Mali: «Il s’agit d’une démission forcée» dit Ibrehima Taméga

20 Août 2020 - 15:58
Mis à jour: 6 ans
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Mali: «Il s’agit d’une démission forcée» dit Ibrehima Taméga

Le sort d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) préoccupe la communauté internationale. À l'unisson, elle réclame sa libération. L'Union africaine s'inquiète pour sa santé et critique les conditions de détention du président démissionnaire. Une démission qui pose question auprès de ses soutiens comme Ibrehima Taméga. Il préside l'organisation de jeunesse de la Convergence des forces républicaines.

RFI : Le président Keïta a présenté sa démission dans la nuit de mardi à mercredi. Vous demandez sa libération ? Ibrehima Taméga : Il ne s’agit pas là d’une démission de gré. Il s’agit d’une démission forcée. Vous savez, quand on a des militaires qui vous entourent, qui vous obligent à écrire une déclaration, à signer cette déclaration, à démissionner, on ne va pas dire que c’est une démission de gré. Et donc, aujourd’hui, c’est là où nous estimons que le chef de l’État, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale sont actuellement séquestrés par des militaires à Kati. Et si leur libération intervient, que se passe-t-il ensuite de votre point de vue ? Nous espérons très rapidement le retour à l’ordre constitutionnel. Le président de la République a été démocratiquement élu. Il convenait qu’il termine son mandat comme le prévoit la Constitution, et qu’à terme de son mandat, il y ait des élections transparentes qui soient organisées.
Si la libération du président IBK et des autres responsables intervient, est-ce que vous pensez qu’une réinstallation au pouvoir est encore possible ?
Cela a été le cas dans certains pays. Nous comptons, nous osons compter sur l’intelligence de ceux qui ont fait le coup d’État, nous devons compter sur leur intelligence pour revenir à la raison, pour qu’on discute entre Maliens, pour qu’ils contribuent à permettre le retour à la normalité. Si le chef de l'État devait être remis à sa fonction, ce serait une belle chose dans un pays comme le Mali et ce serait un exemple à donner aux autres pays de la sous-région. Le Mali est un grand peuple malgré tout. Nous sommes une jeune démocratie certes, mais nous sommes un grand peuple de dialogue. J’ose faire confiance à l’intelligence de tous les acteurs locaux, qu’ils soient militaires, qu’ils soient politiques, qu’ils soient membres de la société civile. Personne ne souhaite aujourd’hui voir ce pays sombrer. Je suis convaincu que nous serons en mesure de nous écouter, de nous asseoir autour d’une même table, conformément à la volonté du chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta bien avant le mardi, le triste mardi précédent, de nous asseoir et de réfléchir ensemble sur comment faire en sorte que le pays sorte de cette situation, de cette impasse. Est-ce que vous participeriez à une transition politique civile dans laquelle le président IBK n’aurait pas sa place ? Pour le moment, notre seule exigence est bien entendu la libération immédiate du chef de l’État. Le retour à la normalité. Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique

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Commentaires (26)

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Kinguiranke
Kinguiranke 6 ans
Yugo, c’est qui meme ce petit bilakoro d’Ibrahima Temega? Il doit rejoindre le roi MAUDIT de segou et contnuer leurs aneries. Boua le ventru IBK le Mande ZONKEBA est fini et le peuple Malien a tourne la page de son histore avec d’autres patriotes comme Sadio Camara, Diaw, Goita, Fantamady, Imam Dicko, Choguel, Clement, Bathily, Tall, etc, etc. La prison Centrale de Nioro du Sahel attend Boua le ventru IBK le Mande Zonkeba pour quelques decenniesde travaux forces.
λ ω
λ ω 6 ans
> Merci, Monsieur TAMEGA ! > Rira bien qui rira le dernier ! > Au Mali, la bâtardise n'aura pas lieu : pas plus qu'au Burkina Faso, où elle fut ridiculisée par la CEDEAO et ses auteurs condamnés à plus de vingt ans, souvenez-vous en. > Le temps de rompre la légitimité constitutionnelle est révolu, partout où les nations aspirent au progrès. > Il faut que la soldatesque retienne une fois pour toutes que son devoir n'est pas de se mêler de la politique, quelles que soient les circonstances. > Si nous souhaitons la démocratie, - faisons comme en France dont les dignes soldats n'ont pas été alléchés par l'hystérie avec les Gilets Jaunes ; - faisons comme les soldats patriotes d'Espagne qui n'ont pas cédé à l'appas du populisme avec des manifestants Catalans ; - faisons comme les soldats exemplaires des USA qui, loin d'être des comédiens de spectacles, sont restés en marge de la politique pendant même que leur pays brûlait sous la colère des manifestants pour George Floyd ; etc. . > Quoiqu'il en soit, un Président est élu pour un mandat et le devoir des soldats est de sécuriser la légalité, sous toutes ses formes, point de se mêler des Affaires Politiques . Fin !
A Diarra
A Diarra 6 ans
Certains pensent voir leurs conditions changer avec ce coup de force. Détrompez-vous! Ouvrez les yeux!
yugubané
yugubané 6 ans
" Qu'ils soient de la société civile ou les militaires, personne ne souhaite voir ce pays sombrer ". Quand on écoute ces farfelus, on dirait que le MALI sous IBK n'a pas encore sombré dans l'abîme.
Tienkafo
Tienkafo 6 ans
Certaines personnes sont incapables de raisonnements cohérents denués d'injures. S'ils étaient à la place d'IBK, le pays sombrerait plus rapidement parce qu'on a besoin d'intellect pour diriger. Ceux qui tiennent un raisonnement contraire au vôtre, mon cher Yugubané, ne sont pas des ferfelus.
λ ω
λ ω 6 ans
> Merci M. TAMEGA : mais la bâtardise n'aura pas lieu comme au Burkina lors de la transition ! > Le temps de rompre la légitimité constitutionnelle est révolu, partout où les nations aspirent au progrès. > Il faut que la soldatesque retienne une fois pour toutes que son devoir n'est pas de se mêler de la politique, quelles que soient les circonstances. > Si nous souhaitons la démocratie, - faisons comme en France dont les dignes soldats n'ont pas été alléchés par les Gilets Jaunes ; - faisons comme les soldats patriotes d'Espagne qui n'ont pas cédé à l'appas des Catalans ; - faisons comme les soldats exemplaires des USA qui sont restés en marge de la politique pendant que leur pays brûlait sous la colère des manifestants pour George Floyd ; etc. . > Quoiqu'il en soit, un Président est élu pour un mandat et le devoir des soldats est de sécuriser la légalité, sous toutes ses formes. Fin !
Maiga
Maiga 6 ans
Vous faites tous semblants de défendre la démocratie ,ou je sais pas Mr Ibrahim Keita ,mais sincèrement je voulais que vous montrer au peuple malien et à l'opinion internationale ,que vous êtes sincère de ce que vous défendez, en appelant le peuple qui est avec vous à une manifestation sans violence pour le rétablissement de Mr Ibrahim Keita à son pouvoir, si vous aurez ce courage et un leader pour mobiliser le minimum de personnes dans la rue, vraiment IBK sera très soulagé, car il s'est vu déjà trahi par vous tous et toutes, en commençant par ses propres fils et sa femme, ainsi que ses enfants adoptifs, comme Moussa Diawara.
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