20 janvier 1961- 20 janvier 2016 : Un anniversaire endeuillé par la mort de 3 gendarmes

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Célébration du 55è anniversaire de l’armée : Le chef de l’état a salue la « la renaissance progressive »

Les Forces Armées Maliennes ont célébré  hier 20 janvier le 55ème anniversaire de l’accession de notre armée à la souveraineté nationale. Les cérémonies de festivités se sont déroulées à Kati sous la présidence du président de la République, chef suprême des armées, Ibrahim Boubacar Keita. Malheureusement, cette fête de la grande muette a été endeuillée par la mort tragique de 3 gendarmes près de la ville de Mopti.

Le 20 janvier  de chaque année consacre la célébration de l’anniversaire  de la souveraineté nationale  de notre vaillante armée.  On se rappelle que cette souveraineté nationale a été acquise en 1961 sous la houlette du président Modibo Keita. Depuis cette date, notre armée fait la fierté de tous les maliens. Jadis redoutable dans la sous région, elle a été ébranlée par l’occupation du nord par les narco trafiquants et des djihadistes. Aujourd’hui, elle se relève  gaillardement grâce aux efforts déployés par les plus hautes autorités du pays. Elle est en cours de refondation totale pour reconquérir son lustre d’antan. Cela est entrain de se concrétiser vu les opérations de défense que les forces des armées  et sécurité mènent actuellement pour mettre hors d’état de nuire les ennemis de la paix. Hier mercredi 20 janvier, cette digne armée a fêté son 55ème anniversaire sur des notes qui augurent un lendemain meilleur. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, chef suprême des armées a profité de l’occasion pour déposer une gerbe de fleur à la stèle de Kati. A titre de rappel, cette stèle traduit la reconnaissance de la nation et l’hommage rendu non seulement aux militaires maliens morts au front à Aguel – hoc, à Kona et un peu partout dans le nord pour la défense de l’intégrité du territoire national, mais aussi aux militaires étrangers morts pour notre pays. Elle se  situe à la place de prise d’armes de Kati, à quelques mètres du camp  de la 3ème région militaire.  Après cet exercice combien important qui rend hommage aux soldats tombés sur le champ de l’honneur pour défendre la patrie, IBK  a procédé a la revue de troupe. Le clou de la cérémonie était la remise des médailles aux militaires et forces de sécurité qui se sont distingués par leur  bravoure dans l’accomplissement de leur mission pour la patrie. En effet, 5 catégories de médailles ont été remises aux récipiendaires pour témoigner la reconnaissance de l’Etat. Ainsi des mains du ministre de la défense et des anciens combattants, Tieman hubert Coulibaly, 4 militaires ont bénéficié la médaille de la croix de la valeur militaire ;  la médaille du mérite militaire revenait à 7 militaires sous le truchement du ministre de la sécurité et de la protection civile, le colonel major, Salif Traoré ; 3 militaires sont récompensés avec la médaille de sauvetage. S’y ajoutent la médaille des blessés avec 12 récipiendaires et la médaille de commémoration de campagne avec 5 récipiendaires. Un défilé qui illustre la nouvelle vision du président de la république a mis fin à la cérémonie.

Dans son adresse à la presse, IBK a laissé entendre que rien ne sera plus comme avant. Il souligne à cet effet que l’accent sera mis désormais sur la formation et l’équipement de nos forces armées et de sécurité.  Il a, en outre mis l’accent sur l’équipement des FAMa en général et particulièrement l’armée de l’air qui bénéficiera de moyens aériens pour accomplir sa mission.  Dans le but de vaincre les forces du mal, le président de la République martèle que les différentes armées des Etats du sahel vont conjuguer leurs expertises pour mettre fin aux ambitions démesurées des  terroristes.

 

Une fête endeuillée

 

En effet pendant que les préparatifs de cette fête de la grande muette battait son plein, dans la nuit de mardi du 19 au mercredi 20 janvier, trois gendarmes ont été lâchement abattus par des terroristes du Front de libération du Macina, non loin de la ville de Mopti.

« Trois gendarmes ont été assassinés dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti. Ils étaient en mission », a déclaré une source militaire à Mopti, précisant qu’ils « ont été assassinés par balles ». Les gendarmes, qui n’étaient pas « lourdement armés », n’ont pu répliquer énergiquement, notamment sous « l’effet de surprise ».

Confirmant l’information, un responsable de la police locale a affirmé que les trois gendarmes étaient tombés dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Mopti, dans une zone « difficile d’accès » et alors qu’ils étaient « isolés ».

 

Ousmane Cissé

 

 

L’ARMEE NATIONALE : La marque de souveraineté du Mali

 

L’histoire du Mali a été marquée par quelques grandes périodes qui sont entre autre : le 22 septembre 1960, date de l’accession de notre cher pays à l’indépendance. Le 20 janvier 1961 l’armée malienne a vu le jour et le 26 mars 1991 ce fut l’ère de l’avènement de la démocratie en république du Mali des suites d’une insurrection populaire qui fut achevée par un coup d’Etat militaire.

 

L’armée dans toutes ses composantes, incarne la souveraineté de la nation malienne à l’intérieure comme à l’extérieur. Elle constitue le maillon essentiel pour la reconnaissance de notre souveraineté, notre indépendance.

Après sa création le 20 janvier 1961, les autorités de l’époque avec à leurs têtes, Modibo Keita, père de l’indépendance, ordonnèrent aux colonisateurs de quitter les camps militaires qu’elle avait occupé pendant toute la période de la colonisation. Il s’agit notamment des casernes de Bamako, Kati, Gao, Kayes et Tessalit. Ces camps étaient occupés du fait des accords signés entre la France et la fédération du Mali qui était devenus caducs après les évènements du 19 au 20 Aout 1960. Un vibrant appel a été lancé aux soldats maliens qui servaient la France à regagner la patrie afin de venir renforcer les rangs de l’armée nationale qui venait de voir le jour. Ainsi, désormais, défendre la souveraineté du Mali fut un devoir de tous. C’est pourquoi par deux fois, l’armée malienne a défendu la patrie en 1975 et en 1985 contre l’annexion d’une partie du territoire malien par l’armée burkinabé et tout récemment elle a défendu le territoire contre l’invasion des terroristes et des narcotrafiquants appuyés par la rébellion touareg.

La défense nationale a été et reste, à l’instar de tous les pays et à toutes époques l’une des préoccupations essentielles de l’Etat malien : l’intégrité du territoire national, assurer la sécurité des populations, défendre contre les ennemis intérieurs et extérieurs, participer au développement économique et social. Tels sont les rôles assignés à notre vaillante armée, gardienne de nos institutions. L’armée, en plus de sa tache de défense nationale, elle s’est vue confier d’autres missions : contribuer à la cohésion nationale et internationale et lutter contre le sous développement. Les interventions au Burundi, au Rwanda, en Haïti, Libéria et en Sierra Leone sous le manteau des Nations Unies en est une parfaite illustration du maintien de l’ordre international.

Depuis sa création, l’armée malienne est au service du peuple malien pour combattre l’ennemi et assurer le maintien de l’ordre interne, la protection des institutions de la république. Elle est engagée, loyale et disponible. Elle est au four et au moulin dans le processus de développement et d’unification. Elle a été construite à force de patriotisme de résolution et d’abnégation.

LD 

 

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