Lettre ouverte : De : Aliou Camara, Ingénieur chemin de fer à la retraite

A : Son Excellence Monsieur le Président de l'UM-RDA Lors du centenaire de Papa Président Modibo Kéïta à Mopti, vous avez endossé la lourde responsabilité d'oublier mon père Feu Famouké CAMARA. Je vous apprends cette phrase de Papa Modibo avec regret, me tenant contre lui à Dravela en 1963 : le brave ! Si il était vivant maintenant l'aurait trouvé Ministre. Il n'avait peur de rien. Sachez ce qui suit :

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1.Toutes les nuits, Baréma Bocoum, Robert Cissé et Famouké se concertaient chez mon père à table à la lueur de pétromax.
2.A chaque tournée Papa Modibo, il tenait à manger les nuits avec mon père qu’il a toujours appelé grand frère et ne buvait que le jus de citron pimenté de Madame Souleimane SANOGO (Banana).
3. Déporté à Kita pour six mois puis à Djenné 80% PSP où Papa Modibo logeait directement chez lui jusqu’à la 1ère victoire du RDA à Djenné avec Papa Bakari BAH en 1956.
4. Remuté à Mopti en 1956, les concertations quotidiennes tripartites nocturnes avec Baréma et Robert reprirent jusqu’au 19 mai 1958 où tombe malade l’administration coloniale lui a fait l’honneur de faire atterrir près de l’hôpital de Mopti où il travaillait comme infirmier spécialiste de 1er échelon un avion sanitaire pour l’amener à Bamako où il mourut le troisième jour le 21 mai 1958. Les responsables du RDA ont tenu à faire l’enterrement à Bamako.
5. Papa Modibo et ses compagnons ont décidé de réhabiliter mon père et ont choisi ma grande sœur Madame SANGARE Koria CAMARA qu’ils ont mis à la Panafricaine des Femmes auprès de ses Tantis, car elle était la plus jeune.
Certaines personnes ne méritent pas d’être oubliées.
Demandez à Mamadou Tiéoulé KONATE ce que Papa Hamaciré lui a dit de mon père le jour de l’enterrement de Tiéoulé KONATE : le brave ! Il n’avait peur de rien ! Il nous donnait à toute la jeunesse révolutionnaire dynamisme de la lutte de l’indépendance ! On le suivait tous.
Les reconnaissances de ma famille vont à tous ses anciens collaborateurs.
Bamako, le 18 novembre 2015
Signé
Aliou CAMARA

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1 commentaire

  1. «.. le président de la République ferait mieux de bien renforcer nos forces de sécurité actuelles, que sont la Police, la Gendarmerie, les forces spéciales et même l’Armée… »
    Quand on veut apporter une contribution un problème sérieux, on ne s’adresse pas un chef d’Etat comme si on s’adressait un ami chef de village.

    C’est une contribution ridicule. Les policiers de France, de la Belgique et même de la Tunisie sont certainement mieux équiper que ceux du MALI, mais les terroristes n’ont pas hésités de frapper là où ils voulaient.
    Monsieur Mandiaye Gaye, quand on n’a rien à proposer à la République, on ferme tous les trous de son corps pour ne pas dire la bêtise. Vous n’aviez pas d’en rajouter, les autorités sont aussi conscientes que vous de cette situation.

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