Législatives à Ménaka : « Pas d’élections avec le statut de cercle », selon les jeunes.

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Le Conseil régional des jeunes de Ménaka (CRJ) et le Mouvement Algafiat Iminika ont adressé, le 27 janvier dernier,  au premier ministre, Dr. Boubou Cissé, une « lettre de protestation » pour exprimer leur « vif désaccord par rapport à la participation annoncée de la région de Ménaka aux élections avec le statut de Cercle ».

Rappelons que la région de Ménaka a été créée récemment par les autorités maliennes avec plusieurs autres nouvelles régions comme Taoudéni, Bougouni, Dioïla, Nioro du Sahel, Koutiala, Kita etc… A cet effet, la région de Ménaka est fonctionnelle avec la présence d’un gouverneur depuis un certain temps. Pour les élections législatives du 29 mars prochain sur toute l’étendue du territoire national dont le collège électoral a été convoqué par décret n°2020-0010 P-RM du 22 janvier dernier, ces nouvelles régions participeront avec leur précédent statut. A ce propos, le Conseil régional des jeunes de Ménaka, présidé par Harouna Ibatane Yattara et le Mouvement Algafiat iminika, par Bouhaina Baby, ont dressé, le 27 janvier dernier, une « lettre de protestation » au Chef du gouvernement pour  exprimer leur « vif désaccord par rapport à la participation annoncée de la région de Ménaka aux élections en tant que Cercle. ». Pour les initiateurs, après l’adoption des textes requis pour la création de la nouvelle région, « Ménaka n’est plus un cercle » sur les plans juridiquement et institutionnellement. De même, le sur le plan administratif (présence du gouverneur et des autres responsables d’institutions régionales), ils estiment qu’au plan sécuritaire, organiser des élections dans « la situation actuelle de la région avec un statut de cercle pourrait détériorer davantage la cohésion sociale et la situation sécuritaire déjà volatile ». Au plan du développement, ils estiment qu’un tel scénario « freinerait le développement tout recherché de la région », « remettrait en cause les opportunités d’emploi, surtout pour les jeunes » et enfin, « remettrait en cause même l’existence de la région et sa représentativité au niveau national. ». Au vu de  tout ce qui précède, les initiateurs comptent sur « le sens élevé de responsabilité et d’homme d’Etat du premier ministre » et demandent aux plus hautes autorités de « prendre en compte les aspirations des populations de la région ».

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