Politique Nationale Genre(PNG) : Le Club de la presse de Radio klédu relance le débat

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Le 68ème édition du club de la presse de radio klédu s’est tenue samedi dernier à l’hôtel mandé à la Cité du Niger. Thème : «équité et genre au sein de l’administration publique».

La conférence était animée par Mamadou Doumbia, représentant la direction nationale de la Fonction Publique et du Personnel et par des femmes leaders. Il s’agit de Mme Bintou Nimaga, conseillère au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Salimata Diarra, présidente de l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) et la présidente de l’Association pour le Progrès et la Défense des droits de la Femme (APDF).

D’entrée de jeu, Mme Bintou Nimaga rappelle qu’on ne plus parlé aujourd’hui d’équité et genre, sans parler de la Politique Nationale Gene (PNG) qui constitue désormais le document de référence sur la question. C’est pourquoi les débats étaient essentiellement axés sur la PNG. Toute chose qui a permis aux journalistes et aux invités  sur cette politique qui est une priorité pour des autorités.

Considéré comme un rêve pour les autorités et surtout la gente féminine, la Politique National Genre a vu jour. Le processus d’élaboration a duré 4 ans. Elle a été Adoptée depuis le 24 novembre 2010 à l’Assemblée nationale.

  Selon Mme Bintou Nimaga, ce document a été élaboré suite à un constat : l’inégalité entre l’homme et la femme dans tous les secteurs socio-professionnels. Cette situation est due, selon elle, à un système d’inégalité instauré par les us et coutumes séculaires. La PNG est un document de 95 pages qui éclaire sur les disparités qui existent entre les hommes et les femmes dans les différents secteurs sociaux professionnels. La PNG repose sur quatre fondements. Il s’agit des fondements juridique, socio-culturel, politique et économique.

L’occasion était bonne pour donner des précisions sur le concept genre. Pour Mme Coulibaly Salimata Diarra, c’est regrettable  de constater qu’on résume  le genre à la femme. «Dans ce pays,  quand on parle de genre, tout le monde pense à la femme », déplore- t-elle. Avant de rappeler que le concept genre  ne prend pas en compte, Uniquement les femmes. Mais tous les rapports sociaux. Pour elle, équité et genre signifie supprimer les disparités dans les rapports entre l’homme et la femme. Car au Mali, continuait-elle, le fossé est encore grand entre l’homme et la femme dans tous les secteurs. C’est pourquoi, les femmes se sont battues, corps et âmes, afin que cette PNG soit conçue et adoptée.

Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour illustrer les disparités entre les hommes et les femmes au Mali. Dans le secteur de l’éducation, le taux des filles est de 40% au fondamental, 33,93 % au secondaire et seulement, 26,96% à l’université. En 2008 les femmes représentaient 25% dans la fonction publique contre 15% en 2000.

Selon la présidente de l’APDF, ces disparités sont inacceptables dans un pays où la constitution consacre l’égalité des sexes. Rappelons que le Mali a ratifié plusieurs conventions sur les droits de la femme. Mais leur mise en œuvre est autre chose. Il urge selon les conférencières de conformer les lois nationales à ces conventions afin de mettre la femme malienne dans ses droits.

Rappelons que la PNG est à sa phase institutionnelle. Sa mise  en œuvre proprement dite commence en 2012.

Abou Berthé

 

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