Programme annuel d’entretien 2022 de l’Office du Niger : Les travaux lancés par le ministre Modibo Keïta

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Accompagné d’une forte délégation, notamment Abdel Karim Konaté, Président Directeur Général de l’Office du Niger, le ministre du Développement rural, Modibo Keita, a lancé le samedi dernier à Markala les travaux du programme annuel d’entretien de l’Office du Niger exercice 2022.

Il s’agit, à travers ces travaux, d’améliorer l’hydraulicité pour l’irrigation sans contraintes des parcelles rizicoles de M’Béwani (20 000 ha), les champs de canne à sucre et rizières de SUKALA (7 200 ha) et de N’SUKALA (8 600 ha). Long de 19 Km, les travaux d’entretien du canal Costes-Ongoiba sont assurés par l’entreprise DANAYA pour un montant de 64 600 000 F CFA, HT sur une durée de deux mois.

Long de 37 km, le canal vise à faciliter l’évacuation des eaux drainées des parcelles de l’ensemble de la Zone de M’Béwani (20 000 ha), Canne à sucre de Siribala (3 000 ha), une partie de Niono (9 000 ha). Confiés à l’entreprise EYA le coût de ces travaux est estimé à 169 000 000 FCFA, HT pour une durée de deux mois.

Les travaux de faucardage, nettoyage et enlèvement de plantes aquatiques dans le canal de Thio qui, est exécuté par l’entreprise BOYILA Sarl pour un coup de 18 960 000 FCFA, HT ont été également lancés. L’objectif de l’entretien de ce canal est de libérer la voie d’eau et faciliter la navigation dans le canal et à travers l’Ecluse de Thio.

Ainsi, la délégation s’est rendue au barrage proprement dit à Markala où les travaux de réhabilitation du Chariot N°2 du Barrage de Markala et de l’ensemble du système électrique dans le cadre des travaux d’entretien urgent du Barrage de Markala et de ses ouvrages annexes ont été constatés. L’objectif de cette réhabilitation est de rendre fonctionnel le Chariot N°2 de manoeuvre des hausses du barrage en panne ; rénover l’ensemble du système électrique du Barrage pour un montant de 448650 000 FCFA, HT exécuté par  l’Entreprise  ‘’Ateliers Milliaires Centraux’’ de Markala pour une période de 6 mois.

En effet, le réseau hydraulique de l’Office du Niger est dense de 12 200 Km pour l’irrigation de 140 000 ha exploités essentiellement en riz et en canne à sucre. Sur les 12 200 Km de réseau hydraulique, il y a 450 Km de réseau primaire dont l’entretien et la maintenance sont financés par l’Etat chaque année, à travers une dotation à l’Office du Niger.

Il y a ensuite 2 650 Km de réseau secondaire dont l’entretien est financé par les Fonds de redevance collectés auprès des exploitants agricoles chaque année. Il y a enfin 9 100 Km de réseau tertiaire dont l’entretien est fait par les exploitants agricoles manuellement en haute intensité de main d’œuvre. Chaque année, ces réseaux hydrauliques font l’objet d’entretien et de maintenance avec une attention particulière sur la qualité, l’intensité et le suivi des travaux.

Dans le programme annuel d’entretien 2022 de l’Office, il s’agit   de l’entretien du réseau primaire les travaux sont financés par l’Etat pour un montant de 1.9 milliard FCFA. Ils couvrent 334 Km de canaux et drains primaires, soit 74% du réseau primaire. Ils sont repartis en 30 lots de travaux d’entretien. Les travaux d’entretien du réseau secondaire sont financés par la redevance eau pour un montant de 3.2 milliards FCFA. Ils couvrent 1 652 Km de canaux et drains secondaires, représentant 62% de la densité du réseau secondaire. Ils sont repartis en 95 lots d’entretien.

Les travaux d’entretien du réseau tertiaire évalués à 958 millions sont exécutés en principalement en HIMO par les exploitants agricoles. Ils concernent une longueur cumulée de 5 770 Km, représentant 63% de la densité totale du réseau tertiaire.

Selon le ministre du développement rural, Modibo Keita, il y a trois types de canaux, à savoir les canaux principaux, les canaux secondaires et les canaux tertiaires dont les travaux sont entièrement financés par l’Etat.

« L’année passée, l’hivernage n’a pas été bonne, les rendements ont été très faibles, ce qui a fait que les céréales coûtent très chers sur le marché. Il nous faut mettre à niveau les réseaux d’irrigation pour que la zone de Ségou puisse jouer son rôle dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle », indique le ministre.

Il a, par ailleurs, demandé à l’ensemble du monde rural à prendre les dispositions pour s’intéresser à l’intensification des cultures traditionnelles, notamment le mil, le fonio…afin de compléter le riz cultivé dans zone office.

Adama DAO

 

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