Mairie de la commune de Baguineda camp : Le maire Salia Diarra et son équipe face à un passif encombrant

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Baguinéda est une commune du cercle de Kati à la limite de Bamako sur la route de Ségou. Compte tenu de la surpopulation de la capitale, beaucoup de personnes ont choisi de s’installer dans cette commune accueillante avec ses terres fertiles, son climat doux et très proche du centre urbain. C’est ainsi que les parcelles de terrain deviennent prisées dans la commune rurale de Baguinéda et les accaparements des spéculateurs fonciers ont débuté. Des spéculateurs fonciers ont posé plusieurs centaines d’actes de morcellement illégaux et ont réussi à arnaquer des milliers de citoyens innocents dans leur désir de s’installer dans la commune.

Aussi des agences immobilières et des groupements de travailleurs de plusieurs services de l’Etat se sont retrouvés victimes des spéculateurs fonciers et ont été spoliés par d’autres structures et agences de cessions immobilières. Plusieurs milliers d’hectares déjà morcelés et attribués par le maire sortant Toumany Diarra dit Vieux Ba, qui a géré de 2009 à 2013, sont spoliées par l’Etat et ses services au profit de l’ACI et ses corporations. Le désordre s’installe et les querelles sont quotidiennes.

L’État premier spéculateur à Baguinéda

Les anciens maires Mamadou Traoré de 1999 à 2009 et Toumany dit Vieux Ba Diarra de 2009 à 2016 avaient fait des lettres d’attribution pour des bénéficiaires sur plus de 3.000 hectares. Les lettres d’attribution étant des titres précaires, de nouveaux acquéreurs pour les mêmes sites se sont présentés ; cette fois-ci, avec des titres fonciers sur les zones déjà attribuées.

Tous les jours, se succèdent des descentes d’équipes de la police et de la gendarmerie sur Baguinéda pour intervenir dans des conflits meurtriers qui opposaient des multiples prétendants aux mêmes  parcelles. On retrouvait quatre à cinq propriétaires pour une même parcelle. C’était dans un tohu-bohu général que le maire Salia Diarra et son équipe ont été élus.

Le constat de la nouvelle équipe communale dirigée par Salia Diarra

À la suite des lettres de Toumany Diarra, la direction générale de l’ACI a présenté un TF de 1000 hectares. Et les occupants qui avaient fait des réalisations sur leurs parcelles ont été déguerpis. L’Etat, à travers le ministère des Domaines, a aussi décidé de créer un titre foncier de cinquante hectares comme zone de recasement au profit de la mairie de la commune V du district de Bamako, alors que ce même site avait été attribué par le maire sortant Toumany Diarra, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale.

Ce site était déjà morcelé en concession rurale par le préfet du cercle de Kati et c’est sur la base de ses lettres que le maire Toumany a établi les lettres d’attribution pour les concessions à usage d’habitation. Un second conflit se pose et les occupants sont déguerpis sans compensation ni droit.

Une autre spoliation majeure de l’Etat au profit des députés élus en 2009 a eu lieu en 2011 où, sur décision du domaine, il a attribué 15 hectares en titre foncier au député correspondant à un site déjà occupé et avec des réalisations. Aujourd’hui, les premiers occupants installés par la mairie sont déguerpis au profit de nos députés détenteurs de nouveaux TF qui démolissent les habitations déjà réalisées par des pauvres citoyens pour s’y installer en toute impunité.

Encore en 2011, l’Etat, à travers la direction nationale des domaines, a spolié 10 hectares déjà attribués pour en faire des titres fonciers individuels au profit des agents du même service des domaines. Les premiers occupants de ce site sont encore déguerpis pour les agents des domaines qui s’étaient fabriqué des titres fonciers. Qui pour contester ? Personne !

Aussi, suite à un litige foncier entre la mairie de Baguinéda et celle de Kalabancoro, la justice a tranché en faveur de la mairie de Kalabancoro et un certain Amadou Diakité qui ont obtenu la démolition de cinq hectares chacun, soit un total de dix hectares. Les occupants sont déguerpis et sans droits.

À cela s’ajoutent des morcellements clandestins opérés par des géomètres avec des fausses lettres d’attribution et vendues par milliers de parcelles à des acquéreurs de tous genres dont les services de police, de la garde nationale, les travailleurs des ministères et des directions et services divers.

La commune de Baguinéda devenait de plus en plus invivable au regard de tous ces scandales causés par l’Etat lui-même par l’équipe sortante et des spéculateurs fonciers. L’Etat étant une continuité, le nouveau bureau communal se devait de préserver l’ordre public en mettant les victimes dans leurs droits.

 Le recasement et la compensation de toutes les victimes

Suite à la demande présente par les populations et la saisine des milliers de victimes, le conseil communal de la mairie de Baguinéda Camp s’est réuni en session extraordinaire pour discuter de la situation des victimes, des solutions à apporter et de la suite des travaux d’attributions de parcelles en toute sécurité dans la commune. C’est ainsi que par délibération, le conseil a décidé à l’unanimité de procéder au recasement et aux compensations de toutes les victimes des spoliations de l’Etat, de l’ACI et des spéculateurs fonciers, pour préserver la quiétude et l’ordre public. C’est ainsi qu’avec l’avènement des quittances de payement qui donnent droit au permis d’occuper, en lieu et place des lettres d’attribution, ont été mis en circulation pour plus de sécurité.

Les nouveaux bénéficiaires des parcelles doivent désormais verser 80.000 mille FCFA à la régie des recettes de la mairie. Quant aux déguerpis, en plus des parcelles de compensation, ils sont exonérés de paiement de frais de permis. Les exonérations devraient leur permettre de renoncer à leurs biens et constructions démolies à la suite des déguerpissements. Certaines d’entre elles ont bénéficié de deux à quatre parcelles en fonction de leurs réalisations. Toutes les victimes ont eu des permis d’occuper établis sans payer un rond.

À notre passage au niveau de la mairie,  une dame dénommée Adam dit avoir quarante permis d’occuper de compensations en main. Elle affirme avoir trop souffert des spéculateurs fonciers. La bonne dame avait injecté de l’argent dans plus d’une centaine de parcelles au profit des travailleurs de son service et, malheureusement, ces parcelles se sont trouvées litigieuses. Le problème a été réglé avec l’arrivée aux affaires de Salia Diarra qui a mis les victimes dans leurs droits en les installant sur un nouveau site. Cela, sans payer un seul kopeck.

Elle salue la décision du conseil communal de les recasser et de les dédommager par des parcelles avec l’exemption de payement de frais de permis d’occuper. Comme Adam, beaucoup d’autres heureux bénéficiaires des parcelles racontent leurs déboires et se réjouissent aujourd’hui de la régularisation de leur situation. Tous félicitent le maire et saluent sa droiture et sa probité.

 Le maire Diarra blanc comme neige

C’est un opposant farouche au maire en la personne de Fousseyni Doumbia, soutenu par des adversaires politiques du maire Salia Diarra, qui a porté plainte auprès du bureau du Vérificateur général, puis au niveau de l’inspection des finances et des domaines et ensuite au niveau de la direction des impôts, pour parler d’une prétendue malversation financière. Ainsi, le bureau du Vérificateur général a dépêché une équipe de contrôle à la mairie de la commune de Baguinéda camp.

Les vérificateurs ont comptabilisé tous les permis d’occuper délivrés suite à des exonérations comme des manques à gagner pour l’Etat. Le premier chiffre annoncé par les vérificateurs était d’un milliard avant de se rendre compte que c’était dur à avaler. Ils sont ensuite revenus à 500 millions de manque à gagner que certains journaux et adversaires politiques qualifient de malversations financières de l’équipe communale. Le but est de nuire au maire et de prendre sa place à la tête de la maire.

Suite aux rapports du bureau du Vérificateur général transmis à la justice et sur insistance des opposants politiques au maire, le pôle économique et financier a convoqué et entendu le maire Salia Diarra,  son premier adjoint Jean Marie Dakouo et son secrétaire général. Le maire est arrivé devant les enquêteurs du pôle économique avec toutes les épreuves qui faisait foi. Il s’agit de la délibération du conseil municipal autorisant les exonérations, les décisions du préfet du cercle de Kati, autorisant le maire à accorder des permis d’occuper aux victimes en compensation de leurs parcelles, biens et réalisations perdus.

Au sortir de l’enquête préliminaires au pôle économique, l’équipe communale est sortie sans réserve ni condamnation car les faits qui remontent à l’arrivée de Salia Diarra à la mairie de Baguinéda camp sont transparents et conformes à la législation, même si aucune œuvre humaine n’est parfaite.

Les conclusions des enquêtes du pôle économique sont connues et Salia Diarra est sans reproche car les enquêteurs du bureau Vérificateur général, en violation de leur principe sacré de la contradiction, n’ont pas comparé les manques à gagner et les décisions du conseil communal. Ils n’ont pas demandé non plus les raisons qui ont conduit aux exonérations et parlent d’écarts entre les chiffres.

Au final, il ressort des enquêtes que Salia Diarra et son équipe n’ont pas pompé ces 500 millions des comptes de la mairie, mais simplement, ce montant est le cumul des exonérations des permis d’occuper que le maire a accordées à des victimes suite à une délibération du conseil communal.

Salia Diarra est un modèle de réussite sociale à Baguinéda car n’ayant pas fréquenté les bancs de l’école, il a réussi à être maire, à réaliser un lycée privé à Baguinéda, des maisons et biens personnels par le labeur. Il a aidé les populations pour la réalisation de plusieurs infrastructures de développement dans sa commune, toutes choses qui lui ont valu le choix massif des populations lors des élections municipales de 2013, pour le porter à la tête de la mairie de la commune de Baguinéda camp.

Aujourd’hui, les populations de Baguinéda sont satisfaites de la gestion de leur édile et le soutiennent dans ses actions de redressement et de progrès pour la commune. C’est cette confiance renouvelée qui intrigue les adversaires politiques du maire et qui sont dans tous les coups bas pour salir la réputation du maire. Toutes les accusations à l’encontre du maire ont été démontées au fil du temps et cette dernière en date, portant sur ce gros montage de 500 millions, est en train de tomber aussi à l’eau, car le maire est un légaliste.

Correspondance particulière

Source : Le Wagadu

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