Présidentielle 2012 : IBK prêt pour la compétition

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« Je suis physiquement, moralement et politiquement prêt », a répondu Ibrahim Boubacar Kéita, président du parti des tisserands, à la demande du Congrès « d’accepter de porter les couleurs du RPM aux élections présidentielles de 2012 ».

Lors de la conférence de presse qui a suivi la clôture du Congrès, IBK a démenti avoir conseillé Laurent Gbagbo, l’ancien Président ivoirien, de refuser de céder et de se maintenir au pouvoir. Selon lui, il s’agit d’une accusation injuste parce qu’il a évité au Mali de plonger dans une situation similaire en 2002. « Est-ce c’est la même personne qui va conseiller à Gbagbo d’aller jusqu’au bout ? ».

En 2002, après la proclamation des résultats du premier tour, qui mettaient le président du RPM au troisième rang, le parti a tenu un meeting au stade du 26 mars où les militants qui ont fait le plein du stade étaient suspendus aux lèvres du « kankélén tigi ». Pour un oui venant de lui, ils étaient prêts à mettre la ville à feu et à sang, pour rétablir leur « victoire volée ». IBK a dit non et a appelé au calme : « la situation était telle qu’il n’y avait plus de coupe-coupe au marché, tout ayant été acheté », a-t-il rappelé. Celui qui a renoncé à cela ne saurait conseiller à son ami d’aller jusqu’au bout.

De 46 députés, le Rpm a périclité à 11, ce qui s’explique selon chef des tisserands par l’opposition que le parti a choisie de mener. « Il y a un prix à payer pour la lutte politique. Pour sa politique d’alliance le RPM a des contacts étroits et permanant avec l’Adema, l’URD et d’autres. Les portes sont ouvertes pour l’entrée du Miria, le Per y est déjà. Mais en vérité, pour l’Adema et l’URD, IBK est aujourd’hui très touché par les démarches de ses frères infatigables, Dioncounda Traoré, Ali Nouhoun Diallo. Il en est de même pour Soumaïla Cissé. « La volonté est réelle de nous retrouver, mais c’est le faire qui n’arrive pas à se réaliser », a dit IBK.

 Chacun est disposé à accepter l’autre, mais compte tenu des familles politiques, ce n’est pas un individu qui décide, c’est le parti politique, il faut que les autres camarades acceptent. Pour certains c’est une question de vie. Certains insistent parce que le parti a une histoire et il faut du temps pour cicatriser certaines blessures. Les élections seront une jauge car chacun pense que c’est lui le plus fort. « On ira tous, les Maliens vont nous départager ». Les retrouvailles ne pourront se faire qu’après le premier tour. Se rapprocheront alors, les « grands modèles » pour former un « super modèle », comme le souhaite Soumana Sacko de CNAS-Faso Hèrè, ou un « hyper modèle », comme l’espère Me Mamadou Gakou de la COPP. 

B. Daou  

 

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