Attentats à Paris : le point sur l’enquête

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Au moins 120 morts à Paris dans des attentats sans précédent
Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015.
REUTERS/Christian Hartmann

L’Etat islamique a revendiqué les attentats sans précédent qui ont frappé hier soir la France, où 128 personnes au moins ont trouvé la mort dans une série d’attaques menées par des hommes armés et munis d’explosifs. Qui sont les kamikazes qui ont frappé ? Où en est l’enquête ? Y a-t-il des commanditaires ? Réponses…

Gardes à vue, voiture retrouvée : l’enquête sur les attentats et la recherche d’éventuels complices progressait ce dimanche, une journée marquée par le recueillement et l’appel à l’unité nationale face aux attaques les plus meurtrières de l’histoire en France.

Trois équipes organisées

La coordination des attaques à savoir les explosions au Stade de France lors d’un match international, et les fusillades à Paris laissent peu de doute aux enquêteurs. Le projet a été conçu et préparé pour faire un maximum de victimes. En août dernier, un Français avait été arrêté à son retour de Syrie, où il avait séjourné quelques jours à Raqqa, fief de l’Etat islamique. Il avait évoqué des instructions pour viser une salle de concert.

Qui sont les kamikazes ?

Selon nos informations, l’un des terroristes présumés, mort au Bataclan, serait originaire de l’Essonne et âgé de 29 ans. Né à Courcouronnes, Ismaël Omar Mostefaï vivait ces dernières années à Chartres, précise Le Monde. Il aurait été formellement identifié grâce à ses empreintes digitales. Il était connu des services de renseignements pour sa radicalisation. Son casier judiciaire fait état de huit  condamnations pour des faits de “délinquance de droit commun”, mais il n’avait jamais été incarcéré.

Selon une source proche de l’enquête, Omar Ismaïl Mostefaï fréquentait assidument la mosquée de Lucé, en Eure-et-Loir.

Condamné à plusieurs reprises pour des délits de droit commun, il n’avait jamais fait de séjour en prison. Il a été identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné retrouvé au Bataclan, où se tenait un concert rock lors de l’irruption des jihadistes.

 

Six membres de son entourage familial ont été placés en garde à vue, dont son père, un de ses frères et la femme de ce dernier. Leurs domiciles, situés respectivement à Romilly-sur-Seine (Aube) et Bondoufle (Essonne), ont été perquisitionnés samedi soir.

Un passeport syrien a été également retrouvé près d’un des auteurs des attaques, au Stade de France, pour lequel des vérifications sont en cours. La “piste syrienne” est l’une des hypothèses de travail des enquêteurs qui vérifient ces éléments en lien avec des services de renseignement étrangers, notamment européens.

Les restes des corps des kamikazes qui se sont fait exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, sont analysés à l’Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d’auteurs d’infractions.

Des témoins évoquent des assaillants venus dans une voiture immatriculée en Belgique, où trois personnes ont été arrêtées par les autorités locales. Elles sont “en connexion” avec une voiture Polo  “louée en Belgique retrouvée devant le Bataclan”, a déclaré le ministre belge de la Justice. Parmi ces personnes, l’homme qui avait loué cette voiture, un Français selon le procureur François Molins.

Enquête sur l’entourage

Dans l’enquête sur les précédents attentats de Paris en janvier, un travail sur l’entourage a pu être réalisé en partie sur Amédy Coulibaly, grâce à la téléphonie et à l’ADN, ce qui a abouti à la mise en examen de sept de ses hommes de main, mais aucun n’est directement impliqué dans les attaques.

Les enquêteurs ont la conviction qu’Amédy Coulibaly, qui avait agi en coordination avec les frères Kouachi, avait reçu des instructions de l’étranger, probablement de la zone irako-syrienne contrôlée par l’Etat islamique. C’est aussi le cas pour Sid Ahmed Ghlam, arrêté en avril alors qu’il projetait d’attaquer une église à Villejuif.

Les investigations en cours

Le parquet de Paris a activé sa cellule de crise permettant de mobiliser tous ses magistrats. Tous les services spécialisés dans l’antiterrorisme sont saisis de l’enquête (SDAT, DGSI et section antiterroriste de la PJ parisienne).

L’état d’urgence, décrété par François Hollande, donne de larges pouvoirs à la police. Les investigations déboucheront à terme sur l’ouverture d’une information judiciaire confiée à des juges antiterroristes. Un appel à témoins a été lancé par la police nationale.

Les contrôles renforcés

Des mesures de sécurité supplémentaires ont également été mises en oeuvre à la frontière pour contrôler les voyageurs arrivant de France par la route, le train ou l’avion, a annoncé le gouvernement.

Pays-Bas, Italie, Finlande ont également déclaré un renforcement des contrôles aux frontières. La Russie envisage quant à elle de limiter le trafic aérien entre Moscou et Paris.

Rappel des événements

Grâce à la video-surveillance et aux témoignages, les enquêteurs tentent d’établir une chronologie précise des événements. Alors qu’une première explosion s’est produite à 21h20 aux abords du Stade de France, trois fusillades ont éclaté dans la capitale, dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements.

M6 INFO

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2 COMMENTAIRES

  1. Pour exterminer le terrorisme, il faut en finir avec le capitalisme.

    • One solution revolution
      “Pour exterminer le terrorisme, il faut en finir avec le capitalisme.”

      Pour nettoyer le Forum de ses commentaires les plus débiles, du calibre de celui-ci, il faudrait exterminer les cons! 8) 8) 8) 8)

      Mais comme vous êtes une grande (très très grande!) famille, la tache est d’envergure! 8) 8) 8) 8) 8) 8)

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