Mali : les mutins de Kati attendent d'être promus par IBK

01 Oct 2013 - 17:33
Mis à jour: 13 ans
14
[caption id="attachment_63689" align="alignleft" width="300"]La junte maliene menée par Amadou Haya sanogo, le 3 avril à Kati. © AFP La junte maliene menée par Amadou Haya sanogo, le 3 avril à Kati. © AFP[/caption] Faute d'avoir pu bénéficier de promotions, des sous-officiers de l’armée malienne, artisans du coup d’État du 22 mars 2012, se sont sentis trahis et oubliés par leur hiérarchie. Mardi 30 septembre, ils ont utilisé la méthode forte pour se faire entendre. Retour sur une journée très tendue à Kati, fief des anciens putschistes.     La rumeur courait déjà depuis plusieurs jours à Bamako et à Kati, ville garnison située à 15 km au nord de la capitale. Au ministère de la Défense, les noms d'un groupe de sous-officiers ayant soutenu le putsch du 22 mars 2012 ont été retirés à la dernière minute d'une liste de bénéficiaires des promotions annuelles prévues pour le 22 septembre, jour de la fête nationale du Mali.     Une semaine plus tard, mardi 30 septembre, à Kati, le siège du Comité militaire de suivi de la reforme des forces de défense et de sécurité (CMSRFDS) est pris d’assaut par un groupe de soldats. Il est 9 heures 20, trois militaires lourdement armés font irruption devant la porte principale du comité avant d'ouvrir le feu en rafales, à la mitrailleuse. Panique dans le camp ! Le colonel Mohamed Elhabib Diallo, qui assure l’intérim du CMSRFDS, et qui se trouvait à ce moment dans la cour en discussion avec des collègues, regagne précipitamment son bureau. Les trois assaillants investissent le siège du comité et foncent directement vers le bureau du colonel Diallo.     "Armés comme des Rambo" "Ils étaient armés à la grenade avaient des cartouches sur eux comme des Rambo. La sentinelle a été obligée de faire profil bas et de les laisser passer afin d’éviter un bain de sang", nous confie un officier malien témoin de la scène. Auparavant, au moins deux complices qui s'étaient infiltrés dans les locaux du comité rejoignent les trois autres assaillants dans le bureau du colonel Diallo, qui est sommé de les suivre dehors. Mais celui-ci tente de fuir et un soldat lui tire dans les jambes, le blessant avant de l’emmener dans un endroit tenu secret du poste de commandement.     L’alerte maximum est alors donnée à Kati. "Ils ont ciblé directement le colonel Diallo car ils l’accusent d’être à l’origine de l’annulation de leur promotion", explique notre officier témoin. De leur côté, les mutins commencent à téléphoner dans les autres camps de Bamako pour demander aux soldats non promus comme eux de les rejoindre.     Dans l’après-midi, plusieurs dizaines de soldats du génie miliaire, de la garde nationale de la gendarmerie convergent à Kati. "Tant que le colonel Diallo n’a pas dit la verité, on ne va pas le laisser. On veut la vérité sur ce qui s’est passé avec notre liste et il faut qu’on rencontre Sanogo", indiquait alors à Jeune Afrique un sous-officier qui avait regagné le rang des mutins. La tension est restée vive toute l’après midi puis, aux envions de 20 heures, l’ancien chef de la junte, l'ex-capitaine Sanogo devenu général 4 étoiles, accepte finalement de rencontrer les révoltés.     Locaux saccagés "Sanogo explique aux rebelles qu’il n’a pas été impliqué dans le dernier processus de promotion. Et qu'il faut donc aller demander des comptes aux autorités politiques", confie une source proche de l’ex-chef de la junte. Peu satisfaits de cette réponse, les soldats gardent en otage le colonel Diallo, qui a reçu les premiers soins pendant sa captivité, et demandent cette fois-ci de rencontrer le ministre de la Défense, Soumeylou Boubeye Maïga.     À 21 heures 30, ce dernier arrive à Kati. "Il leur dit que leur message a été entendu, et qu'il faut libérer le colonel Diallo en attendant l’arrivée du président IBK, mardi. Car ce dernier est le seul qui peut signer les décrets de nomination aux grades supérieur", explique une source au ministère de la Défense. Entre 22 heures 30 et 23 heures, le colonel Diallo est finalement libéré, mais les soldats conservent le contrôle des locaux du comité, qui est finalement pillé.     "Au milieu de la nuit, des hommes non identifiés sont entrés par une porte dérobée des locaux du comité et ils ont tout pris : ordinateurs, photocopieuses, imprimantes, télévisions… rien de transportable n’a été laissé", nous confie un officier membre du CMSRFDS. Mardi en fin de journée, la situation est plus calme mais les soldats rebelles sont toujours là. Et ils attendent IBK de pied ferme.     ________ Par Baba Ahmed, à Bamako Source: Jeuneafrique.com

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (14)

User
REFLEXION
REFLEXION 13 ans
oui les vrais patriotes doivent se mobiliser pour defendre leur patrie car disait FRANC FANON DISAIT "TOUTE GENERATION A UNE MISSION C'EST ELLE DE L'ACCOMPLIR OU DE LA TRAHIR" donc chers jeunes patriotes le mali vous appelle a le defendre de facon honnete par le don de soi
Sanspassion
Sanspassion 13 ans
Dieu est grand. Voici une occasion en or donnee a IBK pour redorer le blason de tout un peuple. Nous savons tous que toutes les crises politico militaires du Mali ont un denominateur commun: SANOGO . Alors Mr le president il est temps de d'agir: - Retraite d'office pour le capitaine - Radiation de tous les mutins - creation(ou renforcement) de casernes hors de Bamako - fermeture de toues les casernes de Bamako( comme l'a fait un de nos voisins) - Un message a la nation pour donner le ton d'une nouvelle ere de tolerance zero aux militaires, partis politiques et associations islamiques. Je ne prétends pas donner de leçons ,juste un point de vue QUE DIEU SAUVE LE MALI
REFLEXION
REFLEXION 13 ans
mon cher tu vois juste la premiere des choses que ibk arrive akoulouba etait de mettre le fantome de general a la retraite mais il l'a renforce en le nommant son conseiller special aux affaires militaires avec rang de president comme l'a voulu le meccant dionkis qui a voulu creer 2 vices presidences en violation de notre constitution de la transition a ces elections gagnes d'avance par celui la meme qui a occasione le coup d'etat avec son mentor le grand republicain qui est aujourd'hui le deuxieme vice president du mali ah les maliens reflechissez en celui qui arrive au pouvoir par les armes partira par les memes armes c'est un cycle ninfernal c'est le cas depuis que le mali est nE MODIBO KEITA PAR MOUSSA TRAORE PAR ATT PAR MNLA SUD ET MNLA NORD MNLA SUD PAR DIONKIS ET MNLA NORD PAR LES DJIHADO-NARCOTRAFIQUANTS CES DERNIERS PAR SEVAL DIONKIS PAR C M DIARRA CM DIARRA PAR DIONKIS ET MNLA SUD ET AUJOURD'HUI MNLA SUD EST DIVISE EN MNLA KATI ET MNLA GOUVERNEMENT KI S'OP0POSENT VIVE LE MALI
SANOGO
SANOGO 13 ans
MAIS QUI VAS LE FERME.LES SOLDATS QUI SONT DANS L4ARMEES MALIENNE SONT TOUS SANS EXCEPTIONS LES FILS DE CES HOMMES POLITIQUE .QUI ON INTEGRE LE CORP D'ARMEE AVEC l'argent que leur parent ont volées au contribuables maliens .et maintenant qui se sont former en gants quant ils sont pas content .il foudres leurs merde parce que ils sont les fils de papa .peuple du mali la république c'est pour nous alors levé nous .sinon notre patrie que nos ancêtres ont tant soufrent pour la bâtir va partir en fume r (la révolution populaire au mali)
amicale
amicale 13 ans
Le camp de Kati doit être fermé pour quelques années. Il y a des têtes dont les camps de Bamako et Kati doivent être définitivement soulagés pour que l'ordre revienne. GMS et camp de Kati sont comme des gangs.
Koumba Sacko
Koumba Sacko 13 ans
Nous disons et rappelons que les armées des lettrés mutants politiques africains sont constituées en majorité des membres de la famille de la tribut du clan politique qui y sont uniquement pour la « bouffaille » des deniers publics raison pour laquelle ils les octroient des grades « pépinières » d’officiers Nous disons donc que plus de la majorité des militaires des armées africaines ne sont point des vrais soldats prêts à mourir pour leurs pays Nous disons et rappelons regarder comment ils ont détalé en RDC Centrafrique Côte d’Ivoire Libye Mali Somalie etc tels des lapins en parlant de replis stratégique sans contre offensive stratégique Nous disons que le soulèvement des soldats plutôt des « soudards maliens » pour 1question de grade est « bizarre » et coïncide bizarrement avec la reprise des attaques au Nord comme s’ils veulent empêcher leur départ pour le front de guerre
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (144)
  • Nfp (69)
  • Citoyen du monde (47)
  • Kankan (25)
  • Coulibaly Yacouba (23)