Histoire… … d’un hôte indélicat

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    S.D. est employé de bureau depuis quelques années à Bamako.

    Marié depuis bientôt trois ans, S.D. et madame qui n’ont encore pas eu d’enfant se sont arrachés l’estime de leurs voisins à N’Tominkorobougou, car le couple est d’une gentillesse inégalée dans  le quartier.

    Aussi, jamais quelqu’un n’a été témoin d’un quelconque tapage dans le foyer du jeune couple.

    C’était hélas, sans compter avec les mauvais amis.

    En effet, le 30 juin  dernier, S.D. accueillait à domicile un ami de longue date qu’il n’avait plus revu depuis plus d’une dizaine d’années.

    Les retrouvailles ont été célébrées avec faste, aux dépens de quatre pintades qui ont été rôties par madame.

    La nuit tomba enfin et, S.D. décida de se coucher dans le petit salon en compagnie de son ami, car ils avaient beaucoup de choses à se raconter.

    Madame devrait donc dormir toute seule dans la chambre à coucher.

    Ainsi, vers trois heures du matin, alors que S.D. ronflait et madame aussi était plongée dans un profond sommeil, l’étranger qui n’a pas fermé l’œil de la nuit se leva…

    Marchant sur la pointe des pieds, il s’introduisit dans la chambre où était couchée madame et s’installa auprès d’elle. Nu… comme un oisillon.

    Madame alors se réveilla et, dans l’obscurité, pensant que c’était son mari qui avait “besoin d’elle”, se laissa faire…Pas pour longtemps…

    Les habitudes ne sont pas les mêmes…

    Ainsi, juste au moment où l’intrus allait accomplir sa basse besogne, madame qui venait de se rendre compte qu’elle n’était point en compagnie de son époux cria de toutes ses forces.

    S.D. (dans le salon) se réveilla en sursaut et alluma les ampoules.

    Son hôte, paniqué, cherchait à se rhabiller… Trop tard.

    Et, le linge sale ne pouvait plus se laver dans la famille, car les voisins étaient déjà là… à la porte.

    D’un calme olympien, S.D. dispersa les curieux et demanda tout même à son hôte humilié, d’attendre le lever du jour pour déguerpir.

    Curieusement, madame aussi plia bagages et regagna son domicile paternel, le lendemain de l’incident. Elle reprocherait à son mari, (à cause de sa mollesse et son traitement pacifique de la “situation”) d’en être complice.

    Son mari S.D., lui, s’en défend et estime que, dès lors que “rien n’a été fait”, rien ne servait d’égorger “par le bas”, son indélicat d’ami.

    Qui faut-il plaindre ou accuser dans cette histoire ?

     

    Boubacar Sankaré

     

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