Mot de la semaine : Terrorisme

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C’est à l’unisson que le Peuple malien a rendu un hommage appuyé  à la vingtaine de victimes de l’attaque barbare de l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Cet attentat, commis  par  les fous de Dieu au nom l’islam, religion de paix,  pose plus que jamais la nécessité d’une union mondiale contre le terrorisme international. Les victimes civiles et militaires étaient en majorité des hôtes du Mali, morts aujourd’hui en  martyrs, aux côtés des maliens dont le seul tort aura été de se trouver sur leur lieu de travail. Qu’ont fait entre autres, Hawa Dembélé, Abdoulaye Koné et Assana Tapily, tous des travailleurs de l’hôtel et un gendarme en service commandé pour mériter une telle barbarie ? C’est donc avec le cœur endolori que le Mali reconnaissant a rendu un dernier hommage à ses victimes. Cet attentat, troisième du genre au sud du pays en termes d’ampleur, après ceux du Byblos de Sévaré et du restaurant la Terrasse de Bamako, intervient un autre vendredi, 7 jours après les sanglants attentats de Paris qui ont fait plus de 130 morts auxquels  la Nation Française a aussi rendu hommage à l’Esplanade des Invalides. Comme si Bamako ne suffisait pas, le 24 novembre, soit 4 jours après l’attaque odieuse du Radisson le terrorisme international frappait à nouveau un bus de la garde présidentielle tunisienne faisant plus de 13 morts. On se rappelle que bien avant les attentats de Paris, le crash-attentat d’un avion de ligne russe en Egypte fut aussi revendiqué par l’Etat Islamique faisant plus de 200 morts. Par ces attentats d’une violence inouïe, qui ont commencé dans des pays disposant des services de renseignement les plus modernes, tout porte à croire que ces terroristes ont finalement décidé de porter la guerre dans chacun des pays alliés dans la lutte contre Daesh et Al Qaida. Par l’ingéniosité de ces attaques, les terroristes lancent un signal fort quant à leurs capacités de nuisance à l’Occident et à ses alliés. Les morts se comptent désormais par milliers.  Le monde bouleversé et impuissant se contente de condamner ces actes ignobles contraires aux valeurs de notre civilisation humaine et de nos libertés acquises. Quelles sont aujourd’hui les pistes à explorer pour éradiquer ce fléau ? Pourquoi s’attaque-t-on seulement aux conséquences du mal et non à ses racines ? A-t-on cherché à comprendre quelles seraient les causes d’un tel engagement des jeunes dans cette spirale du terrorisme ? Qui est derrière Daesh ? Qui fabrique toutes ces armes qui détruisent tant le monde aujourd’hui ? Seul l’occident connait les réponses à ces questions. Elles sont entre autres liées à la chute des régimes de Saddam Hussein en Iraq, de Mouammar Kadhafi en Libye et probablement demain de Bachar Al Assad en Syrie. Mais tant que les Nations-Unies ne trouveront pas une solution définitive et juste à la crise du Proche-Orient entre palestiniens et israéliens, tant que le capitalisme sauvage n’aura pas revêtu un visage plus humain et tant que le pillage des ressources des pays pauvres par les pays riches se fera sur des bases déséquilibrées, notre monde n’aura pas de paix.

Youssouf Sissoko

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