« Anaissoune à l’école des blancs » : Un livre pour inviter la jeunesse à se ressourcer

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Ce 2ème tome de 274 pages du Pr YounoussHamèye Dicko, retrace sa vie de l’école nomade de Gourma Rharous. C’est-à-dire celle de l’école primaire à l’époque coloniale.

C’est la suite logique du premier tome « Al Barka ». Ce livre à caractère romanesque a été lancé le week-end dernier, à la Bibliothèque nationale du Mali. Le lancement a mobilisé les militants politiques, les vieilles connaissances, les parents et les collaborateurs de l’auteur. La presse aussi était massivement présente.

Aux côtés de l’auteur pour la présentation de l’ouvrage, il y avait : le Pr N’Dji Idriss Mariko et le Pr Bani Touré. Pour la modération les organisateurs ont fait recours à l’expertise de Tiona Mathieu Koné,  journaliste et communicateur de profession.

Selon l’auteur lui-même, le nom «  Anaissoune » lui a été donné par sa mère biologique. Celui-ci a été maintenu même après le défunt de celle-ci par sa tante. Aussi, « Anaissoune » avec ses 7 ans est certes une âme bien née ! Benjamin d’une grande fratrie, orphelin déjà de père et de mère, il a grandi au sein d’une famille qui l’entoure d’un amour infini. Il va être arraché aux siens pour intégrer l’école de Gourma Rharous et son départ est un véritable drame » a expliqué l’auteur.

L’auteur a fait cas également d’une certaine répugnance par rapport à tout ce qui vient de l’ouest. Mais d’après lui-même, grâce à son courage et à sa finesse d’esprit, il va réussir à résoudre cette équation aux données contradictoires. Celle-ci fait allusion sur : le comment rester soi-même, fidèle aux siens, à ses principes d’honneur et devenir un « petit esclave des blancs » fier et libre. Il ajoute en faisant comprendre qu’« Anaissoune voudrait revenir chez lui et vivre auprès des siens dans ce Gourma qu’il aime tant, mais son intelligence et ses réussites scolaires le prédisposent à poursuivre toujours plus loin sur le chemin de la connaissance » a-t-il donné comme justification au nom donné à son livre.

Dans cet ouvrage, YounoussHamèye Dicko fait aussi le récit de ces années vécues dans « la prison dorée » de Bengo. Chose qui l’a conduit à forger sa personnalité au contact des enfants peuls et touaregs tout en tissant avec eux des liens d’estime et d’amitié indestructibles.

Toujours, par rapport à son accessibilité à cette école primaire de Gourma Rharous, l’auteur dit avoir été recruté par M. Boubacar Cissé, le père de Soumaila Cissé, président du parti URD. C’est ce grand Monsieur qui a contribué à sa scolarisation. En quelque sorte, il fut leur père sur tous les plans.

Quant à la situation actuelle du pays, l’auteur dit que le livre n’a  rien y en  avoir. Mais ça été une coïncidence. Il a accepté de publier cet ouvrage pour inciter la jeunesse actuelle à aller à la rencontre de leurs origines. C’est-à-dire d’accepter d’aller se ressourcer de leurs racines.

Plusieurs témoignages ont été faits. Ceux de l’ancien Premier ministre  OusmaneIssoufiMaiga ont consisté à inviter la jeunesse à lire ce livre, plein d’enseignement et de leçon sur la vie.

Diakalia M Dembélé

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