Sauvegarder WASSOUL’OR : le combat du seul : malien, qui joue dans la cour des multinationales

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Wassoul'orSeul Malien, ou presque, à s’être lancé et à avoir réussi dans l’exploration et l’exploitation industrielle de l’or et dans la recherche de gaz avec, à la clé des expériences concluantes par l’alimentation d’une unité pilote de production d’électricité avec l’hydrogène naturel découvert à Bourakébougou, le président-directeur général de Wasoul’or et de Petroma est, de plus en plus, victime de ses succès. Au point de susciter la jalousie de ses concurrents, qui tentent, désormais, de tout mettre en œuvre pour s’approprier ses mines. Avec la complicité tacite de certains hauts cadres maliens, tapis dans les dédales de l’administration publique.

« Je ne me laisserai pas faire. Et je me battrai, jusqu’au bout, pour préserver mes sociétés contre les prédateurs et continuer de créer des emplois au Mali, comme je l’ai toujours fait depuis un quart de siècle ». Avec son sempiternel sourire aux lèvres, et les gestes hauts et forts, Aliou Boubacar Diallo résume, pour l’essentiel, ce qu’il appelle son double combats : combat pour la sauvegarde de ses entreprises créées à la force du poignet ; combat pour la sauvegarde du symbole qu’il est devenu par sa présence parmi les sociétés minières opérant sur notre sol.

 

Un homme parti de rien

 

Parti de rien, ce fils de cheminot a bâti, en l’espace de deux décennies, un empire financier. Qui lui vaut, aujourd’hui, tous les honneurs à travers le monde ; mais aussi,  la haine viscérale de certaines multinationales, décidées à prendre le contrôle de la mine d’or de la société Wassoul’or, située à Kodiéran.

Diplômé de l’Université de Picardie, en France (Maîtrise en Economie et Gestion Financière), Aliou Boubacar Diallo connaît, sur le bout des doigts,  le fonctionnement des entreprises. Il a, à plusieurs reprises, procédé au rachat des dettes des pays africains et à la levée de fonds sur les places financières internationales. Avant d’investir dans les mines. Massivement. Résultat : il règne sur un empire financier, composé de deux sociétés prestigieuses et prometteuses. D’abord, Wassoul’or exploitant la mine d’or de Kodiéran et Petroma, qui a entamé la transformation du gaz de Bourakébougou en électricité. Et les essais, réalisés dans ce village,  situé à une soixantaine de kilomètres de Bamako s’annoncent prometteurs. Dans cette zone, Aliou Boubacar Diallo aurait découvert du moins si l’on en croit nos sources, du coltan lors de ses sondages stratigraphiques pour le gaz. C’est la première fois que des sondages stratigraphiques ont atteint 2 400 mètres de profondeur dans cette zone. Le coltan est une matière première, fort recherchée, entrant dans la fabrication des téléphones portables.

Échec et mat pour les détracteurs

 

Il n’en fallait pas plus pour susciter la convoitise de quelques partenaires devenus prédateurs. Il est inconcevable que des prédateurs étrangers comptent sur la complicité tacite de certains hauts cadres tapis dans  l’administration  publique, pour dévorer les sociétés de notre compatriote.

Également inconcevable qu’une certaine presse locale soutienne les ambitions impérialistes en lançant une campagne de dénigrement contre Wassoul’Or et son Président-Directeur Général, en déclarant l’une « en faillite » et l’autre « en fuite ».

En homme d’affaires averti, Aliou Boubacar Diallo a verrouillé le capital de la mine, dont il reste l’actionnaire majoritaire ; c’est-à-dire, à hauteur de 54,24 %.

 

Apurement du passif, reprise annoncée

 

Mis en redressement judiciaire, surtout après les difficultés consécutives au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, qui a fait fuir les investisseurs, Wassoul’or s’apprête à redémarrer ses activités. Selon l’expert judiciaire, commis par le tribunal de Commerce de Bamako, la reprise des activités est subordonnée à une condition : l’apurement du passif exigible, estimé à 7,1 milliards CFA. Ce qui vient d’être fait.

Le 10 mars dernier, Wassoul’or a payé plus de 7 milliards CFA à ses créanciers, constitués de fournisseurs, de sous-traitants, d’arriérés de salaires et de l’Etat.

Du coup, la direction générale de Wassoul’or envisage, avec sérénité, la reprise de ses activités qui s’annonce, pour le moins, prometteuse. Prélevés sur le site de Kodiéran, les échantillons analysés, sous le contrôle de la SGS, révèlent des teneurs en or jamais rencontrées dans une mine au Mali : environ, 600g d’or à la tonne, dans une intersection de 2 mètres. Et 68g d’or à la tonne, dans un couloir de 18 mètres.

Oumar Babi

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2 COMMENTAIRES

  1. N’EST PAS PROPRIETAIRE DE MINE D’OR QUI LE VEUT. ALIOU DEMEURE FAIT LA FIERTE DES MALIENS TANT L’HOMME EST INTELLIGENT, HUMBLE, GENEREUX ET SURTOUT COURAGEUX TOUT EN CREANT DES CENTAINES D’EMPLOIS. LES MALIENS DOIVENT S’INSPIRER DE SON EXAMPLE POUR REDUIRE LE CHOMAGE, ET PROMOUVOIR EGALEMENT LA REDISTRIBUTION DES RICHESSES. ALIOU MAY GOD BLESS YOU!

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