Le président du MPR, Choguel Maïga, lors de la Conférence régionale du parti : «Il faut de nouveaux militants pour la victoire en 2012»

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Le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) était en Conférence régionale du district de Bamako le samedi 18 juin au Centre international de conférences de Bamako. C’était sous la présidence du premier responsable du parti, Dr Choguel Kokalla Maïga. Cette assise, qui rassemble les militants du parti du tigre des six communes du district de Bamako, a permis au président du MPR d’insister sur la nécessité d’aller à l’assaut de l’électorat à travers la conquête de nouveaux adhérents pour maximiser les chances de succès du parti aux élections générales de 2012.

Le président du MPR, le Dr Choguel Maïga était entouré, au présidium, des  principaux responsables du parti dont Mme Diallo Madeleine Bah, non moins ministre de la Santé, l’honorable Mme Camara Saoudatou Dembélé. Le  parti, qui a eu le courage de revendiquer l’héritage politique du président Moussa Traoré, est actuellement en train de remobiliser ses troupes dans la perspective des élections générales de 2012. «Nous sommes ici à Bamako aujourd’hui en Conférence régionale après Sikasso, Ségou, Kayes. Nous serons, la semaine prochaine, à Koulikoro, puis dans les régions centre et nord: Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Après, nous nous concentrerons sur les cercles pour maintenir un contact avec la base du parti. Notre agenda est donc bien chargé. Ces tours de la République ont pour objectifs d’avoir des échanges. Les contacts, la chaleur des rencontres avec les militants nourrissent l’action politique de notre parti», a déclaré ChoguelMaïga.

      Il a souligné que le thème général de ces rencontres est « Le MPR, cap sur les élections générales 2012, enjeu et défis», avant de signaler que chaque région, en fonction de ses spécificités et la sensibilité des militants, peut définir son sous-thème. Il a rendu hommage aux militants et cadres du parti du tigre dans le district de Bamako, car, selon lui, c’est eux, spécialement les femmes et les jeunes qui ont maintenu haut le flambeau du parti durant les moments difficiles; c’est-à-dire de 1993 à 2002. Ces périodes où, a-t-il rappelé, le MPR avait des difficultés, des angoisses, des inquiétudes pour avoir une salle afin d’y tenir une quelconque rencontre de mobilisation de ses militants. C’est à partir de 2002, estime le président du parti du tigre que, sous la conduite du président ATT, il y a eu la décrispation et, dès lors, le MPR est considéré au même titre que toutes les autres formations politiques.

      Il a alors rendu un hommage à ATT pour ce processus de réconciliation courageusement amorcé, pour ce processus d’acceptation de l’autre avec toutes ses différences. Sans compter ses réalisations.

    Parlant des perspectives électorales du MPR, le chef de file des tigres n’a, certes, pas crié sa tigritude, mais a salué la complémentarité harmonieuse qui est réelle entre la génération des anciens et celle des jeunes au sein du parti. Il n’a pas manqué de saluer le courage et la détermination des femmes et des jeunes pour tenir le parti debout en vue des succès électoraux encore plus éclatants.

       Un hommage spécial a été rendu à Mme Diallo Madeleine Bah pour le bon travail qu’elle fait au sein du Gouvernement. Ce qui a conduit ATT à la reconduire au portefeuille de la Santé.

       Dans ce sens, «il faut de nouveaux militants en nombre. Nous devons faire de la place à de nouveaux adhérents pour que nous puissions relever les défis électoraux qui  sont devant nous». Il a mis un accent particulier sur le rapprochement de vue entre le MPR et l’ADEMA, alors que, de 2002 jusqu’à une période récente, ce parti  était un farouche adversaire. Aujourd’hui, c’est avec l’ADEMA que le MPR a le plus grand nombre d’alliances d’élus.

      Choguel Maïga a invité les cadres et militants du parti à travailler dans l’intérêt de leur formation politique en étant à l’écoute des anciens, des femmes et des jeunes qui ne cessent de se battre pour que le parti reste debout. «Il faut tout faire pour garder la cohésion et l’unité du parti et surtout éviter des déchirements à cause des postes pour que le MPR demeure l’un des plus grands partis du Mali après les élections de 2012», a-t-il conclu.

 

Bruno D SEGBEDJI

 

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