IBK à la Rentrée Solennelle des Universités, Grandes Ecoles et Instituts du Mali 2015-2016

05 Jan 2016 - 11:49
Mis à jour: 11 ans
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IBK à la Rentrée Solennelle des Universités, Grandes Ecoles et Instituts du Mali  2015-2016
SEM IBK à la rentrée Solennelle des Institutions D’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique 2015-2016
«La recherche scientifique, moteur de développement n’est pas un slogan c’est une réalité»  Ce lundi, 28 décembre 2015 s’est tenue dans la salle 1000 places du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), la deuxième Edition de la rentrée solennelle des universités, grandes écoles et instituts du Mali sur le thème : «La recherche scientifique, moteur du développement.» La cérémonie était placée sous le haut patronage du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, en présence du Chef du gouvernement Modibo Kéita, du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Me Mountaga Tall, des représentants de Corps diplomatique ainsi que de nombreuses personnalités et d’éminents Professeurs, d’enseignants-chercheurs. Apres l’exécution de l’Hymne National, la présentation du programme par la maitresse de la cérémonie et la projection d’un magazine sur la recherche scientifique au Mali, Mme le Professeur Assetou Founè Samaké a ouvert la cérémonie par la  leçon inaugurale. Dans son intervention, elle a souligné les difficultés notamment le manque de considération des chercheurs par les pouvoirs publics. En comparaison de leurs homologues de certains pays, qui lors des rencontres sont munis soit de passeport de service, certains même de passeport diplomatique. Selon Mme Samaké, les difficultés majeures sont l’insuffisance  du capital humain. «Le Mali compte deux mille(2000) chercheurs toutes disciplines confondues. La plupart des chercheurs sont atteints par la limite d’âge  et la relève n’est pas au rendez-vous, il faut s’attendre à des difficultés dans quelques années. A cela s’ajoute les moyens financiers, car les structures de la recherche au Mali sont très dépendantes de l’aide extérieure. Par exemple, l’équipement de laboratoire dans la lutte contre la maladie à virus Ebola par les Etats Unis D’Amérique en 2015 » a-t-elle laissé entendre. Elle a mis l’accent sur  le financement par les collectivités territoriales de la recherche comme l’Université de Grenoble en France. A l’en croire « malgré les contraintes que connaisse la recherche aujourd’hui, les chercheurs Maliens ont au point des vaccins contre certaines maladies des animaux grâce au laboratoire vétérinaire de Sotuba. Egalement dans le secteur de l’agriculture qui est un pilier de l’économie nationale, les chercheurs de l’IPER/IFRA de Katibougou à Koulikoro, ont mis à la disposition du monde paysan des semences adaptées aux conditions climatiques de certaines de nos régions comme le sahel. Même si tous les domaines ne sont pas couverts par ces progrès comme les sciences sociales, selon elle force est de reconnaitre les efforts inlassables et l’engagement nos chercheurs pour contribuer au développement de secteur pourvoyeur de l’économie.» Dans son allocution, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Me Mountaga Tall a fait l’état de la réalisation de l’édition de 2014-2015, entre autres la rénovation des sites de résidence universitaire, la construction de salles de classes et de travaux dirigés, la mission de la délégation pour la création des universités de Gao, Tombouctou et Sikasso ,la continuité du processus de bancarisation des étudiants qui contribue non seulement a apaisé le climat social dans l’espace universitaire. Il a souligné que son département fera tout afin que les étudiants boursiers puissent avoir accès à leur bourse avant la fin du premier trimestre 2016 et des mesures sont prises pour pallier aux difficultés des étudiants boursiers qui sont à l’extérieur. A ce stade, il ne reste aucun centime impayé de la part de l’Etat au vu de ses engagements relatifs au protocole d’accord. L’objectif reste le dialogue social et l’apaisement de l’espace universitaire, la régularité de l’année académique. L’Association des Instituts et Etablissement d’Enseignement Privés a remis un chèque de cinq millions de francs CFA (5 000 000 FCFA) au Président de la République comme contribution à la paix au Mali. Sur le plan international grâce au Président IBK, le Mali en plus de ses partenaires tels que : l’Algérie, la France, le Canada, les Etats Unis la Russie, le Maroc, a bénéficié des bourses de la part du Venezuela, de Cuba et de l’Australie. A cela, il faut ajouter la participation de la banque mondiale, de l’UEMOA et de l’Union Africaine. Un projet de loi est en cours de finalisation répondant aux  attentes et aspirations des chercheurs de la part de l’Etat, a souligné Me Tall. Pour le président de la République Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita dans son intervention, il  a laissé entendre que «les chercheurs ne seront plus humiliés dans quelques Aéroports que ce soit, ils seront considérés, car l’Etat   leur doit reconnaissance telle est ma  réponse.» Par ailleurs, il a invité les entreprises privées à contribuer au financement de la recherche dans leur intérêt, en prenant l’exemple de pays comme le  Japon car il n’y a pas de succès sans l’apport du public-privé. Le Président de la République demeure convaincu de la nécessité  de l’enseignement comme, a-t-il  souligné dans son projet de société. Il a aussi invité  les structures de la recherche à créer une synergie entre eux.  Sur ces mots, il a déclaré ouvert la rentrée solennelle des Universités, Grandes Ecoles et Instituts du Mali ainsi que le premier salon de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique. Source : LE FORUM  

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Commentaires (46)

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ALBERT II
ALBERT II 11 ans
Le thème choisi était “De la recherche scientifique moteur du développement”, qui a tout son sens, selon le chef de l’Etat, car c’est un sujet d’actualité non seulement pour le Mali mais aussi pour tous les pays qui veulent se développer. Je crois que la société des hommes dans cette planète qu’est la nôtre vit en ces jours des temps difficiles. Une conjonction de crises de plusieurs natures menace la survie même de notre espèce: problème de la faim ou, si vous voulez, de la production d’aliments et surtout de leur répartition ; je pense aux besoins énergétiques et aux voies qui peuvent s’ouvrir à leur satisfaction ; à la variabilité des conditions climatiques et à leur répercussion sur les conditions de vie des populations dans notre pays et dans de vastes régions du globe. Ce thème est donc bien choisit et il faille qu’il y est des réflexions pointus pour proposer des solutions à la situation particulière de notre pays car ces questions sont des prérogatives à tout développement.
salvador
salvador 11 ans
Pour IBK, la recherche scientifique est un élément incontournable pour le Mali d’aujourd’hui et de demain pour son développement. En effet, en parlant de “développement” l’accord nécessaire peut ne pas être facile à atteindre. En fait, on sous-entend souvent en parlant de pays “développés”, qu’on parle de pays à “économie développée” ; on parle donc de “développement économique”. Et, normalement, développement économique va de pair avec “développement scientifique et technique”. Au “développement économique” on fait usuellement correspondre une mesure quantitative que l’on appelle PNB ou “produit national brut”. Il y a à côté, ceux qui parlent de “développement humain” qui est autre chose et qui n’est pas mesurable par un simple chiffre tel que le PNB .
ALLEN
ALLEN 11 ans
Je pense que si la proposition du président de la république se traduit en actes ce serait vraiment profitable pour notre pays car elle permettra d’ identifier les principaux facteurs qui déterminent l’efficacité d’une politique nationale de la recherche qui ait comme priorité de contribuer à améliorer les conditions de vie des citoyens auxquels elle s’adresse. Et la volonté du président de la république étant de mettre ses concitoyens dans de bonnes conditions de vies y mettra les moyens financiers et matériels nécessaires.
Roald
Roald 11 ans
Sans chercheurs il n’y aura pas de recherche. Les jeunes doivent donc être attirées vers l’aventure de la recherche en leur ouvrant une perspective de conditions en termes de stabilité d’emploi et possibilités d’avancement selon leur expérience et leur succès. Sans techniciens et sans ouvriers qualifiés les activités de recherche ne pourront pas se développer, en tout cas dans de nombreux domaines. Cette implication donc de nos autorités doit permettre de booster les choses au plan national.
L'ENFANT DE BOUGOUNI
L'ENFANT DE BOUGOUNI 11 ans
Je pense que l’accent doit être mis sur la recherche appliquée car les choix et les investissements doivent être prioritairement déterminés par les besoins économiques et sociaux de notre pays , à la satisfaction desquels la recherche doit pouvoir contribuer de façon directe et indirecte. Prospection et exploitation de ressources naturelles, sécurité alimentaire, santé, sont des domaines très sensibles dans cette perspective en vue développer notre pays.
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