Moscou fait partir d’un port sous son contrôle un 1er navire chargé de céréales ukrainiens et se retire de l’île aux Serpents

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Un premier navire chargé de 7 000 tonnes de céréales et protégé par la marine russe a quitté le port ukrainien de Berdiansk, occupé par la Russie, ont annoncé ce jeudi 30 juin les nouvelles autorités désignées par Moscou.

«Après plusieurs mois d’arrêt, un premier navire marchand a quitté le port commercial de Berdiansk, 7.000 tonnes de céréales partent vers des pays amis», a indiqué sur Telegram le chef de l’administration prorusse de la région, Evguéni Balitski.

«La sécurité du navire cargo est assurée par les bâtiments et vedettes de la base militaire maritime de la flotte de la mer Noire de Novorossiisk», a-t-il ajouté, selon l’AFP.

Berdiansk, port de la mer d’Azov, a été conquis intact par l’armée russe dès le début de l’offensive russe, le 24 février. Il se situe dans la région de Zaporijjia, controlée en grande partie par la Russie, tout comme la région voisine de Kherson.

L’armée russe annonce son retrait de l’île aux Serpents

L’armée russe a également a annoncé ce jeudi s’être retirée de l’île aux Serpents, une position stratégique en mer Noire conquise par Moscou et qui subissait des bombardements ukrainiens ces dernières semaines.

« Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l’île aux Serpents et ont retiré leur garnison sur place », a indiqué le ministère russe de la Défense, en affirmant que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d’Ukraine.

La balle est dans le camp de la partie ukrainienne»

«Il a ainsi été démontré à la communauté mondiale que la Fédération de Russie n’empêchait pas les efforts de l’ONU pour organiser un couloir humanitaire pour exporter des produits agricoles du territoire de l’Ukraine», poursuit la Défense russe, qui espère que «cette décision ne permettra pas à Kiev de spéculer sur le sujet de la crise alimentaire imminente, invoquant l’impossibilité d’exporter des céréales en raison du contrôle total par la Russie du nord-ouest de la mer Noire».

«Maintenant, la balle est dans le camp de la partie ukrainienne, qui n’a toujours pas déminé le rivage de la mer Noire au large de ses côtes, notamment les eaux portuaires», avertit par ailleurs le ministère russe de la Défense.

Les Occidentaux disent craindre une crise alimentaire d’ampleur mondiale, l’Ukraine, exportateur de céréales de premier plan, ne parvenant pas à exporter ses récoltes depuis les ports encore sous contrôle russe.

La Russie assure pour sa part qu’elle laisserait sortir les navires ukrainiens chargés de produits alimentaires si l’armée ukrainienne démine ses voies maritimes. Kiev s’y refuse, craignant que l’armée russe ne se lance à l’attaque de la côte ukrainienne de la mer Noire, alors qu’elle a déjà perdu tout le pourtour de la mer d’Azov.

Des pourparlers, impliquant la Turquie et l’ONU, n’ont jusqu’ici pas donné de résultats. La Russie de son côté ne parvient pas non plus à exporter sa production agricole, un effet des sanctions imposées par l’Occident.

SOURCE: https://french.almanar.com.lb/

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