Mise en garde contre la création de la CMAS de l’Iman Dicko : La sortie partisane de la Cour constitutionnelle !

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A la veille du lancement de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Iman Mahmoud Dicko  (CMAS), la Cour constitutionnelle a pondu un communiqué. Elle y met en garde contre la création d’un mouvement politico-religieux. L’institution a raté l’occasion de se taire.

La Cour constitutionnelle est une institution de la république du Mali. Elle est juge de la constitutionnalité des lois, et garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des autres institutions et des activités du pouvoir public.

La création des partis politiques et l’attribution du récépissé relèvent de la compétence du ministère de l’Administration territoriale. Ce, conformément à la constitution et à la charte des partis politiques.

Partant de là, ce rappel devait venir plutôt du ministère de l’Administration territoriale et non de la Cour constitutionnelle. Ce faisant, la haute juridiction crée la confusion et s’arroge le rôle du ministère de l’Administration territoriale. Cette sortie à la veille du lancement d’un mouvement se réclamant d’un ancien dirigeant du Haut conseil islamique est ciblée et partisane.

Cette sortie pouvait être plus appréciée pendant les campagnes électorales, pendant lesquelles les religieux ont annoncé leur soutien aux différents candidats sans ambages.

Cette sortie pouvait être aussi utile quand tout un gouvernement, en plus du président de la République, se déplace pour le soutien et la bénédiction d’un leader religieux pour la stabilité du pouvoir. Par cette sortie, la Cour devient plus politique que neutre dans sa position d’institution de la République.

Elle a assisté impuissamment à l’installation des autorités intérimaires illégitimités, en violation flagrante de la Constitution et des lois relatives à l’accès au service public de L’Etat.

Cette sortie ratée de la Cour constitutionnelle est une menace pour la démocratie et la stabilité du pays. Nous avons tous encouragé et soutenu la montée en puissance de l’islam militant pour se hisser au sommet de L’Etat et nous devons assumer les conséquences à nos risques et périls.

Aboubacar Sidick Fomba

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3 COMMENTAIRES

  1. Vous n’avez pas de travail à faire? Occupez bous de la corruption, de la rébellion touareg, du palu et au temps d’autres. Suivez la CMAS dans la construction du pays. La CMAS est reconnue comme les autres partis politiques. Cette institution a peur que ce mouvement découvre leurs combines. La CMAS va redresser ce pays temps corrompus.

  2. Nous n’assumerons jamais la création de partis religieux, c’est intolérable. Ce monsieur de Dicko croit à tort qu’il sera président au mali. La Cour est dans son rôle. Cette association ne devrait même avoir un récépissé à fortiori se muer en parti politique.

  3. Toutes les institutions du pays sont irrégulières , y compris la Cour Constitutionnelle , qui est la Cour de la honte. Elle est aux ordres du pouvoir IBK. Elle doit avoir honte de se prononcer sur la création de l’association politico religieuse de l’imam Dicko . Cet homme de Dieu a des ambitions pour le pays et ses populations. Ne pas le soutenir serait synonyme d’apatride. Depuis l’election présidentielle 2018, la Constitution a été violee . La Cour Constitutionnelle est au cœur de cette violation à répétition . Pourquoi s’intéresse elle a la création de ce mouvement qui est la volonté populaire de tous ceux qui aspirent à la paix et à la dignité du malien?

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