Cour Constitutionnelle : Manassa Dagnoko va-t-elle démissionner ?

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Au moment où nous mettons sous presse des pourparlers et démarches très avancés étaient en cours auprès de la présidente de la Cour Constitutionnelle pour obtenir sa démission. Selon plusieurs sources concordantes, elle ne semble pas avoir résisté aux sollicitations du Cherif Ousmane Madani Haidara, président du Haut Conseil Islamique et de l’Archevêque Jean Zerbo.

En tout cas quoi qu’il en soit, la Cour agitée par une vague de démission. En effet, après le décès de Modibo Tounty Guindo le 4/6/2020, plusieurs autres juges ont démissionné de leurs fonctions. Selon nos sources, il s’agit de Mme Fatoumata Diall, Mahamadou Boire, M’Père Diarra, Zoumana Moussa Cissé, Bamassa Sissoko, Baya Berthé et de Seydou Nourou Keita ont jeté l’éponge.

Si aucune explication n’est donnée, ni d’un côté ni de l’autre, tout laisse croire que ces démissions sont les conséquences du double rassemblement du M5-RFP pour exiger la démission du Président de la République. En effet, depuis la proclamation des résultats définitifs des législatives de 2020, des manifestants appellent dans les rues de Bamako, Kati, Ségou, Koro, Mopti, Sikasso, Bougouni, Manassa Dagnoko à démissionner en rejetant au passage la nomination de députés dont ils refusent reconnaître. D’aucuns réclamaient plus, notamment la dissolution de la Cour, l’une des institutions les plus importantes de la république.

Que dit le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ? Dans son l’article 4, ledit règlement dispose que la Cour ne peut valablement délibérer que si au moins 5 de ses membres sont présents. Aujourd’hui avec un seul membre, notamment la présidente de ladite institution il y a lieu de constater son blocage et tirer les conséquences. Selon Dr Brehima Fomba « Manassa Dagnoko doit saisir sans délais leurs autorités respectives de désignation qui procèdent à leurs remplacements dans les 30 jours de la démission».

Mais le président IBK qui est appelé à apporter une réponse politique à la fronde qui l’appelle à démissionner peut, à défaut d’utiliser les prérogatives de l’article 50 de la construction, profiter de ce blocage pour faire un toilettage de la Cour, notamment en se débarrassant de Manassa Dagnoko, qui apparemment ne veut pas suivre le pas de ses collègues et conseillers.

Amidou KEITA

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