S.E. Evelyne Decorps, Ambassadrice de France au Mali : « Les relations franco-maliennes se portent mieux aujourd’hui »

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L’annonce a été faite à la faveur d’une conférence de presse organisée par l’Union des journalistes pour la promotion de la diplomatie au Mali, un exercice qu’elle entend étendre aux autres diplomates en poste dans notre pays

Dans le cadre de ses activités et pour vulgariser la coopération entre le Mali et ses partenaires, l’Union des journalistes pour la promotion de la diplomatie au Mali (UJDM) a initié une rencontre périodique d’échanges avec des représentations diplomatiques accréditées dans notre pays. Le premier exercice du genre a eu lieu le samedi 27 mai 2017 à la Maison de presse. La rencontre avait comme invitée l’Ambassadrice de la France au Mali, Evelyne Decorps accompagnée de ses collaborateurs dont le premier responsable de l’AFD. C’était en présence du président de l’UJDM, Amadou Mahamane Sangho et de son président d’honneur, Sory Kèmsso.

Sous la thématique « Les relations de coopération franco-malienne, historiques, acquis et perspectives», cette rencontre a permis à l’ambassadrice de France de brosser devant les journalistes l’historique et l’état des relations de coopération entre la France et le Mali sur les plans politique, économique et socioculturel. Elle a également répondu à plusieurs préoccupations des journalistes, notamment sur les questions de Kidal, le problème d’équipement de l’armée malienne, l’accord de coopération militaire, la prétendue exploitation minière au nord, la récente visite du président Macron, entre autres.

Dans son exposé préliminaire, Madame l’ambassadrice dira que les relations franco-maliennes se portent mieux aujourd’hui, même si par le passé elles ont été marquées par des incompréhensions comme toute relation. Elle notera que ces derniers temps il y a plusieurs visites officielles des deux côtés entre Paris et Bamako en évoquant la récente visite du Président Macron comme un symbole fort dans la relation franco-malienne.

Selon elle, c’est surtout avec l’avènement du multipartisme que la coopération a pris de l’essor même si à un certain moment donné, sous la présidence Konaré il y a eu un petit incident diplomatique lors de la visite du président Chirac à Dakar. Elle s’est surtout félicitée de l’aide publique au développement de son pays en faveur du Mali qui se chiffre plus de 7 milliards d’euros. Mais aussi elle a surtout parlé de la question de la diaspora malienne en France qui constitue, selon, elle un élément important de développement avec plus de 4500 titres de séjour délivrés par an ; l’existence d’une trentaine de coopérations décentralisées ; et plus de 120 entreprises françaises qui contribuent à la fiscalité au Mali.

L’occasion a été bonne pour Madame l’ambassadrice de nier en bloc la prétendue exploitation minière de son pays au nord. Selon elle, il n’y aucune entreprise française qui a un permis d’exploitation minière au Mali ni au nord ni dans le reste du pays.

Sur le plan politique et la gestion de la crise malienne, Madame l’ambassadrice soutient son pays a été aux côtés du Mali dès la période de Transition avant l’opération Serval. Et S.E Decorps de souligner que la France a été pour beaucoup dans la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali depuis la grande mobilisation de Bruxelles.

Sur la question des confrères relative à l’accord de coopération militaire, SE Evelyn Decorps dira que ce n’est pas l’accord de coopération militaire entre le Mali et la France qui empêche l’armée malienne de rentrer à Kidal. Selon elle, » il n’y a aucune volonté de l’armée française de bloquer l’armée malienne, de l’empêcher de rentrer à Kidal», qu’au contraire, soutient-elle, l’armée française aide l’armée malienne en l’accompagnant dans son redéploiement. Elle a jugé la visite de Macron à Gao comme le symbole de la parfaite entente politique et militaire sur le terrain.

Aussi, a-t-elle rappelé que l’armée française travaille main dans la main avec l’armée malienne tout en soulignant que Barkhane conduit des patrouilles, chaque fois que c’est possible, à l’intérieur de Gao pour la sécurisation, à Ber, dans la région de Tombouctou et au centre du Mali, afin de travailler main dans la main avec l’armée malienne.

Daniel KOURIBA

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