Course à la présidence du Conseil Malien des Chargeurs : Pleins feux sur Ba Kissima Sylla, le candidat du rassemblement

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Du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Yousouf Bathily, au secrétaire général de la Fédération des transitaires du Mali, en passant par les opérateurs économiques Madiou Simpara, Mme Simpara Saran Traoré et le richissime transitaire Bah Seydou Sylla… ils étaient tous au quartier général de la campagne Ba Kissima Sylla à l’ACI pour son point de presse. Agé de 57 ans, Ba Kissima comme l’appellent les intimes est  natif de la région de Koulikoro. Il a plus de 16 ans de carrière au Conseil malien des chargeurs (CMC) dont 14 au poste de secrétaire aux relations extérieures. C’est nanti de cette expérience que ce commerçant importateur issu d’une grande famille maraboutique s’est lancé à la course de la présidence du CMC.

Ba Kissima Sylla ! Si ce nom ne dit pas grand-chose à nombre de nos compatriotes, il est pourtant connu dans le milieu des affaires notamment des grands importateurs, exportateurs et des transitaires. Car avec plus de 16 ans passés au Conseil malien des chargeurs depuis 2006 dont 14 au poste de secrétaire aux relations extérieures au sein du bureau national, il a pu se faire un carnet d’adresses très riche tant au plan national qu’international.

Pour le chargé à la communication de l’équipe de campagne, cela lui a permis de connaitre toutes les arcanes du Conseil et de rencontrer la quasi-totalité des autres conseils des chargeurs africains tant en Afrique de l’Ouest, du Centre et en Afrique lusophone en particulier.

Il a participé à la prise des grandes décisions au niveau de l’Union des conseils des chargeurs africains (UCCA) et plus spécifiquement en ce qui concerne la gestion du Bordereau de suivi électronique des cargaisons (BSEC) pour le cas Mali.

Un acteur majeur des grandes réformes

“Ba Kissima un acteur majeur des grandes réformes au sein du Conseil malien des chargeurs et a participé aux différentes rencontres notamment sur le transport maritime, le commerce international, les difficultés et contraintes que rencontre le monde des chargeurs dans la gestion de ses activités quotidiennes. Il a été également un grand contributeur à la création et à la mise en place des délégations régionales du CMC et en particulier celle du district de Bamako. Il répond toujours présent quand il s’agit d’appuyer et d’accompagner ces délégations”, rappelle le responsable à la communication.

Aussi, le candidat Sylla est l’un des initiateurs de la création de l’Association des conseils des chargeurs des pays de l’Hinterland pour défendre les intérêts des pays qui n’ont pas de débouchés sur la mer conformément à la convention de Montego Bay (Jamaïque) établie le 10 décembre 1982, qui sert de référence en matière de droit de la mer.

Intelligent, humble, disponible et toujours à l’écoute

A en croire Tidiane Kanadji, l’homme qui se présente comme le candidat du rassemblement est le choix des vrais acteurs motivés par son expérience et sa capacité managériale après plusieurs années passées auprès des chargeurs et ayant sillonné tous les ports de la sous-région.

“Sa candidature est soutenue par tous les grands importateurs, exportateurs et transitaires du Mali. Ces chargeurs ont porté leur choix sur M. Sylla à cause de sa connaissance profonde de leur organisation, son sérieux, sa rigueur et sa loyauté”, souligne-t-il. Avant de décrire leur porte-étendard comme un  homme intelligent, humble, disponible et toujours à l’écoute des autres, sobre en parole mais résolument tourné vers les actions.

D’ailleurs dans une récente interview accordée à un confrère de la place, il disait ceci : “Je pars très confiant pour ces élections parce (en plus de mon expérience, j’ai le soutien et la confiance des vrais acteurs du secteur. L’objectif principal est de faciliter le transit, le chargement et le transport des marchandises jusqu’à la destination finale et de permettre  aux chargeurs de constituer un pouvoir de négociation aux fins d’obtenir à moindre coût les services de transports suffisants et efficaces.

Si les chargeurs m’accordent leur confiance, je serais résolument orienté vers les résultats en encourageant toutes les réformes nécessaires pour faire du Conseil, une organisation respectée, crédible, connue tant (au niveau national que sous-région, régional et international. C’est notre profession de foi pour le sous-secteur des chargeurs”.

Notons que M. Sylla maîtrise parfaitement les questions du commerce et de l’industrie dans notre pays pour avoir été membre consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali de 2008 à 2012.  Il est polyglotte car il parle le français, l’arabe, l’anglais, le bambara, le sarakolé et la langue pakistanaise.

                    Kassoum Théra

 

 

Élection du président du conseil malien des chargeurs :

Voici les cinq axes stratégiques du programme Ba Kissima Sylla

Ba Kissima Sylla, candidat à la présidence du Conseil malien des chargeurs, et son équipe de campagne étaient face à la presse, le mercredi 27 juillet 2022, pour présenter leur programme. C’était dans les locaux du Conseil malien des chargeurs sis à l’ACI 2000. Ce programme s’articule autour de 5 axes stratégiques : la promotion d’une communication, la réalisation d’équipements marchands, la mise en d’une stratégie de mobilisation des ressources financières, le renforcement de partenariat avec les autres chambres consulaires et la réorganisation de l’administration du Conseil malien des chargeurs. La dite élection est prévue ce samedi 30 juillet 2022.

Pour concrétiser sa maîtrise parfaite des questions du commerce et de l’industrie dans notre pays, pour avoir été membre consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali de 2008 à 2012, Ba Kissima Sylla dit Ba Kissima veut occuper le fauteuil de président du Conseil malien des chargeurs. L’élection proprement dite est prévue pour ce 30 juillet 2022. Pour réaliser ce rêve, le candidat Kissima Sylla et son équipe de campagne s’engagent à mettre en œuvre un certain nombre d’actions qui vont s’articuler sur des axes stratégiques.

Parlant du premier point, ils veulent promouvoir la communication et renforcer les capacités pour une meilleure visibilité du Conseil malien des chargeurs à ses ressortissants, aux services publics partenaires, aux banques et établissements financiers et aux partenaires techniques et financiers du secteur.

Ensuite, l’équipe compte réaliser des équipements marchands au profit des chargeurs. Pour faire face aux problèmes de magasins de stockage, des aires de repos avec dépôt de sécurité du carburant, des entrepôts frigorifiques, de ports secs pour faciliter l’acheminement des marchandises et la réalisation de parcs de stationnement des véhicules.

Pour le troisième axe, Kissima Sylla souhaite mettre en place une stratégie crédible d’optimisation et de mobilisation des ressources financières au cas où il sera élu. Un mécanisme de gestion des finances de l’institution consulaire sera mis en place et rendu opérationnel à travers une gestion transparente qui reposera sur l’application du logiciel de gestion budgétaire et comptable élaboré et installé dans les organismes publics par la Direction nationale du trésor et de la comptabilité publique. Il y aura aussi l’élaboration et la mise en œuvre du budget programme qui sera exigé conformément à la réglementation financière à partir de 2023.

Le candidat et son équipe veulent renforcer le partenariat avec les autres chambres consulaires. Le Conseil malien des chargeurs a des membres qui sont aussi ressortissants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali et du Conseil malien des transporteurs. Etant donné que ces chambres consulaires ont les mêmes membres, il apparait nécessaire qu’ils développent un partenariat profitable à tous.

Pour terminer, ils vont réorganiser l’administration du CMC. Une administration bien formée et motivée est un gage de réussite, car l’investissement dans le capital humain est fondamental et il doit tenir compte de l’évolution et des mutations de l’environnement institutionnel, tant sur le plan national, sous-région et international.

Ces axes stratégiques seront déclinés en deux catégories d’actions, notamment les actions qui seront menées au cours de la campagne et l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de mandature assortit d’un plan d’actions opérationnel de mise en œuvre élaboré, validé et mis en œuvre par le bureau national en collaboration avec les délégations régionales du CMC.                                                                                                                                                                                                          Marie Dembélé

 

Amadou Bocoum, directeur adjoint de  campagne de Ba Kissima Sylla :

“Sauf cataclysme, notre candidat sera élu demain à la tête du bureau du Conseil malien des chargeurs”

Ba Kissima bénéficie du soutien du  président sortant Babalaye Daou

Pour l’élection au Conseil malien des chargeurs (CMC), la liste Ba Kissima Sylla pourra compter sur le président du Conseil régional des chargeurs du district de Bamako Amadou Bocoum qui est en même temps son directeur de campagne adjoint. M. Bocoum décrit son candidat comme le président idéal pour diriger cette organisation, sans oublier qu’il bénéficie du soutien du président sortant du bureau national du CMC Babalaye Daou.

Amadou Bocoum

emain samedi, les 266 délégués aux assises du Conseil malien des chargeurs (CMC) au CICB vont porter leur choix sur une liste pour présidée aux destinées de ce regroupement. Cependant, depuis quelques mois les candidats à cette élection sont en train d’affuter leurs armes pour avoir le maximum de délégués.

Pour ce faire, la liste conduite par Ba Kissima Sylla a un soutien de poids mais aussi symbolique. Il s’agit d’Amadou Bocoum, ancien président de la délégation régional du Conseil malien des chargeurs du district de Bamako qui était d’ailleurs opposé à Ba Kissima durant les 7 mois du contentieux électoral avant la mise en place de la délégation spéciale. Ainsi, pour Amadou Bocoum, Ba Kissima Sylla est de nos jours, le président idéal pour le CMC, ceci au regard de son expérience au sein de cette organisation, mais surtout sa grande capacité d’écoute et sa disponibilité constante à résoudre les problèmes du secteur.

“Depuis 14 ans, Bah Kissima Sylla est élu consulaire et secrétaire aux relations extérieurs. A ce poste, il a participé à la création des pays sans littoral qui sont constitués des Etats qui n’ont pas de débouché sur la mer. Il a participé aussi à la mise en place des délégations régionales et celle du district de Bamako. Donc, depuis plus d’une décennie, il est au cœur de la résolution des problèmes au niveau des corridors. C’est pourquoi sa candidature est portée par tous les vrais acteurs du secteur en plus de sa section d’origine qui est celle de l’importation, la plus grande en terme de délégués”, introduit le directeur adjoint de campagne.

Un autre soutien de taille pour Kissima, c’est celui du président sortant du bureau national du CMC, Balaye Daou, qui l’accompagne pour plusieurs raisons.

“D’abord, tous les deux candidats ont eu à travailler avec Babalaye. Celui-ci m’a confié qu’il soutient sa candidature parce qu’il pense qu’il connait tous les problèmes de ce regroupement, il a une grande capacité d’écoute, il sait gérer les problèmes aussi”, soutient M. Bocoum, qui partage cet avis du président sortant.

“Il ne s’agit pas de dire je suis de sorti de la Sorbonne pour prétendre diriger le CMC, non ! Il s’agit juste de régler les problèmes des acteurs du secteur. Il faut être persévérant dans les négociations et cette qualité Kissima l’a”, insiste Amadou Bocoum.

A la question de savoir en termes d’innovation et de management qu’est-ce que Kissima peut apporter de nouveau, différent de l’ancien bureau ? Bocoum d’expliquer que le candidat a élaboré un programme basé sur cinq axes et une fois élu, il pourra le transformer en programme de mandature.

S’agissant des axes de sa campagne, le premier, c’est de promouvoir une communication, le renforcement de capacité et une meilleure visibilité du CMC.

“Dans ce volet, il y a un programme de communication qui sera réalisé avec les professionnels pour expliquer aux uns et aux autres qui est chargeur qui ne l’est pas. Le second axe stratégique, c’est de réaliser des équipements marchands au profit des chargeurs. Nous avons été en mission à Conakry, le président du Conseil guinéen des chargeurs nous a conduits chez le Premier ministre, à l’époque Kassory Fofana. Dans ce pays, il se trouve que les autorités ont donné des espaces au Mali à Kankan (25 hectares), à Siguiri à la frontière, à Kindia pour faire des ports secs, des aires de repos que nous allons bien exploiter”, précise M. Bocoum. Pour lui, notre pays est l’un des rares Etats qui a le stock d’hydrocarbure le moins élevé en Afrique de l’Ouest pour la simple raison que nous n’avons de réserve de plus d’une semaine en cas de rupture.

“Ce sont des équipements qu’on on peut exploiter pour permettre aux citernes maliens de s’approvisionner”, propose-t-il.

Renégocier le contrat des frais d’inspection au profit de l’Etat

Le troisième axe du programme de Bah Kissima Sylla, d’après son directeur de campagne, est de mettre en place une stratégie d’optimisation et de mobilisation des ressources financières.

“Aujourd’hui, les ressources du CMC sont de deux ordres : la redevance qu’on perçoit au niveau des marchandises à partir du port et le bordereau de suivi de cargaison. Au niveau du bordereau, l’Etat a passé un contrat avec une société italienne dans lequel contrat notre pays a 40 % et la société italienne en question a 60 % des frais de l’inspection. Si notre candidat est élu, nous allons faire un appel d’offres pour inverser cette tendance et faire en que sorte que la marge de l’Etat soit plus grande que la société bénéficiaire. Donc, le Mali aura 60 % car ce sont nos marchandises maliennes qui seront inspectées ce n’est pas normale que cette société étrangère ait plus de part que notre pays”, prévient M. Bocoum.

Le quatrième axe prioritaire est consacré selon lui au développement de la relation avec les autres chambres consulaires, toute chose qui est nécessaire pour le développement de la profession.

“Nous avons des gros importateurs au CMC qui siègent aussi à la Chambre de commerce. Cela nécessite qu’on travaille en étroite collaboration”, suggère l’ex-président de la délégation régionale du CMC de Bamako.

Le dernier axe du programme de son candidat a trait à l’organisation de l’administration même du CMC.

“Il y a un service dénommé assistance au chargeur mais le plus souvent les importateurs ne le savent même pas. Nous allons organiser des échanges pour leur expliquer le coût du fret pour un conteneur de 20 ou 40 pieds de la Chine au Mali. Aujourd’hui, au CMC, il n’y a pas de service juridique. Tandis que c’est la mission de contrôle qui a exigé que le Conseil ait cette structure qui permettra aux opérateurs de se passer des frais d’avocats en cas de problème. D’ailleurs, après l’embargo, nous avons été confrontés à beaucoup de problèmes que le conseiller juridique pouvait résoudre”, fait-il remarquer.

La liste n’est pas exhaustive.

Le candidat du rassemblement

Sous quel signe Ba Kissima Sylla place son mandat ? “Le rassemblement”, répond sans hésitation Amadou Bocoum, soulignant qu’il est l’incarnation même de ce slogan.

“Pour preuve je n’étais pas sur sa liste, j’étais sur celle du président sortant nous avons fait un contentieux électoral pendant 7 mois contre la liste sur laquelle se trouvait Bah Kissima Sylla.

Après, nous avons décidé de retirer toutes nos plaintes et donner une chance au rassemblement qu’il incarne”, révèle-t-il. Se disant réaliste, Amadou Bocoum dit croire à la victoire de son candidat.

“Pendant 7 ans j’ai présidé aux destinées de la délégation du district. Je connais les acteurs de ce monde. En voyant les soutiens des importateurs, exportateurs et des transitaires, je peux affirmer que sauf cataclysme, il sera élu demain à la tête du bureau du Conseil malien des chargeurs”, parie notre interlocuteur.

Réalisé par Kassoum Théra

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