Marché de 30 ambulances tricycles médicalisées : Le DFM du ministère de l’Equipement dans le collimateur du groupe Togola

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Tricycle ambulance médicalisée : Le Groupe Togola invite le ministère de l’Equipement à retirer ses tricycles à problèmes

Pour donner un éclat solennel à la remise de 30 ambulances  tricycles médicalisées  aux différents centres de santé dans la commune de Zantiébougou, le ministère de l’Equipement a profité  de la tournée du Président IBK dans la région de Sikasso pour l’inviter à présider la cérémonie. Malheureusement, ces équipements ne répondent pas aux normes requises, selon les responsables du Groupe Togola, spécialisé dans la fourniture des ambulances tricycles médicalisées. Il demande ainsi le retrait de ces ambulances. L’annonce a été faite  lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue le dimanche 3 décembre 2017.

Contrairement aux exigences du cahier de charge relatif au marché de 30 ambulances tricycles médicalisées, l’adjudicataire, la société Emadis, a livré des “Katakatanis’’ aménagés de façon artisanale au ministère de l’Equipement et du Désenclavement.

Dans le cadre de l’exécution du volet social de la construction de la route Zantiébougou-Kolondièba-frontière Côte d’Ivoire, le ministère de l’Equipement et du Désenclavement a lancé, en mai dernier, un marché relatif à l’acquisition de 30 véhicules tricycles pour le transport des malades, en particulier les femmes enceintes, vers les centres de santé.

Après l’annulation de ce premier appel d’offre déclaré infructueux, les offres pour ce second appel ont été ouvertes le 10 juillet 2017 et le marché a été attribué à la société Emadis pour un montant de 119 millions de FCFA au détriment du  Groupe Togola pour une différence de 11 millions de nos francs.

Malheureusement, contre toutes attentes, les bénéficiaires de cette action sociale et les spécialisés de la santé ont été surpris de constater que la société Emadis a livré les équipements non conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la santé. Des vrais Katakatani de marque Apsonic aménagés localement. Selon les responsables du Groupe Togola,  cette pratique n’est pas sans conséquence lors de l’évacuation des malades, surtout les femmes  enceintes auxquelles ils sont destinés.

Aux dires de Florent Bally, les tricycles remis à Zantiébougou, dont la société a pu se procurer les dossiers, comportent beaucoup d’éléments non conformes, en violation du cahier de charge de l’appel d’offres: brancard non escamotable, cabine non protégé avec pare-brise, mais avec bâche. En plus, il y a plusieurs éléments non fournis: valise de réanimation, bouteille d’oxygène avec manomètre rechargeable, ballon auto lavable, ouvre-bouche, aspirateur manuel, aspirateur, rétroviseurs extérieurs réglables, etc.

Avec la complicité de la commission de la réception qui doit inspecter les équipements  et le DFM, l’adjudicataire a aménagé des « Katakatanis » avec les artisans maliens pour les fournir au département de l’Equipement.

Le Groupe Tologa, qui demande purement et simplement le retrait de ces tricycles non conformes,  décide de saisir l’Autorité de régulation des marchés publics.

Pourquoi le marché a été attribué à la société Emadis, non certifiée par l’Organisation mondiale de la santé dans le domaine des équipements sanitaires, au détriment du Groupe Togola dont les équipements sont pourtant homologués avec la certification ISO9001.

Ces équipements de marque Dutch health BV fabriqués en Amsterdam (Pays Bas) avec une technologie allemande font le bonheur de plusieurs organisations internationales (Save the Children, Unfpa, Unicef, etc.) et certains à travers l’Afrique: Niger, Guinée Bissau, Mozambique, Cameroun, etc.

Madou COULOU

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