Mali : le pays adopte les priorités stratégiques en matière d’urgences sanitaires et autres évènements de santé publique

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L’atelier de haut niveau sur les priorités stratégiques d’urgences sanitaires nationales et autres évènements de santé publique au Mali a pris fin le vendredi 12 août à Bamako. La cérémonie de clôture était placée sous l’égide du ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré.

Le présent atelier sur les priorités stratégiques nationales d’urgences sanitaires s’inscrit dans la survenue de la pandémie de la Covid-19. Une maladie qui a mis à rude épreuve le système de santé de notre pays tant sur le plan structurel, organisationnel, fonctionnel que sur le plan de l’adéquation des structures de santé à apporter des réponses adéquates face aux risques et menaces.

L’objectif de l’atelier vise à déterminer les priorités stratégiques en matière d’urgences sanitaires et autres évènements de santé publique. Plus spécifiquement, il s’agit de faire l’état des lieux des urgences sanitaires, Identifier les priorités en matière d’urgences sanitaires et autres évènements de santé publique, identifier les défis à relever, élaborer un plan de résolution et enfin valider le plan de prévention et de réponse à la Covid-19 pour la période 2022-2025.

« Un des défis majeurs pour notre système de santé est l’insuffisance des stratégies de préparation et de riposte contre les urgences sanitaires et autres évènements de santé publique », reconnaît le ministre de la Santé et du Développement social. Diéminatou Sangaré a rappelé que le Mali a connu ces dix dernières années des maladies émergentes et ré-émergentes, des catastrophes et autres urgences de santé publique dans un contexte d’insécurité grandissante.

L’engagement du département de la Santé

Il s’agit entre autres de la Maladie à Virus Ebola, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la dengue, la fièvre de la vallée du Rift, le choléra, la Rougeole, la COVID-19, ainsi que des inondations, des sècheresses et les déplacements de populations.  Face à cette situation, il devient alors impératif pour le Mali de renforcer les dispositions en conformité avec le Règlement Sanitaire International (RSI) pour prévenir, détecter rapidement et répondre efficacement à des épidémies naturelles, accidentelles ou intentionnelles dans un réseau mondial interconnecté.

Cela afin de limiter la propagation des maladies infectieuses chez les êtres humains et les animaux et de se mettre à l’abri de toute agression biologique. « Ainsi, on contribuera à réduire la souffrance, les pertes en vies humaines et animales ainsi que les conséquences environnementales et économiques », précisé la ministre Sangaré. C’est dans cet ordre d’idée qu’elle a indiqué que les résolutions du présent atelier vont permettre d’avoir une capacité de réaction et de réponse efficace et efficiente afin de faire face aux éventuelles urgences sanitaires et autres évènements de santé publique.

Pour terminer, la ministre Diéminatou Sangaré a exprimé l’engagement du département de la santé à faire de cette initiative une priorité pour combler les gaps identifiés et aussi améliorer le système de préparation et de réponse du Mali face aux urgences sanitaires et autres évènements de santé à travers un plan multirisque, multisectoriel.

Il faut rappeler que l’atelier à duré trois jours (du 10 au 12 août) et a regroupé 25 représentants des structures centrales du ministère de la santé et du développement social et une dizaine de représentants des partenaires techniques et financiers du Mali.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net     

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