Mali: frappes antiterroristes à Niono, le cessez-le-feu reste valable pour les civils

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Au Mali, l’armée malienne et la force française Barkhane annoncent avoir mené une opération conjointe dans le cercle de Niono. Une vingtaine de jihadistes auraient été tués par des frappes aériennes, lundi, dans ce cercle où un accord de cessez-le-feu avait été conclu à la mi-avril. Mais cet accord n’engage pas les forces armées, ni maliennes ni françaises. Il n’est donc pas remis en cause.

Les frappes ont eu lieu lundi, dans le secteur d’Alatona. Dans son communiqué, l’armée malienne évoque une opération conjointe avec la force française Barkhane qui confirme les frappes. Bilan affiché : 26 « terroristes » tués, un pick-up détruit, et une grande quantité d’armes et un véhicule saisis.

Cette opération d’envergure fait suite à une embuscade tendue deux jours plus tôt par les jihadistes de la katiba Macina, affiliés au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans et donc à Aqmi, contre l’armée malienne, dans la même zone. Un soldat malien avait perdu la vie.

Ces affrontements surviennent un mois et demi après un accord de cessez-le-feu conclu, dans ce même cercle de Niono, entre jihadistes de la katiba Macina et chasseurs traditionnels dozos. Cet accord a permis, après six mois d’affrontements meurtriers, de restaurer la liberté de circulation des populations civiles. Il a été conclu sous l’égide du Haut Conseil islamique, mandaté par le gouvernement malien.

Mais il faut comprendre que le gouvernement a facilité cet accord sans y prendre part. Bamako a d’ailleurs refusé de retirer ses soldats du village de Farabougou, comme le souhaitaient les jihadistes. Une manière pour les autorités de laisser populations et milices dozos s’entendre sur le terrain avec les jihadistes, qui contrôlent une grande partie de la zone, sans de leur côté, renoncer à les combattre.

L’accord de cessez-le-feu reste donc toujours en vigueur, jihadistes et chasseurs dozos sont toujours engagés à ne pas s’en prendre aux populations civiles et à laisser tous les habitants, quelle que soient leur appartenance ethnique, à circuler librement. C’est ce qu’a confirmé à RFI un cadre communautaire impliqué dans la conclusion de ce cessez-le-feu. Une cérémonie officielle de célébration de cet accord, qui doit se tenir dans la ville de Niono, est d’ailleurs en cours de préparation.

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