Couverture médiatique en période de crise : Sélingué abrite une foire aux idées

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Ce n’est un secret pour personne, le Mali est en crise depuis des mois : occupation des régions du nord et une crise institutionnelle lancinante au sud. En cette période cruciale de notre vivre ensemble, il est indéniable que les organes de presse auront un rôle éminemment important à jouer. C’est conscient de cette situation que le ministère de la Communication a initié un atelier d’échanges sur la couverture médiatique en période de crise.

Une vingtaine de directeurs de publication, de rédacteurs en chef, de rédacteurs en chef adjoint et de journalistes sont  en conclave à Sélingué depuis le 6 septembre 2012, pour échanger sur la couverture médiatique en période de crise. Pendant cet atelier prévu pour prendre fin le 9 septembre 2012, les journalistes échangeront sur des thèmes comme : les règles de déontologie et d’éthique, la liberté et la responsabilité sociale du journaliste, la place et le rôle de la presse dans la consolidation de la paix et de la démocratie, la couverture d’un théâtre d’opération : défis et risques, le traitement de l’information TV/radio, la couverture journalistique de l’actualité politique en période électorale, le rôle du journaliste dans la dynamique d’antenne.

En plus de tous ces thèmes, les journalistes auront une belle occasion d’échanger avec trois ministres du Gouvernement sur les activités de leurs départements respectifs. Ce sont : le ministre de la Défense et des anciens combattants, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire et le ministre de l’agriculture. Bruno Maïga, ministre de la communication, a rappelé que l’organisation de l’atelier trouve sa justification dans la nécessité d’outiller et de mieux orienter les professionnels des médias dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information pendant cette période délicate de crise. Selon lui, cette initiative s’explique par le rôle stratégique que les médias doivent jouer pour accompagner le gouvernement dans la réalisation de ses deux missions essentielles : la reconquête de l’intégrité territoriale et la préparation d’élections libres, transparentes et démocratiques.

Il a rappelé que depuis juillet 2012, le ministère de la Communication a élaboré, en collaboration avec tous les départements ministériels, un plan de communication gouvernementale sur les deux objectifs de la transition, à savoir la reconquête du territoire national et l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques. Selon le ministre, ce plan d’action est axé sur des activités médiatiques de production, de diffusion, de communication sociale, de suivi évaluation et prend aussi en compte les impératifs de renforcement des capacités de tous les acteurs intervenant dans le processus électoral, notamment les hommes de médias. « Chers amis, les missions prioritaires du Gouvernement de transition n’ont pas varié.

La priorité des priorités est la reconquête des régions de Gao, de Tombouctou et de Kidal sous occupations par des séparatistes et des islamistes armés et l’organisation d’élections démocratiques, libres et transparentes », a-t-il déclaré. Il a estimé que l’atteinte de ces objectifs de la transition exige les efforts de tous les maliens, au plan national et l’assistance effective de nos partenaires aux plans sous-régional, régional et international. « Aucun soutien ne sera de trop dans cette tâche », a-t-il ajouté. En la matière, selon le ministre,  le gouvernement et le peuple malien comptent sur la presse nationale dans toute sa diversité en raison de sa fonction sociale et de son rôle de stimulant de la dynamique communautaire et nationale. « Vous avez un rôle essentiel à jouer dans le cadre de l’information, de la sensibilisation et de la mobilisation pour l’atteinte des objectifs fixés au gouvernement de transition », a-t-il conclu.

Assane Koné

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3 COMMENTAIRES

  1. Pire qu’une tautologie si nous nous évertuons encore à diagnostiquer les maux de notre pays, le Mali, dont nous nous réclamons sans cesse en évoquant des hommes et des femmes illustres du passé. Les maux sont connus, cernés et ciblés ; seulement, ceux qui devaient ou doivent les éradiquer depuis, se plaisent et en font une source pour parvenir, se maintenir, voire se succéder.
    Il est nécessaire d’avoir une vision claire et proposer des remèdes à court, moyen et long termes aux maux endémiques relatifs à :
    – L’insécurité au Nord du Mali,
    – La Démocratie et l’autorité de l’État,
    – L’école malienne,
    – La santé,
    – L’agriculture et la commercialisation des denrées,
    – Le commerce,
    – La circulation routière et le transport,
    – La sécurité urbaine et interurbaine,
    – La communication : les médias,
    – L’élection présidentielle.
    Nous retiendrons une fois pour toute que l’essor d’un pays, comme le nôtre, repose sur les domaines suivants :

    – L’unité répondant à la devise de notre nation : Un Peuple – Un But – Une Foi ;
    – L’appel de notre hymne national qui en dit plus ;
    – L’autosuffisance alimentaire par le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche
    – L’éducation avec une politique éducative qui débouche sur l’emploi des meilleurs, voire une façon de cultiver l’excellence dont on parle tant ;
    – La santé par le développement des centres et surtout le recrutement des médecins, infirmiers et autres techniciens ;
    – La sécurité de l’intégrité territoriale, de la société civile, par le recrutement et la formation militaire avec les moyens adéquats.
    Le combat à engager illico presto consiste à dépêcher les moyens logistiques, l’armement nécessaire, les hommes sur les terrains des opérations avec les mesures d’accompagnements.
    – Ne plus négocier la paix avec les touaregs rebelles appelés à tort bandits armés. Une rébellion ne se négocie pas, elle se mate.
    – Ramener, le plus vite que possible, les officiers connus de tous avec l’armement nécessaire et les hommes valeureux pour juguler cette crise.
    – Arrêter de distribuer l’argent du contribuable malien aux apatrides, aux revenants, aux barbares.
    – Récupérer les armes et les engins de ces revenants qui d’ailleurs ne sont pas tous des maliens.
    – Favoriser le retour et la sécurité des réfugies maliens non impliqués dans la rébellion du nord.
    – Restaurer rapidement l’autorité de l’État à tous les niveaux ;
    – Rencontrer les différents syndicats des travailleurs du Mali, leur expliquer et les inviter à surseoir à tout mouvement pouvant freiner la marche vers la restauration de l’autorité de l’État ;
    – Lutter contre l’incivisme, l’absentéisme, la gabegie, la corruption, la vénalité dans tous les secteurs étatiques et économiques, en prenant des sanctions conséquentes et pas des moindres ;
    – Procéder à la vérification des Attestations, des Brevets, des Certificats et des Diplômes scolaires dans tous les services et au sein des Forces Armées et de Sécurité ;
    – Arrêter la distribution de galons au sein des Forces Armées et de Sécurité ;
    – Arrêter le favoritisme, le népotisme lors des recrutements dans l’armée, à la police, à la gendarmerie etc.
    – Décider de l’existence d’une seule Fonction Publique de l’État qui gère tous les travailleurs ;
    – Favoriser et promouvoir le recrutement des jeunes dans le secteur privé et par les privés qui doivent les inscrire à l’Institut de Prévoyance sociale (INPS) ;
    – Amener tous ceux qui ont dilapidé les biens de l’État, à payer ;
    – – Revoir la pertinence du nouveau découpage administratif par rapport à l’existant

  2. Encore faudrait-il que les journalistes aient à manger. Sinon ce serait toujours des articles bidons pour se remplir le ventre….

  3. Mais diable, pourquoi une information aussi importante, telle que cette requête (clandestine, inopinée) du Président du Mali (2012) à la Cedeao, en vue de la réinstauration de la souveraineté du pays dans le nord doit être d’abord connue des Maliens à partir des sources extérieures? Lesquelles sources sans scrupules n’hésitent pas à structurer, triturer, manipuler, voire dévier ladite information pour des fins inavouées? Une information aussi délicate, fondamentale et de souveraineté ! Franchement! Comme dans d’autres domaines, le Mali a besoin d’une presse digne de foi, une presse qui s’assume à travers des journalistes compétents, de vrais professionnels de la plume et de la collecte d’informations pertinentes. La presse malienne doit impérativement interdire et mettre hors la loi ces mercenaires, terme par ailleurs trop noble, qui se font payer pour raconter des balivernes. Chaque jour qui passe apporte son lot de souffrance. Ecoutez et réécoutez Banindé de Siramori Diabaté. Méditez.
    Bassikodo

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