Mali-Banque mondiale : Un Appui Conséquent à la Réduction de la pauvreté

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Le Crédit d’appui à la réduction de la pauvreté (PRSC-1) est la première d’une série d’opérations annuelles pour appuyer la mise en œuvre du Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté.

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi, un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 45 millions de dollars, environ 22,5 milliards Fcfa, en faveur de notre pays. Cet important financement est destiné à supporter le gouvernement dans la poursuite de ses objectifs contenus dans le Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCRP).

Ce document soumis à l’Assemblée nationale en décembre dernier en apport aux discussions du projet de budget 2007, comprend des programmes regroupés sur trois piliers. Le premier volet concerne le développement des infrastructures et le renforcement des secteurs productifs incluant la sécurité alimentaire, le développement rural, le développement des petites et moyennes entreprises et la gestion durable des ressources naturelles. La seconde composante porte sur le renforcement du programme des reformes structurelles (reformes du secteur public, climat des investissements, secteur financier, gouvernance, capacités de la société civile). Le troisième groupe de programmes sera consacré au renforcement du secteur des services sociaux (promotion de la création d’emplois, accès amélioré aux services sociaux de base, lutte contre le Vih/Sida).

"L’objectif du PRSC-1 est de renforcer la gestion des finances publiques, d”encourager la croissance et améliorer l’accès aux services sociaux de base, en mettant l’accent sur les activités réparties sous trois composantes : la gestion des finances publiques, la croissance et les services sociaux de base", a expliqué Christina Wood, la chargée du programme à la Banque mondiale.

La composante "gestion des finances publiques" est centrée sur le renforcement des liens du CSCRP avec les cadres macro-économiques et budgétaires, les mécanismes de suivi de l’exécution du budget et le système de passation des marchés. Le volet "croissance" met l’accent sur les mesures dans les secteurs financier, privé, le transport et la facilitation du transit, l’électricité, le coton et l’irrigation dans la zone de l’Office du Niger. La composante services sociaux de base se concentre aussi bien sur la santé et le développement social que sur l’hydraulique rurale.

L”opération contribuera au financement du budget 2007 qui poursuit les objectifs du CSCRP. Elle vise à encourager les reformes économiques, sociales et institutionnelles clés pour renforcer la performance d’ensemble de l’économie, la croissance et l’atténuation de la pauvreté. La mise en œuvre du PRSC-1 va renforcer le contrôle dans la gestion des finances publiques et le système de passation de marchés. Le programme permettra d”améliorer l’efficacité des dépenses publiques.

Par ailleurs, le PRSC-1 contribuera au renforcement de la croissance partagée tirée par le secteur privé en réduisant les coûts administratifs et financiers de la pratique des affaires, et en simplifiant le cadre réglementaire et les coûts de démarrage des affaires et ceux liés à l’exportation des produits de l’artisanat.

Dans le domaine de l’agriculture, le programme contribuera à poser les bases d”une amélioration des performances et de la croissance, à moyen terme, du secteur coton et de l’irrigation dans la zone de l”Office Niger. En ce qui concerne les services sociaux de base (santé et hydraulique rurale), le PRSC-1 renforcera les liens entre la stratégie et le budget et posera les fondements pour une amélioration de la qualité de la fourniture des services.

A mi-terme, le projet va aider à réduire les coûts du transport et du transit, en supportant un entretien régulier des routes et une baisse du poids (en argent et en temps) des procédures douanières pour le secteur privé. Le PRSC-1 réduira aussi les coûts des services financiers (et renforcera donc l’accès au crédit) à travers un apurement des mauvaises créances des banques. Il améliorera l’accès aux ressources de long terme, vitales pour doper la croissance partagée tirée par le privé. Comment ? En renforçant les perspectives des établissements avec des actifs de long terme financiers (fonds de pension, banques d’habitat, compagnies d’assurance) ou physiques (compagnies de crédit-bail).

En réponse aux reformes économiques orientées vers le marché et celles politiques à large échelle adoptées les vingt dernières années qui ont impulsé l’activité du secteur privé et renforcé la participation de la société civile, la croissance du produit national brut (PNB) était au dessus de 5% en moyenne par an depuis 1994, année de la dévaluation du Fcfa. Le revenu national brut par tête a augmenté de 240 dollars (120.000 Fcfa) en 1994 à 380 dollars (190.000 Fcfa) en 2005. Soit une croissance moyenne de 4 % par an. Ce qui s”est traduit par une réduction de la pauvreté et des inégalités.

"Comme dans d’autres pays à faible revenu, les capacités de l’administration sont faibles. Il reste pour le Mali un important programme social, structurel et macro-économique pour consolider les avantages acquis du passé afin de rendre durable une croissance à large échelle, fortifier davantage l’orientation vers le marché et avancer dans le programme de réduction de la pauvreté", a indiqué Christina Wood.

L’économie nationale reste cependant fragile puisque vulnérable à la pluviométrie et aux fluctuations des prix des produits (coton, pétrole, or). L’économie est dépendante de l’agriculture et de la production d’or. En effet le métal jaune et le coton ensemble, représentent 90% des recettes d’exportation.

(Source : Banque mondiale)

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