Pour avoir refusé de signer l’accord de « soumission » : Le village de Segué sous menaces djihadistes

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Les populations du chef-lieu de la commune rurale de Segué dans le cercle de Bankass, ne dorment plus que d’un seul œil depuis le jeudi dernier. Elles sont menacées d’attaque terroriste parce qu’elles ont refusé de signer l’accord de « soumission » ou de « non-agression » qu’imposent les djihadistes aux populations dans le cercle de Bankass depuis quelques mois. Les autorités qui sont déjà alertées doivent vite intervenirpour éviter le danger et sauver ces populations. 

Nombreux sont des villages dans le cercle de Bankass, surtout dans les communes de Ouenkoro, Baye, Diallassagou, Koulogo, Tori …qui ont signé des accords de « non-agression » ou de « soumission » aux djihadistes pour survivre. Ces villageois qui ont pratiquement tout perdu et qui ne souhaitent que de vivre sont contraints d’accepter les dictats des djihadistes, car l’État est quasiment absent. Dans leur accord nous informe une source locale, les djihadistes imposent aux populations des dictats suivants : combattre la présence des signes de l’État (aucun représentant de l’État ne doit être accepté) ; la fermeture des écoles ; les femmes seront voilées ; les chasseurs déposeront les armes…

Ces djihadistes basés, selon nos sources, dans des forêts des communes de Baye, Sokoura et Ouenkoro reçoivent, en longueur de journée des villageois qui, en l’absence de l’État, n’ont d’autres choix que d’accepter leurs dictats pour pouvoir survivre. Dans ces villages , ce sont les djihadistes qui les maîtres des lieux. Tout le monde est obligé de se soumettre à eux. Et dans le cercle de Bankass, seules les communes de Bankass, Kani Bonzon, Dimbal et Segué (actuellement menacée)  sont, pour le moment, à l’abri de ces pratiques. Mais là aussi, les menaces sont réelles et graves.

La résistance de Segué

Segué, chef-lieu de la commune rurale de Ségué, est situé sur le plateau, à 45 kilomètres de la ville de Bankass. Village déjà très peuplé,il a accueilli, avec cette crise sécuritaire, plusieurs déplacés des communes de Ouenkoro, Sokoura, Tory, Baye. Le plan des djihadistes d’occuper toute la localité de Bankass avec leurs accords de « soumission » imposés aux populations, n’a pas marché à Ségué. La population a dit niet à toute signature d’accord sans le gouvernement et les chasseurs. C’est en tout cas ce que nous a rapportés un habitant de la localité. « Ségué a refusé d’aller signer l’accord avec les djihadistes. Les villageois ont, au cours d’une réunion tenue ce samedi matin, écarté cette option. Ils ont décidé de ne signer aucun accord avec les djihadistes », nous informe un habitant de Ségué. Mais selon ce dernier, ce refus a valu aux populations de Segué de menaces permanentes d’attaques terroristes.

En effet, la semaine dernière, les djihadistes ont attaqué le village de Don situé à moins d’une dizaine de kilomètres de Ségué. Depuis cette attaque, la menace plane sur Segué. Les forces du mal, selon notre interlocuteur, se regroupent, depuis le vendredi dernier à une trentaine de kilomètres pour diriger une attaque contre Segué. « Le village de Segué est sous menace d’attaque, car il a refusé de signer l’accord d’allégeance avec les terroristes qui,quelques jours durant , se regroupent à quelques kilomètres du village. Il faut donc vite prévenir », alerte un habitant du village de Segué.

Eh oui, il faut, à tout moyen, empêcher l’attaque de ce village. En plus de la nécessité de repousser les djihadistes basés dans la localité, il faut forcément sécuriser le village, car Ségué a une spécificité : en plus d’être un village peuplé, il est composé majoritairement de chrétiens alors que c’est la charia que les djihadistes imposent aux citoyens. Donc, les autorités doivent multiplier les actions afin que ces paisibles populations puissent être sauvées et continuer leurs activités quotidiennes.

Les FAMa alertées           

Les autorités maliennes ont-elles été alertées de cette menace ? Oui, nous informe un habitant du village de Ségué qui a bien voulu garder l’anonymat. « Les FAMa ont été alertées à Bankass, Bandiagara et Koro », nous apprend notre source qui ajoute qu’elles n’étaient pas arrivées sur le lieu au moment où nous mettions cette information sous presse. Mais joint par nos soins, un officier supérieur présent dans la région de Mopti a rassuré que des initiatives militaires sont en cours pour protéger les populations et leurs biens.

 

Boureima Guindo

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3 COMMENTAIRES

  1. As was set forth while ago as in year or more we as in villagers must alter our mindset plus ability to fit total circumstance plus goals in our best interest. Terrorists want to keep us uneducated plus vulnerable plus our women uneducated plus useful for only sex plus maid work when world have become so technologically advanced it is minor work for person to perform those duties for self in advanced living community. Our women deserve more.
    To forego defense of oneself or /plus family is to submit to enslavement. Communities must unite with several becoming single community with each village having section within community. With that increased manpower working with military assistance larger community may develop defense plan it may fulfill as community educate plus carry out essential daily activity.
    Malian Military plan as every inch of Mali is reclaimed surely is one to surround forest plus enter with intent of annihilating all terrorists. Terrorists have proven they will not hesitate to murder, rob us or rape our women. We best not be cowards but we should have capable defense. There is no easy way to settle this condition. We must work with Malian military to set fitting timetable for winning military intervention to come forth. Nothing less is right.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

  2. Cette pratique est aussi vieille que l’Islam lui-même. A la naissance de de l’Islam, il y avait deux empires autour. L’empire Byzantin et les Sassanides Perses. De Médine, des lettres ont été envoyées aux souverains de ces empires pour leur demander d’embrasser l’islam afin d’éviter la guerre sur eux. Bien sûr, les réponses furent négatives et la guerre a suivi comme promu. Ceux qui étaient conquis étaient partagés en deux. Les gens du livre (les chrétiens et les juifs) avaient le choix de se convertir et vivre comme des citoyens normaux ou garder leur religion mais des citoyens de seconde classe avec des restrictions comme de paiement d’une taxe spéciale (jizya ou taxe de protection), l’interdiction de construire de nouveaux lieux de culte etc…
    Quant aux autres ils devraient se convertir à l’islam out mourir. ils ont plus pragmatiques en Inde, ils avaient des taxes de Indiens plutôt leur cadavre. Ils faut ces derniers se également vaillamment défendus c’est pourquoi la plupart d’entre eux restent livres aujourd’hui et se développent dans tous les domaines tandis que les parties qui ont été occupées c’est à dire Le Pakistan, le Bengladesh et surtout l’Afghanistan sont devenus des problèmes pour eux et pour le monde… On accuse Israël de faire des restrictions sur les populations arables qui font 20% de la populations israéliennes. Mais ces arables ont plus de droits que les populations occupées pendant les quatre califes de l’Islam et après, par les Omeyyades, les Abbassides et les Ottomans. Les serbes de Balkan ne vous diront pas le contraire.

  3. Guindo ke, ceci veut dire que Bankass est occupe, gere et protege par les Jihadistes, veritablement nous n’avons de pays que sur papier, le Mali n’existe plus!!!!

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