27ème Conseil d’Administration du Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) : La lutte contre la piraterie et le recouvrement des redevances de droits d’auteurs et de droits voisins sont les principales préoccupations

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Discours de Madame NDIAYE Ramatoulaye DIALLO, Ministre de la Culture au Forum « Timbuktu Renaissance »
Madame NDIAYE Ramatoulaye DIALLO, Ministre de la Culture

Lors du 27ème Conseil d’administration du bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) tenu le 3 novembre dernier, le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo s’est réjoui de l’adoption du décret fixant les modalités de perception et la répartition des redevances de droit d’auteur et de droits voisins. Avant de préciser que la lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques ainsi que le recouvrement des redevances de droits d’auteurs et de droits voisins demeurent toujours leur grande préoccupation.  

Les administrateurs du Conseil d’administration du Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA) étaient réunis lundi 3 novembre pour les travaux de la 27ème session. Celle-ci était placée sous la présidence du ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, présidente du Conseil d’Administration. Il s’agissait d’examiner le bilan du bureau à mi-parcours de l’exercice 2014.

Une belle occasion pour le ministre de la Culture de rendre un vibrant hommage à la communauté des créateurs toutes catégories confondues (écrivains, cinéastes, auteurs-compositeurs, musiciens, danseurs, peintres, plasticiens, producteurs de spectacles….). Elle n’a pas oublié les différentes personnalités du monde de la culture qui nous ont quittées courant 2014. Parmi lesquelles figurent, entre autres, Youssouf Tata Cissé, Moussa Konaté, Ousmane Soumano, Bouréïma Dicko, Assétou Bagayoko dite Kabaya, Sékou Doudou Kouyaté, Batoma Diallo.

Aux dires de N’Diaye Rama Diallo, l’une des réalisations majeures du premier semestre 2014, c’est bien l’adoption du décret fixant les modalités de perception et de répartition des redevances de droits d’auteur et de droits voisins. Pour elle, ce décret légitimement attendu par la communauté des créateurs se présente comme l’ultime espoir pour la survie de la création littéraire et artistique. Avant de préciser que : “l’adoption de ce décret marque une étape décisive de l’évolution dans la gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins dans notre pays mais surtout elle traduit la volonté des plus hautes autorités de rendre aux créateurs d’œuvre littéraire et artistique la dignité de la vie en leur permettant de vivre du fruit de leurs créations”.

Après avoir félicité le Directeur général du BUMDA et son équipe, N’Diaye Rama Diallo estime que des efforts restent à faire notamment dans la lutte contre la piraterie et le recouvrement des redevances de droits d’auteurs et de droits voisins.

S’agissant de l’application de la rémunération pour copie privée et du décret fixant les modalités de perception et de répartition des redevances de droit d’auteur et de droits voisins, elle a invité la direction générale du BUMDA à prendre toutes les dispositions pour que “ce décret sorte ses pleins et entiers effets”.

A l’ère du numérique avec le développement des réseaux internet et de la téléphonie mobile, le téléchargement illégal et le partage anarchique des fichiers de musiques et de films ont mis la reproduction mécanique presqu’à l’arrêt, contraignant du coup, les producteurs de phonogrammes une reconversion vers d’autres activités économiques” regrette-t-elle. C’est pourquoi, les droits de reproduction mécanique sont en nette diminution, en raison de la chute du taux de fabrication de supports d’œuvres physiques. La subvention de l’Etat pour l’appui à la création, les recettes en provenance de l’étranger sont aussi en baisse constante. Pour relever ces défis, il faut obligatoirement innover, développer des actions de protection des œuvres et des droits des auteurs, reconnait le ministre de la Culture. Selon elle, il faut engager des actions fortes de lutte contre la piraterie.

Pour cela, le BUMDA doit élaborer et mettre en œuvre des stratégies efficaces pour parvenir à bout du fléau et intensifier ses efforts dans le recouvrement des redevances auprès des utilisateurs d’œuvres. Cela en vue d’un accroissement conséquent de la masse à partager et pour que le créateur puisse vivre des fruits de son œuvre.

Alou Badra HAIDARA

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3 COMMENTAIRES

  1. Il ne faut pas qu’on se ment entre nous le ministre ne peut rien faire contre la piraterie même les occidentaux ne sont pas arrivée à réduire le piratage

  2. Elle est nulle cette femme. trop gonflee. Il faut qu’elle nous rende des comptes du deal entre elle et africable , la chaine de daoudabougou , concernant le projet de renovation des monuments de la ville de Bamako

  3. Ma soeur, sister you gotta big job in yours hands for that matter.
    But you can make it reality step by step. Bravo pour ton bon travail au ministere de la culture depuis tu as mis pieds. Good Luck 😉
    Cas meme ton boss ladji machin, le parrain des detournements organises et sa racaille me de-goute. clarifier les rrous de Nos 30 milliarss de fcfa et meme plus. Ensuite le peuple verra.

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