Construction de la Bibliothèque universitaire centrale : L’expertise du cabinet SPAD mise à contribution

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Notre pays sera doté bientôt d’une Bibliothèque universitaire centrale (BUC). Les études techniques et de suivi de l’infrastructure seront assurées par le cabinet d’architecture SPAD

La maquette de cette infrastructure scolaire qui sera réalisée sur budget national pour un montant total de 9 500 000 000F CFA a été conçue par le bureau d’études technique et d’architecture SPAD. Le promoteur et directeur de ce cabinet, Abdorahamane Ag Hantafaye nous a donné ses impressions et aussi les caractéristiques de ce projet de grande envergure.

Ce diplômé de l’ex-URSS fera savoir que son cabinet a été retenu à la suite d’un appel d’offres ayant enregistré plusieurs candidatures.  C’était en 2017. Ce concours a été organisé dans la plus grande transparence, avec une équipe sérieuse connue pour cet exercice.

Parlant des caractéristiques du projet, Abdorahamane Ag Hantafaye dira qu’il se réalisera dans le domaine universitaire, sur la colline de Badala, non loin de l’Institut Cheick Zayed. C’est un complexe réparti en trois blocs. Le premier est conçu pour abriter les services communs. Le deuxième servira de stockage des livres et  d’archivage. Quant au troisième bloc, il est  réservé aux salles pour la  lecture en rapport avec les différentes spécialités enseignées.

Ce nouveau bâtiment qui sortira bientôt des terres, est doté d’un style mixte de type soudano-sahélien. Il est conçu pour être complexe. Sa construction se fera en majorité avec les matériaux modernes.

S’agissant de la conception de l’infrastructure, le Directeur du cabinet SPAD dira qu’elle a été faite, en ayant un penchant à l’homme. Il y a un triangle, symbolisant l’homme avec des calebasses au-dessus. Tout pour démontrer l’importance de la formation des ressources humaines, à partir des livres.

La Bibliothèque universitaire centrale, dans sa conception, fait aussi ressortir la laïcité du Mali. C’est pourquoi, il y a deux livres coraniques au-dessus du patio, avec une croix chrétienne. Un autre style y a été mis en contribution pour magnifier la plume devant l’entrée de cette infrastructure. « C’est une bibliothèque multifonctionnelle, avec une grande salle de conférence. Il y a grand restaurant à l’intérieur de l’infrastructure à côté duquel est aménagé un jardin. C’est un cadre agréable pour la lecture » à en croire Abdorahamane Ag Hantafaye.

Toujours, pour mieux répondre au souci des amoureux de la lecture, le Directeur du cabinet d’architecture SPAD dira que le projet prévoit, aussi, l’aménagement des espaces verts et l’installation des caméras de surveillance, aux alentours de l’infrastructure. L’utilisation de l’outil  informatique se fera dans le souci de numériser les livres et autres documents et accessoires. Également, des salles sont conçues pour la formation.

L’infrastructure dont la maitrise d’ouvrage est assurée par l’Agetipe, a un délai d’exécution de trois ans.

En ce qui concerne l’attribution du marché pour les études techniques et de suivi à son cabinet, Abdorahamane Ag Hantafaye, a laissé entendre qu’il a été surpris. De ce fait, il a souhaité que cette amorce de transparence dans l’attribution des marchés publics se poursuit  normalement.

A noter que le cabinet a déjà décaissé le premier montant pour les études techniques concourant à la réalisation de l’infrastructure.

Diakalia M Dembélé

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1 commentaire

  1. De quelle transparence parle ce Monsieur Hantafaye ? C’est un tissu de mensonge. Ce dossier était en gestation depuis 2011, et on peut dire tout sauf que la procédure de passation de ce marché s’est faite dans la moindre transparence. Initialement, c’est l’Unesco qui soutenait ce projet. Mais cause des retournements rocambolesques de l’affaire, cette agence onusienne a dû vite s’en écarter pour ne pas tremper dans la magouille. En effet, il y a eu à l’époque un premier appel à candidatures qui s’est terminé en queue de poisson pour beaucoup de participants qui étaient nombreux et comportaient même des bureaux étrangers. Certains n’ont même pas été informé de l’évolution du dossier. Ensuite vers 2017, une deuxième procédure a été enclenchée mais dans le blackout total. Ce qui au départ devrait être un concours international, a fini par n’être qu’une banale sélection de quelques structures pour enfin aboutir à l’attribution du présent marché. Cette procédure doit clairement être auditée, tellement les zones d’ombre y sont légion. En vérité, il n’y a rien d’étonnant puisque c’est l’Agetipe qui est à la manœuvre. Cette agence étatique est un véritable nid de corruption dans le microcosme des BTP aux Mali. C’est notoire ça, et tout le monde le sait.

    Pensées rebelles.

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