LE CANNABIS : Une drogue cultivée au Mali

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La drogue ! Ce phénomène jadis impensable dans la société africaine et qui était d’ailleurs considéré par les Africains comme l’apanage des seuls Occidentaux est devenu aujourd’hui une réalité incontournable dans les pays africains. Et ce sont de nombreux jeunes qui en payent les frais.

Substance d’origine naturelle ou synthétique qui agit sur l’organisme d’un sujet modifiant ses sensations et son comportement, toutes les drogues ont un impact sur le système nerveux si bien que la consommation abusive entraîne à tous les coups la folie.

Il existe toute une gamme de drogues. Au Mali, à la différence du datuza « almou kaye-kaye » qui n’est pas cultivé puis que poussant à l’état sauvage comme les autres herbes, le cannabis est une plante cultivée dans certaines localités du Mali. Dans la classification, il est placé parmi les drogues dites drogues perturbateurs. En effet, il perturbe l’activité du système nerveux central qui, à la longue, peut aboutir à la bronchite, à l’asthme, au cancer des poumons

Selon le commissaire divisionnaire Sékou Touré, commandant de la Brigade des stupéfiants, en dehors du cannabis aucune autre drogue n’est cultivée au Mali, le reste venant de l’extérieur. Il en est ainsi de la cocaïne cultivée en Amérique du Sud et qui provient de la feuille de coca, de l’héroïne qui n’est pas une plante mais la somme de combinaisons chimiques. Elle a fait son apparition dans certains milieux de la capitale en faible quantité à cause de son coût qui ne serait pas à la portée de la bourse de bon nombre de consommateurs. A côté, il y a également l’opium qui n’est pas cultivé mais provient d’une plante dénommée pavot.

A en croire le commandant de Brigade des stupéfiants, le cannabis n’a pas une forte teneur en toxine. Ce qui explique le fait que la substance n’est pas prisée par les « vrais amateurs ». Le cannabis, dit-il, n’est pas cultivé à grande échelle dans notre pays. Ceux qui s’adonnent à sa culture le font le plus souvent pour leur propre consommation.

Cependant, cet état de fait ne doit pas signifier qu’il faut croiser les bras, remarque le commandant de la Brigade des stupéfiants. Cette petite culture, selon lui, doit être combattue. « Autant étouffer l’embryon dans l’œuf que de le laisser sortir ».

Mohamed Daou

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