Exploitation moderne : Rayan, un nid de torture des employés

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    Présent depuis plusieurs années au Mali, ce restaurant libanais est passé champion de la maltraitance sous la barbe  des autorités soudoyées la plupart du temps, fermant l’œil sur les conditions misérables de travail.

    La corruption, encore de la corruption, dans un pays où l’honnêteté est devenue un délit, l’étranger qui a pignon sur rue peut mettre sous l’éteignoir tout citoyen lambda. En d’autres termes, une exploitation de l’homme par l’homme, une pratique courante au Mali à laquelle les entreprises libanaises se sont abonnées. En voici un cas digne d’intérêt, celui du restaurant Rayan où les employés sont martyrisés sans cesse par leur employeur libanais qui use de toutes les astuces pour rabaisser et piétinés les droits des jeunes à la recherche de quoi subvenir à leur besoin.

    Travaillant pour des salaires dérisoires, récemment augmenté de 35.000 FCFA à 40.000 avec plus de temps de travail que la norme généralement admise, soit plus de 10h par jour, les employés de cette boîte ne bénéficient d’aucun traitement selon les normes recommandées par des institutions qui régissent le droit de travail ratifié par notre pays. Il ressort de nos investigations que la direction mouille la barbe des agents de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), fait croire sur document que les employés sont couverts avec des numéros d’identification fictifs. Il n’est pas seul. De pareilles manigances sont monnaie courante dans plusieurs entreprises privées au Mali.

    500F pour une amputation de doigt !

    Plus fréquemment, la boîte procède à des licenciements non avisés et sans payement d’indemnité de licenciement obligatoire. Les pauvres employés ne sachant à quel saint se voués se murent dans un silence total par craintes de représailles.  Surtout que les robes noires ont l’habilité de transformer le noir en blanc et le blanc en noir. Tout simplement parce que l’argent a tout pouvoir. Quand il passe, le droit trépasse.

    Selon des témoignages, un employé a perdu le doigt avalé par une machine à broyer dans la cuisine du restaurant. A sa grande surprise il s’et vu remettre un billet de 500 F CFA par le gérant pour se soigner ! Une insulte à la limite ! Les autres employés ont  déplorée à voix basse le mépris ainsi affiché mais le courage leur a manqué de faire remonter l’indignation collective au  responsable.

    Pour des employés qui travaillent plus de 10h par jour, seulement 250 CFA leur sont octroyés comme frais de repas par jour. Avec tout ce que la boîte se fait comme chiffre d’affaires dans notre pays, c’est ainsi que nos citoyens sont traités au vu et au su de nos autorités. Encore pire, il arrive que l’employeur en vienne aux mains avec les employés devant la clientèle. Avec d’importants pots de vin versé, tout serait permis.

    Ousmane Mariko

     

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    1 commentaire

    1. Avant d’aller voir l’étranger, la situation est-elle meilleure dans les entreprises nationales ? C’est comme ça : en attribuant toujours la faute aux autres, on n’avancera jamais. Sur d’autres plans, c’est la France qui est accusée depuis 60ans

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