Segou’art-Festival sur le Niger : La culture en résistance à la crise sanitaire

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« Diversité culturelle et résilience » était le thème retenu le samedi 23 janvier 2021, lors du débat Résili-Art, pour annoncer les couleurs de l’édition spéciale Covid-19 du Festival sur le Niger, organisé en ligne par la Fondation festival sur le Niger en collaboration avec l’entité convention 5 de l’Unesco.

 

En prélude à cette édition spéciale Covid-19, un débat de haut niveau s’est tenu le samedi 23 janvier 2021 en ligne, autour de la thématique diversité et résilience.

Dès le début de la pandémie, le secteur culturel a été gravement touché par l’arrêt des festivals et la fermeture des frontières. Cela a engendré d’énormes pertes, l’Unesco, pour tenter une solution, a mis sur pied un projet pouvant permettre au monde de la culture de continuer à produire tout en étant chez soi.

Cette initiative de la Convention 2005 de l’Unesco, démarrée depuis avril 2020, à laquelle a adhéré la Fondation festival sur le Niger pour créer plus d’espace d’échanges pour les acteurs culturels et les artistes a pour objectif de trouver des solutions pour permettre aux acteurs et artistes de s’adapter au changement imposé par la pandémie.

Durant le débat, les échanges étaient axés sur le rôle de la diversité culturelle dans le renforcement de la résilience des acteurs culturels, des artistes et des décideurs en vue de trouver des pistes de solutions. Les panelistes ont saisi cette occasion pour parler de résilience, des solutions endogènes envisageables et de la créativité artistique pendant cette période de crise sanitaire.

L’un des défis à l’heure de la pandémie est le numérique et la créativité. L’accent a été très souvent mis sur les réseaux sociaux et leur utilisation mais aussi comment la créativité peut aller au-delà des frontières géographiques. De par les propos des panelistes, cela nécessite la mise en plateforme pour la promotion des créations.

Cette année, la Fondation festival sur Niger a su s’adapter et s’est conformée à la situation qui s’impose en ajoutant une nouvelle corde à son arc, qui n’est autre que les médias sociaux ou encore la nouvelle technologie en créant un nouveau cadre de rencontre. Pour des raisons sanitaires, les activités de cette édition spéciale du festival sur le Niger se feront dans le strict respect des mesures barrières, ce qui inclut l’arrêt ou la suspension des festivités et la fermeture des lieux qui les abritent.

Dans son allocution, le président de la Fondation du festival sur le Niger, Mamou Daffé incite les acteurs culturels à aller vers de nouveaux paradigmes qui ont permis de savoir comment les continuer. Il en a profité pour remercier l’Uémoa, l’Unesco et tous les acteurs culturels et artistes.

A ce débat, ont participé Toussaint Tiendrobeogo, chef du département de la diversité des expressions culturelles à l’Unesco, Brahim Elmaznel, directeur artistique et consultant en ingénierie culturelle et membre de la Banque d’expertise de l’Unesco, Aly Dao, chargé de programme culturel et de la communication au Bureau Unesco de Bamako, Mamadou N’Diaye, Adama Traoré, acteur culturel, comédien et metteur en scène, directeur d’Acte Sept et initiateur du festival théâtre des réalités, Mohamed Ag Ansar, acteur culturel et coordinateur de la Caravane du festival sur le Niger, Cheick Tidiane Seck, artiste, Aminata Lo Paye, directrice culturelle de l’Uémoa.

Aminata Agaly Yattara

 

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