas….” Je ne sais de qui est cette faute grave à ce niveau (Journaliste ou auteur des propos) je dis tout simplement qu’à un certain niveau il faut éviter l’improvisation qui n’est autre que le cousin germain de la médiocrité…

  3. si l adema soutient ibk en 2018,c est la fin de l adema .avec l adema ou sans l adema il ne passera en 2018.nous allons tout faire pour lui barré la route.trop c est trop.nous sommes fatigués des discours vide ;maintenant nous allons réagir par des actes .il n aura pas la paix jusqu a la fin de son mandat .après les magistrats nous allons pousuivre avec les grèves encore ,encore et encore.tant qu il ne géré pas le problème du nord ,il ne dormira pas tranquille .

  4. … ‘ Concernant la spéculation relative à l’appel à la gestion consensuelle du pouvoir, genre ATT, le Président de l’ADEMA est clair : «Nous devons user de toutes les formules pour sortir le pays de l’impasse. Je n’ai pas de préférence pour une formule, qu’elle soit du genre ATT ou pas. L’impératif est de sortir de cette crise»… ‘ … /// …
    :
    La gestion consensuelle du pouvoir, genre ATT pour sortir le pays de la crise… C’est quoi ? Encore un genre de gouvernement d’union nationale…? Le problème dans ce genre de situation, c’est que quand quelque chose ne marche pas … C’est tout le monde qui est responsable. Et quand tout le monde est responsable, ça veut dire que : ce n’est la faute de personne. Donc personne n’aura de comptes à rendre au Peuple. Tous les Acteurs Politiques sont considérés comme complices… Personne n’est tenue pour responsable de rien.
    C’est pour ça que les Députés n’ont pas pu / ou osé mettre le Président ATT en accusation… Parce que tout le monde y est plus ou moins mouillés à des degrés divers… ?
    Le mieux serait un gouvernement de gauche qui gouverne et assume tous ses actes, ou un gouvernement de droite qui gouverne et assume sa politique… ?

  5. … ‘ Concernant la spéculation relative à l’appel à la gestion consensuelle du pouvoir, genre ATT, le Président de l’ADEMA est clair : «Nous devons user de toutes les formules pour sortir le pays de l’impasse. Je n’ai pas de préférence pour une formule, qu’elle soit du genre ATT ou pas. L’impératif est de sortir de cette crise»… ‘ … /// …
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    La gestion consensuelle du pouvoir, genre ATT pour sortir le pays de la crise… C’est quoi ? Encore un genre de gouvernement d’union nationale…? Le problème dans ce genre de situation, c’est que quand quelque chose ne marche pas … C’est tout le monde qui est responsable. Et quand tout le monde est responsable, ça veut dire que : ce n’est la faute de personne. Donc personne n’aura de comptes à rendre au Peuple. Tous les Acteurs Politiques sont considérés comme complices… Personne n’est tenue pour responsable de rien.
    C’est pour ça que les Députés n’ont pas pu / ou osé mettre le Président ATT en accusation… Parce que tout le monde y est plus mouillés à des degrés divers… ?
    Le mieux serait un gouvernement de gauche qui gouverne et assume tous ses actes, ou un gouvernement de droite qui gouverne et assume sa politique… ?

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